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Un regard francophone sur l'America's team

Les Cowboys galvanisés par leur rivalité face aux Redskins

Cowboys 38 vs Redskins 14

Dak Prescott fortement critiqué ces deniers jours profite d'un jeu au sol rétabli pour retrouver ses sensations
Les chances de playoffs sont assez minces pour les Cowboys qui n'ont dans tous les cas pas tout résolu jeudi soir. Mais perdre ce match face aux Redskins les aurait quasiment éliminés dès cette 13ème semaine. S'ils ont joué à se faire peur en début de rencontre, ils ont pourtant su rebondir et au fil de la rencontre se sont montrés de plus en plus incisifs. Dallas n'est pas encore morte, elle bouge encore et les Redskins viennent d'en faire les frais.

Un match semblable aux trois derniers jusqu'à ce que...


Installé sur mon canapé j'ai commencé à regarder ce match avec l’œil blasé du supporter qui y voit tous les signes d'un naufrage annoncé. Si la défense a, d'entrée de jeu, tenu sa place, l'attaque avait tous les symptômes de la maladie qui ronge (rongeait ?) les Dallas Cowboys depuis plusieurs semaine.

Dak Prescott fait une entame absolument catastrophique. Une seule passe complétée en un quart-temps alors que le reste du temps, soit sa ligne le trahissait complètement, soit il lançait des ballons qu'un débutant n'aurait pas renié... Physiquement douloureuse à regarder, la performance de l'attaque était à l'image de ces dernières semaines : pathétique.

Et puis le miracle se produisit en début de second quart-temps. Je ne sais pas si c'est l'enjeu ou la rivalité, mais le niveau a clairement monté d'un cran.

Le jeu au sol sauve la mise


Première pièce du puzzle, la ligne offensive. Jusqu'ici incapable de bouger leurs vis à vis ni de protéger Dak Prescott, la ligne a de nouveau su créer du mouvement. En utilisant la rapidité (pour un lineman hein...) de Zack Martin par exemple, en le faisait décrocher régulièrement vers l'extérieur, les Cowboys ont enfin réussi à perturber la ligne défensive des Redskins. Une idée doublement bonne car elle nous a sorti des courses intérieures systématiques, qui restent pour l'instant un échec, pour mettre en place des courses entre guards et tackles ou carrément extérieures bien plus efficaces lorsque nos blocks sont correctement réalisés. Après avoir pas mal stigmatisé, à raison, l'absence d'adaptation des appels de jeux par le staff c'est un pas dans la bonne direction.

Alfred Morris, jusqu'ici très peu productif depuis la suspension de Zeke Elliott, a enfin pu faire parler la poudre. Derrière des bloqueurs bien en place il a fait parler technique et physique pour engranger 127 yards et un touchdown. De nombreuses formations à 2 ou 3 tight-end l'ont également bien aidé, même lorsqu'il partait du côté faible, car la défense été forcée de respecter cet amas de bloqueurs et risquait donc se faire prendre à contre-pieds.

Prescott retrouve ses repères


50% de passes complétées et 102 yards, ne me faites pas dire que Dak a réalisé la performance de l'année. Pourtant, l'impression que l'on a en regardant ce match semble éloignée de la réalité statistiques. La raison ? L'essentiel des passes manquées se trouvent en début de match.

A partir du second quart-temps mais surtout, après la mi-temps, la crédibilité du jeu au sol et redevenue telle que Prescott peut enfin se décharger des responsabilités qui semblent encore trop importantes pour lui. Malgré une douleur à la main, Prescott lance juste et prend les bonnes décisions.

La ligne offensive en pleine remontée lui offre une protection bien meilleure et comme Dez Bryant choisit justement ce match pour retrouver ses talents niveau AAA, les étoiles sont forcément alignées pour que la deuxième partie de rencontre soit une réussite. Ces deux là se trouvent bien mieux qu'avant et marque un touchdown comme on aime en voir avec Dez. Un mélange de vitesse, de timing au poil de c** et de passe caviar, le tout soutenu par une domination physique du #88 sur son défenseur. Du grand art.

