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Un regard francophone sur l'America's team

Les Cowboys affichent leurs limites

Cowboys 9 vs Eagles 37

Sans Ezekiel Elliott, Dak Prescott ne peut assumer le surplus de responsabilités offensives
Souvenez-vous des espoirs soulevés par une saison 2016 si encourageante. Tuée en playoffs de façon si décevante mais augurant une saison 2017 pleine de possibilités. Ça, c'était avant. Avant les blessures, les suspensions, le coaching rigide bref... Avant. Après cette défaite cuisante, les Cowboys sont dans une très mauvaise posture tant mathématiques que sportive. S'il y a eu quelques bonnes choses dans cette rencontre, et on va en parler, la prestation globale et assez désastreuse et est, malheureusement, à l'image de cette saison.

La défense ne peut tenir toute la rencontre


Globalement, la défense a été plutôt meilleure que prévue, même dans cette rencontre. Le pass rush des Cowboys est désormais une menace bien identifiée par nos adversaires et ils sont obligés de composer avec cela. Le problème, c'est qu'ils commencent à bien le fait. Si nous nous glorifions de notre ligne offensive (sauf que cette saison, on ne devrait pas trop...), les Eagles en ont une sacrément efficace. Mettre la pression sur Carson Wentz a été une vrai tannée. Pourtant, DeMarcus Lawrence a sorti un gros match pour contrôler les courses intérieures et a souvent cantonné Wentz dans une poche toute rabougrie. Mais pas de miracle, le pass rush n'a pas été suffisamment efficace surtout face à un QB capable de lancer dans des positions improbables. Même menacé, même frappé, Wentz arrive à envoyer des ballons propres et précis. Insupportable !

En l'absence de perturbation constante de l'attaque de Phily, les cornerback ont eu pas mal de travail. C'est là que ça a commencé à poser problème. Anthony Brown a eu quelques fulgurances mais dans l'ensemble, lui et Jourdan Lewis ont été rapidement submergés. Un cran avant, les linebackers, ont donné tout ce qu'ils pouvaient tant qu'ils le pouvaient. Anthony Hitchens, maintenant ajouté à la longue liste de blessés, n'a pas démérité. Même Jaylon Smith a sorti un performance très correcte. C'était une condition indispensable pour conserver une chance de contenir l'attaque des Eagles en l'absence tragique de Sean Lee. Sans lui, la défense est bien souvent prise au piège et peine encore plus à anticiper les jeux adverses. Enfin, contenir les courses, surtout au centre, est encore plus pénible à réaliser. Jay Ajayi, le running back titulaire des Eagles, en a profité toute la soirée.

Mais au final, en l'absence quasi totale d'efficacité en attaque, la défense n'a pu que lentement s'éroder et finalement, craquer. Comme beaucoup de matchs cette saison, la seconde mi-temps a été un long calvaire pour eux entrecoupé de trop rares respirations offensives.

Une attaque crispée et brouillonne


L'attaque, c'était sensé être le point fort des Cowboys. Un jeu au sol puissant et technique, un QB prodige derrière une ligne offensive AAA et une ribambelle de receveurs pour faire la différence. Ça, c'est la théorie.

En pratique, la ligne offensive est largement en dessous de nos attentes et la blessure de Tyron Smith est tout simplement dévastatrice. Totalement vulnérable la semaine dernière face aux Falcons, Dak Prescott profite de l'heureux remplacement de Chaz Green par Byron Bell un poil meilleur. D'autant que cette semaine, le staff a eu la présence d'esprit d'appeler des jeux où, soit le running back soit un tight end, venait aider à bloquer côté aveugle. Pourquoi pas la semaine dernière me direz-vous ? Mystère... Je l'ai vu, vous l'avez vu, mais Jason Garrett a du louper ça. La vision depuis la sideline n'est pas aussi bonne que devant la télévision vous comprenez.

Malgré tout, cette OL était loin d'être hermétique. Et comme le reste de la ligne semble soudain avoir également toutes les peines du monde à contenir les pass rush, ça nous a mis Prescott dans des situations où il devait s'échapper quasi systématiquement de la poche pour faire une passe. Alors ça donne quelques images sympa, mais ça engendre aussi beaucoup de loupés.

Notre QB a de toute façon clairement peiné dans la rencontre. Sa précision était loin de son meilleur niveau et même ses prises de décisions étaient parfois douteuses. La seconde interception par exemple est totalement de son fait, tant la passe était trop courte et lancée vers un receveur seul au milieu de 6 DB alignés pour l'occasion. Une erreur de jugement totalement inacceptable.

Il n'a cependant pas été aidé c'est vrai par des receveurs de moins en moins efficaces. Terrance Williams et Dez Bryant ont tout les deux laissé filer des ballons totalement rattrapables et, dans l'ensemble, n'ont pas fait preuve de beaucoup d'habilité dans la séparation. Même si on tient compte d'une interférence de passe non sifflée dans la end-zone par Ronald Darby, le bilan des un contre un n'est franchement pas emballant.

Hors du plan de jeu, point de salut


La base, à Dallas, c'est le jeu de course. On peut glorifier Dak, on peut dire que la NFL c'est une passing ligue, le fait est qu'à Dallas, quand ça ne court pas, on perd. Ceux qui pensaient que la ligne offensive permettrait à n'importe quel coureur vaguement doué de manger les yards derrière elle se sont légèrement plantés. Sans Ezekiel Elliott nous sommes bien obligé de constater que les Cowboys ne sont plus qu'une équipe vaguement dans la moyenne au sol. Conséquence logique, Prescott lance de plus en plus de ballon. Il s'expose à plus de problèmes et surtout, mal protégé, commet de plus en plus d'erreurs.

Pourtant, face à Philadelphie, Alfred Morris n'était pas si inefficace que ça. Nous avons eu droit à deux belles envolés mais, même en dehors de cela, il grappillait souvent 3, 4 ou 5 yards par portée. C'est vrai que c'était laborieux et que chaque série de down semblait destinée à aller au bout des 3 tentatives,  mais dans l'ensemble, pendant les trois-quarts de la rencontre, il ne m'a pas paru nécessaire de rompre le plan de jeu. Tant que la défense tenait et que le jeu au sol faisait tourner l'horloge en avançant doucement, nous étions en plein dans ce que nous nous attendions à voir.

Sauf que le staff n'était pas d'accord... Beaucoup trop de passes appelées à mon goût ont rendu le jeu des Cowboys trop prévisible. Si au début du match nous avons eu au moins le plaisir de voir de beaux jeux en options, les appels sont devenus de plus en plus conservateurs au fil de la rencontre. S'éloigner ainsi de ce qui est pourtant la source de l'efficacité offensive de Dallas dans un contexte où les choses ne sont déjà pas idéalement alignées m'a paru tristement décisif dans le naufrage de notre attaque.

Alors quand vous cumulez les suspensions, les blessures et le non respect de ce qui fait la colonne vertébrale de l'attaque des Cowboys, vous faites chuter drastiquement les perspectives de victoires. Et ne parlons même pas des chances de playoffs. Cela dit, les playoffs pour y jouer comme ça, je ne suis pas certain de vouloir voir ça.

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