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Cowboys stadium Tour


Visite du Cowboys Stadium

Note : Visite réalisée en 2012. Les accords de naming n'existants pas encore, l'AT&T Stadium s'appelait encore le Cowboys Stadium.

Si je n’ai pas encore eu la chance d’assister à un match en live depuis le Cowboys Stadium, j’ai en revanche pu le visiter lors de mon passage à Arlington, TX. Rédigé sous la forme d’un témoignage, cet article vous propose un condensé de ce que j’ai pu voir et ressentir lors de cette visite. Toutes les photos de cet article sont bien évidement des photos personnelles et vous pouvez toutes les retrouver en utiliser le viewer en flash à la fin de l'article. 

Un édifice monumental


Impossible de le manquer. Le Texas, comme son voisin l’Oklahoma sont des Etats particulièrement plats. Du coup, à peine entré dans Arlington l’imposant Cowboys Stadium s’offre à votre vue émerveillée. Construit à une portée de balle du Rangers Ballpark, la demeure de l’America’s Team est un énorme dôme au toit rétractable pouvant contenir officiellement, jusqu’à 100 000 places (En fait le record est de 108 713 personnes pour le NBA All-Stars Game de 2010). Autant vous dire qu’on se sent tout petit lorsqu’on se gare au pied de l’édifice. Par comparaison, le Texas Stadium, l’ancienne demeure des Cowboys, alors située à Irving, TX n’en comportait “que” 65 595.


On passe à la caisse 

 

La première chose à faire est bien évidemment de s’acheter un billet pour la visite. Plusieurs formules disponibles dont certaines comportent un guide. Je choisi de me débrouiller tout seul et me lance dans un self-guided tour pour la modique somme de $17.50. Pas cher payé pour visiter l’antre des Cowboys. 

 

Premier contact... déjà les souvenirs ? 

C’est un peu étonnant mais la première chose que l’on vous oblige à traverser après avoir acheté votre ticket, c’est la boutique de souvenirs. Ce serait dommage de quitter le stade avant d’avoir eu l’opportunité de dépenser de l’argent en merchandising divers ! Et quand je dis divers, ça va du t-shirt ou du jersey au porte-clefs en passant par les habits d’enfants, les mugs, les services complets de cuisine ou même des tabliers de chef cuisto ! Au moins, c’est éclectique. Mais c’est aussi cher. Trop cher en fait. Étant donné que tout le Texas grouille de magasins vendant des articles liés aux sports professionnels et universitaires de l’Etat et de ses voisins, vous trouverez sans peine votre bonheur pour bien moins cher dans d’autres boutiques.


Les choses sérieuses commencent


Il est enfin l’heure de prendre l’escalier tant attendu. Pour le fan texan habitué des gamedays, rien d’extraordinaire pour l’instant, mais pour le français qui n’a jamais mis les pieds ici, c’est le début du sanctuaire. Ce premier chemin mène vers les gradins. Situés tout en haut du stade c’est avec émotion que je découvre l’énorme vue qui s’offre à moi. Plongée vertigineuse de mon regard vers la pelouse (synthètique) ... j’y suis! On le sait qu’il est énorme ce dôme, on l’a dit et répété. Mais entre le savoir et le voir, c’est une grosse différence. En plus, l’ensemble est pratiquement vide, période creuse oblige, et c’est donc un vrai sentiment d’immensité qui me submerge. Ému, je commence ma descente à travers les gradins pour finalement franchir la petite porte qui mène au terrain. Ça y est, je foule la pelouse des Cowboys !

Habitué à voir défiler des chapelets entier de fans en pèlerinage footbalistique, l’agent de sécurité me dit bonjour et, sûrement en se fiant à mon accent à tout épreuve, me demande d’où je viens. Quand je mentionne la France il est tout étonné. Ce sera d’ailleurs une constante dans tout mon périple. Au Texas, peu de touristes européens, mais encore moins ici, au Cowboys Stadium. Comme à l'accoutumée, j’ai droit à mon lot de “bienvenue” et son cortège d’explications très appréciable. Et puis vient le moment d’entrer sur le terrain. Je franchis la ligne de touche et je foule le même gazon que Tony Romo, Jason Witten, DeMarcus Ware, etc... Magique !

