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Un regard francophone sur l'America's team

Explosion tardive

Cowboys 30 @ Giants 10

Rod Smith Dallas Cowboys
Rod Smith cherche à grimper dans la hiérarchie des RB et s'offre un match incroyable
Encore des chances de playoffs ou plus aucune chance de playoffs, tout cela reste un peu confus. Ce qui est certain en revanche c'est que pour un match chez les Giants il ne faut pas se poser de question, baisser la tête et tout faire pour revenir victorieux de la Grosse Pomme. Si les Cowboys étaient sans doute dans un état d'esprit conquérant, la mèche fut bien longue à s'allumer. Il aura fallut attendre le quatrième quart-temps pour que le feu d'artifice commence.

Précaution et conservatisme


Seigneur, que cette attaque fut frustrante à suivre pendant pratiquement 45 minutes de jeu ! Pourtant, il partait bien ce premier drive. Une belle alternance entre la course et la passe a permis à Dallas de s'approcher à une distance honnête de la end-zone. Devoir se contenter d'un simple field goal était un véritable crève-cœur.

Mais cela devait être à l'image de l'attaque jusqu'au 4ème quart-temps. Des 3-and-out, des drives bien entamés mais mal terminés bref, une production offensive frustrante. Je ne vous parle même pas des deux field goals et de l'extra point manqués par Dan Bailey tant l'impression d'être dans une réalité alternative était prégnante. La défense des Giants a elle finalement bien débuté sa rencontre mais il faut aussi souligner les fautes bien inutiles des Cowboys ainsi que des drops pourtant tout à fait attrapables (et insupportables...) commis par Dez Bryant ou Cole Beasley.

Le carnet de jeu n'a pas trop aidé à débloquer la situation. Devant l'impuissance des Cowboys à marquer, le choix a été fait de rester sur les fondamentaux. C'est frustrant c'est vrai, mais contrairement aux matchs précédents, il faut noter que la course a bien fonctionné dès le début du match. Compte tenu de notre défense qui tenait bien le coup, j'aurais tendance à penser qu'effectivement, c'était une stratégie qui se défendait. Grâce à à une bonne ligne offensive, Alfred Morris a pu user les Giants et offrir la possibilité à Dak Prescott de faire une prestation solide sans prendre de risque. Sans les drops, sa fiche aurait même été encore meilleure. A la lumière du score final, difficile de contester le fait que la situation s'est bien débloquée et a tourné en faveur de Dallas.

Mais ce conservatisme était aussi de mise en défense. Peu de blitz, des linebackers souvent bien reculés, idem pour les cornerbacks. Les premières tentatives ont souvent été de 3 ou 4 yards pour New-York. Je ne suis pas du tout un fan de ce genre de choix, mais étant donné que notre couverture de passes était peut-être la meilleure que nous ayons eu depuis le début de saison, Eli Manning n'a pas pu nous punir tant que ça. Chidobe Awuzie et Jourdan Lewis ont été très efficaces pour contenir les receveurs adverses et, même sans blitz, si l'attaque prenait trop de temps, un défenseur finissait par réussir à venir mettre la pression.

Saluons au passage le duo Sean Lee et Anthony Hitchens pour une prestation splendide. Pour son retour après blessure, Lee aligne 18 tackles et Hitchens 14. Ces deux là ont souvent détruit très tôt l'attaque des Giants et ils étaient d'autant plus à l'aise que la secondaire palliait les rares loupés.

Les exploits individuels font sauter le verrou


Je pense que 80% de l'audience était dangereusement en train de piquer du nez quand l'attaque de Dallas a commencé à se fâcher un peu. Depuis le début du match, seul Terrance Williams suivi de près par Dez Bryant et son splendide touchdown de 50 yards nous avaient un peu enthousiasmés.

Cette fois-ci, c'est le très absent (du moins en terme de réception) Jason Witten qui va surgir et planter une belle réception dans la end-zone pour sa seule et unique réalisation. Cette action va mettre le feu au poudre et l'attaque des Cowboys va enfin se lâcher.

Mais c'est par Rod Smith que la surprise arrivera. Héro du quatrième quart-temps il en sera le fer de lance de l'attaque au sol (47 yards, 1 touchdown) et terminera le match comme meilleur receveur avec 113 yards et 1 touchdown. Menace ultra complète, celui qui joue ici sa place dans le roster après le retour d'Ezekiel Elliott a clairement montré sa dangerosité.

Pendant ce temps, Dak Prescott continu son match sans faute et profite d'une attaque au sol menaçante pour distribuer ses ballons sans contrainte. 332 yards et 3 TD, c'est son record personnel. Celui qui était partie intégrante de l'inefficacité offensive de ces dernières dernières semaines s'est posé en leader contre les Giants. Mieux, ses audibles et ses lectures des défenseurs et des blitz adverses ont montré qu'il était à l'aise comme pocket passeur. Beaucoup d'adaptations des appels et peu d'échappée hors de la poche. C'est peut-être un peu tard, mais ça fait plaisir de le revoir à ce niveau.

Un match pour s'adresser aux critiques ?


Dak ne peut pas gagner sans Ezekiel Elliott ? Il réalise son meilleurs match et porte clairement l'équipe sur ses épaules. Check.

Le play calling conservateur et peu original nous tue ? Un jeu simple, basé sur le sol, peu enclin à appeler de long jeux risqués, qui génère peu de blitz défensifs et qui pousse l'adversaire à la rupture pour en profiter et le battre à l'usure ? Efficace et suffisant pour battre son adversaire de 20 points. Check.

Puisque la ligne offensive a tenu son rôle et que le jeu au sol était aussi intéressant, tout a roulé pour cette attaque des Cowboys qui nous faisait tant rager il y a encore quelques jours. Alors certes le jeu n'était pas rempli de folie, mais face à un adversaire comme les Giants (c'est à dire soyons honnête, avec un défense quand même pas dingue et une attaque en petite forme...) c'était peut-être la bonne stratégie. Sans doute même, au vue du résultat.

Il faudra probablement jouer différemment face aux Raiders ou aux Seahawks, mais en attendant, ce match avait toutes les allures d'une réponse aux différentes critiques formulées depuis quelques semaines. Les Cowboys ont voulu transformer en force la liste des faiblesses qui leurs étaient attribuées et ils l'ont fait avec un certain succès.

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