On en veut forcément plus, on veut revoir le Dak Prescott presque magique de l'an passé, mais que ces deux quart-temps faisaient plaisir à voir ! Retrouver une attaque des Cowboys capable d'user une défense au sol puis de la perforer sur une play action ou une longue passe était parfaitement jouissif. Et si les premiers points de ce match l'on été grâce à des turn over (on y revient...) et sur des distances très courtes, l'attaque a tout de même prouvée qu'elle était encore capable de remonter tout le terrain jusqu'au touchdown.

La défense ne faiblit (presque) pas


D'entrée, grosse pression engagée sur Kirk Cousins. Le mot était clair ; Nous allons prendre des yards lorsque les blitz échoueront, mais on va faire transpirer ce QB.

David Irving et DeMarcus Lawrence ont été les premiers instruments de cette campagne d'aggression. Intenable pour leurs vis à vis, les deux linemen ont quasi systématiquement pénétré dans la poche. 4 sacks au total dont 2 uniquement pour Lawrence, le manque de pression des derniers matchs était oubliée l'espace d'une rencontre.

Alors oui, la défense s'est parfois trouée, et oui nous avons abandonnés des gros jeux, mais c'était le match idéal pour ça. J'ai aimé voir cette défense profiter de ses forces en appuyant comme des brutes sur le pass rush pour limité ses faiblesses en allégeant au maximum le travail de couverture. Comment ne pas prendre ces risques dans une rencontre où l'équipe spéciale provoque un fumble recouvert et où même Jeff Heath se retrouve avec un ricochet de passe directement dans ces bras. Tous les turn over sont bons à prendre, même ceux provoqués par un coup du sort, mais surtout, cela vient renforcer le plan de jeu défensif qui mise tout sur l’agressivité.

Au registre des satisfactions, la défense au sol a été plutôt efficace. Seulement 38 yards pour Samaje Perine en 12 tentatives dont un coup d'éclat à 15 yards. Gros boulot collectif pour arriver à cela. Notre ligne défensive n'a pas été facile à bouger, les linebackers, à l'image de l'omniprésent Anthony Hitchens, étaient souvent dans le coup et les safeties sont souvent venus mettre le bazar dans le backfield. Chapeau à Kavon Frazier qui se met en valeur dans ce domaine avec un sacré match, ainsi qu'à Jeff Heath. Sans Sean Lee, ce contrôle face à la course est d'autant plus satisfaisant.

Pour la couverture de passe c'est en revanche bien plus aléatoire. Les linebackers ont franchement du mal à faire le boulot et les safeties sont souvent trop lents lors des défenses en zone et se mélangent un peu les crayons avec les cornerbacks pour savoir qui doit foncer sur qui. Mention spéciale tout de même à Chidobe Awuzie auteur d'un match assez complet avec des tackles nets et physiques mais aussi une bien belle couverture de passe. Mais globalement, on reste sur une défense qui a intérêt à perturber le développement du jeu adverse directement dans le backfield car derrière, plus les secondes passes et plus la couverture montre ses limites.

Un regain d'espoir ?


On ne va pas non plus s'affoler après un match correct qui suit trois purges mais oui, la maison Cowboys n'a pas encore fermé les rideaux. La tête de division est évidement hors de portée mais, mathématiquement, l'un des deux spots de wild cards pourrait encore être atteignable. Bien évidement, il faudra pour cela gagner les matchs qu'ils nous restent. Le calendrier n'est pas une partie de plaisir avec les Giants et les Raiders mais surtout les Seahawks et les Eagles pour clôturer. 3 victoires sur 4 et on pourrait bien défendre quelque chose en janvier.

Reste à voir quel sera l'état de l'équipe d'ici là et si ça vaut vraiment le coup de tout faire pour aller en playoffs. On retrouvera Ezekiel Elliott face aux Seahawks qui est le prochain gros morceau. Ca tombe bien donc. Et si l'on en croit l'expérience de ce match, si Zeke revient en forme et est capable de performer, Dak Prescott pourrait réussir à tenir la baraque. On espère également que la ligne offensive saura conserver voir améliorer son niveau de jeu et nous pourrions avoir des Dallas Cowboys revitalisés pour Noël !

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