J’approche à pas mesurés, presque intimidé d’être là, au milieu du stade, pratiquement seul avec mon épouse. Elle finit d’ailleurs par me convaincre de m’allonger, la tête au milieu du logo NFL et de prendre une des plus belles photos de mon voyage. Mais un terrain de foot, c’est fait pour courir. Alors courons! Je me mets à remonter le terrain et à parcourir les 100 yards comme un dératé. Je finis dans la end-zone, assis près du casque étoilé, heureux. Je n’ai plus 10 ans depuis un bon moment mais c’est tout comme.

Les vestiaires


Mais continuons la visite. Les couloirs nous sont tout naturellement accessibles et c’est ainsi que je me rends maintenant dans les vestiaires des joueurs. Grande place bien vide séparée en deux salles (oui bon... fallait pas s’attendre à croiser Miles Austin c’est sûr !) mais chargée d’histoire. J’égraine visuellement les plaques mentionnant les joueurs, forcément en quête des casiers de mes favoris. Je regarde les associations qui sont faites. Qui pose et prend ses affaires à coté de qui. Je joue dans ma tête les quelques brins de conversations qui peuvent animer ses instants passés loin des journalistes et de la fureur de la foule. Je me figure les moments de célébration mais aussi les heures de désillusion après une défaite lourde de conséquences. Le vestiaire, c’est là où tout ressort. C’est là où les joueurs laissent exploser leur joie après un finish mémorable ou une victoire éclatante, mais c’est aussi ici que les Head Coachs ont souvent du recadrer des footballeurs à la dérive voyant peu à peu l’issue du match s’obscurcir. Bref, une bonne partie du coeur de l’équipe bat ici.

Deux jerseys avec protections sont posés là, à disposition pour les photos du public. Nous entreprenons de les enfiler. Le manque de dextérité se fait sentir et c’est péniblement que nous réussissons à ajuster les protections. Mais au final, agréable sensation de porter le numéro 19 et de prendre quelques clichés.

Le temps de retirer tout ça et direction le vestiaire des cheerleaders. Toujours pas de bol, c’est toujours vide ! Si le plaisir de déambuler ici est intact, j’avoue que c’est forcément moins émouvant. Encore que les scènes se déroulant ici ont un intérêt différent... mais c’est un autre sujet. Quelques clichés des casiers des Brittany et autres Sasha et direction le prochain point d'intérêt.

La salle de presse 

 

Vous avez déjà suivi les conférences d’après-match que coachs et joueurs peuvent donner ? C’est ici que ça se passe. On peut voir le mur de sponsors comme à la télé, on imagine aisément Jason Garett tantôt en joie, tantôt frustré, répondre aux questions piquantes des journalistes.


Mais ce qu’on ne voit pas à la télé, c’est tout ce qui orne les murs. De grandes photos encadrées trônent fièrement dans la salle et soulignent les grands évènements et les personnalités qui ont fait l’histoire de l’America’s Team. Je regarde avec respect le portrait de Tom Landry, j’observe avec nostalgie un cliché de Troy Aikman. Je me prends à rêver devant les photos de célébrations de Superbowls victorieux. Bref, comme partout ailleurs, on sent le poids de l’histoire de cette franchise vieille de 62 ans.

Le Miller’s Club


Dernière étape de la visite, le Miller’s Club. Baptisé ainsi d’après la célèbre bière légère (voir même très très légère) qui sponsorise le tout. Il s’agit du bar-resto-lounge dans lequel les joueurs et le staff se retrouvent avant le match. On imagine aisément les lieux, pleins à craquer, résonnant allégrement des plaisanteries et autres chahuteries d’avant-match.

Encore une fois, l’agent de sécurité sur place entame la conversation et m’explique que c’est bien directement d’ici que les joueurs partent pour entrer dans le stade. Ainsi, il assiste personnellement au défilé à chaque rencontre jouée à domicile et peut ensuite profiter de la partie. Rien que ça.

Quel honneur en tout cas pour le touriste européen fan de longue date des Boys que de remonter moi-même ce couloir et de toucher la grande étoile porte bonheur qui fait office de portail et que chaque joueur caresse avant d’entrer en piste.

Mon 40-yard dash 

 

Une fois de retour sur le terrain, impossible de partir sans refaire quelques passages sur cette pelouse que je n’étais pas près de refouler. Quoi de plus adapté alors que de me plier moi-même à l’un des exercices les plus populaires du Combine : le 40-yard dash.


Vous le savez sûrement, parmi la batterie d’épreuves sportives que les jeunes candidats à la draft subissent chaque année pour se mettre en valeur figure cette course, départ arrêté, de 40 yards. C’est un peu l’épreuve reine, à l’image du 100m en athlétisme, et le temps de chacun est scrupuleusement analysé pour en déduire les capacités d’explosion, de vitesse ou encore de réactivité des futurs draftés... ou non draftés d’ailleurs.

Pour info, au dernier Combine, Robert Griffin III c’est 4.41s et Morris Claiborne 4.50s. Personnellement j’ai fais... 7 secondes et des poussières. Ok bon, c’est pas terrible mais c’est sûrement pour ça qu’eux sont en NFL et moi pas ! 

L’heure du départ 

On se décide finalement à quitter les lieux après un bon moment passé à l’intérieur. Le chemin du retour passe à nouveau par la boutique avant de nous conduire à l’extérieur. Mon regard se promène car je cherche quelque chose de spécifique avant de partir. Quelques secondes et je la trouve enfin: la statue de Tom Landry.

Du haut de son piédestal, le coach historique des Dallas Cowboys nous contemple. C’est un peu le gardien du temple accueillant et raccompagnant les fidèles en pèlerinage. Ce héros du football texan possède même une autoroute à son nom. En effet, la portion d’Interstate 30 reliant Fort-Worth à Dallas (Arlington étant au milieu) a officiellement été nommée en 2001 la Tom Landry Highway par l’Etat du Texas.

Thomas Wade “Tom” Landry est né le 11 septembre 1924 à Mission, Texas et nous a quitté le 12 février 2000 à Dallas. En 1960, après avoir été coordinateur défensif des Giants (le coordinateur offensif de l’époque s’appelait Vince Lombardi, excusez du peu) il prend en main la franchise de football professionnel qui vient d’être créée à Dallas. Il devient ainsi le tout premier Head Coach des Cowboys et le restera pendant 29 ans. Durant sa carrière, il remportera 2 Superbowl, 5 titres NFC, 13 titres de Division. Il possède à ce jour le 3ème meilleur ratio de victoires/défaites de la NFL et son record de 20 victoires en play-offs est encore intact à ce jour. On retiendra aussi les 20 saisons gagnantes consécutives à son actif, encore un record NFL qui n’a jamais été brisé. Tom Landry, ce n’est donc pas un coach, c’est “LE” Coach. Se recueillir devant sa statue de bronze qui arbore le légendaire chapeau du maître est donc le passage obligé pour tout passionné de football quel qu’il soit. Statue qui trônait également devant le Texas Stadium avant le déménagement de l’équipe en 2009.


J’espère que cet article vous aura fait comprendre à quel point cette visite m’a marqué. J’espère aussi qu’il vous a donné l’eau à la bouche et que, maintenant encore plus qu’avant, l’envie de vous rentre au Cowboys Stadium vous taraude. Car plus qu’un bâtiment, c’est le coeur et l’âme d’une équipe qui suscite tant d’amour et tant de haine à travers le monde. Les passions se déchaînent dans le coeur des amoureux du premier sport américain et l’America’s Team ne laisse jamais personne indifférent. Son stade, lieu de tous les excès architecturaux, lui rend bien la politesse, croyez moi.


Go Cowboys !


Le 27 juillet 2012 par Maxime Bardot











11 commentaires:

  1. Merci pour le partage.

    David

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  2. sa donne l'eau à la bouche... Dis moi, tu es rester combien de temps à Dallas?

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    1. Seulement 3 jours dans les environs de Dallas / Fort Worth. C'était dans le cadre d'une semaine au Texas. Je suis allé à Austin aussi en passant par Waco. Et si j'ai été un peu déçu par la ville en elle même (j'ai largement préféré visiter Fort Worth par exemple), la visite du stade était quand même le point culminant du séjour^^

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  3. Tu avais planifier ton voyage, enfin les choses a voir et a faire?
    J'ai toujours voulu visiter Dallas, voir des rodéos, le football, louer un belle américaine et voyager dans le deep Texas... Il faut changer de NY et LA, non?
    Donc un peux déçu de Dallas et de ses environs?

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    1. Pour tout dire, ma femme adore ça planifier les voyages^^. Donc oui, on avait un peu "balisé" notre séjour histoire de ne pas se réveiller chaque matin et de perdre 1/2 journée à savoir quoi faire.
      Un peu déçu de Dallas oui, car c'est une grande ville typiquement financière où il n'y a finalement pas grand-chose à voir de fabuleux à part "ooooh c'est grand !". Cela dit, je te conseille vivement le "Sixth Floor Museum". Construit à l'étage où se trouvait Lee Harvey Osvald. Je pensais que ce serait glauque ou attrape touristes mais en fait c'est vraiment très bien fichu et ça replace surtout l'assassinat dans le contexte politique international de l'époque (il y a même un document vidéo du général De Gaulle^^). Hyper enrichissant vraiment.
      Mais mon coup de cœur c'est Fort Worth. Grande banlieue de Dallas c'est vraiment superbe. Une ville avec pleins d'espaces verts et surtout, le quartier des docks qui a été préservé pour faire "typique". Les Cowboys y mènent un troupeau de Longhorns, tout le décor est d'inspiration Far West c'est juste splendide. Et encore une fois, la ville moderne est elle aussi très chouette. C'est à Fort Worth que je suis allé voir un Rodéo, c'est aussi là que se trouve le Billy Bob's, un bar country énorme très connu ainsi qu'un gros resto BBQ nommé Coopers' que je recommande très chaudement.
      J’ai poussé plus au sud vers Austin. Ambiance totalement différente, déjà plus latino. La ville est jolie mais prend tout son sens la nuit car il y a des bars à musique partout. Sur le chemin du retour vers Dallas on a fait escale à Waco. La ville n’a rien de spéciale mais il y a d’une part le musée des Texas Rangers (pas l’équipe de baseball, les vrais Rangers^^) ainsi que le musée du Docteur Pepper, le soda inventé à Waco et que tu trouves partout dans le sud des USA. Bien plus consommé que le Coca dans cette partie du pays.
      Voilà, j’étais un peu long mais dire que j’ai aimé ce voyage serait un euphémisme… Tu as raison, il faut voir autre chose que NY et LA tellement l’hospitalité du Sud et ses populations accueillantes t’offrent une belle expérience. On était parti 15 jours car la première semaine, nous l’avons passé en Oklahoma. Encore un état méconnu remplit de beauté sauvage. J’ai adoré aussi et en prime, j’étais allé voir le Spring Game des Sooners dont je suis fan ;)

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  4. :-))
    Tu t'es déplacé comment? tu as loué une voiture? sa me plairait tellement de louer une de ces corvettes ou Dodge...
    Le prix des hôtels sont abordables?
    Merci encore pour ces précieuse information!!

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    1. Voiture loué en effet. C'est pratiquement obligatoire tant les distances à parcourir entre les points d’intérêts sont grands. Surtout dans ces états là. Pour que ce ne soit pas trop cher on a pas tapé dans la voiture de collection par contre. Mais c'était quand même une belle Toyota Camry.

      Niveau hébergement nous n'avons dormi que 2 nuits à l'Hôtel. Sur Austin. Et c'était très correct (genre 70€ la nuit il me semble). Le reste du temps nous étions chez l'habitant. Nous avons des amis en Oklahoma d'une part, et nous avons fait du Couch Surfing à côté de Dallas, à deux pas d'Arlington et de l'AT&T Stadium (encore Cowboys Stadium à l'époque).

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  5. Salut Maxime, pourquoi ne pas avoir choisi de faire ton voyage pendant la saison et aller voir un match, avec une bonne après midi en mode "tailgate" ?! ça donne tellement envie quand je vois ça !!
    Bravo pour ton blog en tout cas

    Go cowboys !!!

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    1. Salut Greg. Malheureusement, on ne fait pas toujours ce qu'on veut ! Et avril était la période où je partais le plus en vacances avec ma femme à l'époque... C'est comme ça, quelques impératifs voilà tout. Mais je ne perds pas espoir d'aller voir jouer les Cowboys chez eux !

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