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Un regard francophone sur l'America's team

Oups... they did it again

Semaine 5 : Cowboys 31 vs Packers 35

Un très bon match de Dak Prescott n'aura pas empêché les Cowboys de concéder la défaite sur le fil
Pardonnez l'anglicisme dans le titre de cet article pour le blog francophone que nous sommes, mais ça mettra un peu de légèreté dans le propos. La revanche de la revanche des Cowboys face aux Packers est encore une fois à ranger dans la catégorie de ces matchs riches en frustration. Celles d'avoir encore une fois vu Dallas nous proposer une mi-temps quasi parfaite offensivement et très solide défensivement pour ensuite s'écrouler inexorablement en seconde demie pour finir par concéder une bien triste défaite. C'est malheureusement devenu la tendance cette saison.


Une attaque revitalisée


Pour commencer sur une note positive, au premier rang des grosses satisfactions nous trouvons fort logiquement l'attaque. Chargés d'une dynamique nouvelle, les Cowboys ont contrôlé le flow de la partie pendant les 30 première minutes. La première raison est simple : le retour du jeu au sol.

116 yards au total pour Ezekiel Elliott qui a pu profiter d'une ligne offensive bien plus efficace pour ce qui est de la course. Après un match encourageant face aux Rams, Zeke semble enfin monter en pression. Plus de temps de possession pour Dallas signifiait alors moins de temps de jeu pour Aaron Rodgers et sa machine à marquer des touchdowns. C'est ce qui péchera par la suite.

Habituellement, on considère qu'un jeu au sol crédible permet d'ouvrir le jeu de passes. Pourtant, cette fois, j'ai eu la sensation que c'était pratiquement l'inverse. Dak Prescott a été absolument majestueux pendant une bonne partie de la rencontre et ce, en dépit d'une protection de passe loin d'être parfaite. Précis, avec une belle lecture du jeu, Dak a également retrouvé tout ses talents d'évasion. Le voir s'entendre à merveille avec Dez Bryant et Brice Butler était un pur régal qui, selon moi, a dû mettre les Packers dans l'embarra et a permis à Elliott de profiter d'une défense trop prompte à mordre aux feintes de passes.

En revanche, défensivement, le ver était dans le fruit dès le début du match. On remarquera tout de même que, encore une fois, les couvertures de zones sont quasi à chaque fois catastrophiques alors que le man-to-man donne un tant soit peu de challenge grâce notamment à Jourdan Lewis encore très bon dimanche. Mais d'une manière générale, c'était léger, très léger face à la passe et déjà problématique face à la course.

Mais comme le pass rush y était, on avait bien envie d'occulter tout ça. Parce que oui, pendant 30 minutes, la pression sur Rodgers était certes un peu inconstante mais très efficace lorsque ça passait. Le retour de David Irving était frappant et sa présence combinée à celle de DeMarcus Lawrence a considérablement limité les options de Rodgers. Il faudra attendre la seconde mi-temps pour qu'il commence à vraiment réussir à s'échapper et à devenir menaçant. La paire de sacks manqués en fin de match par Benson Mayowa puis par David Irving sera le symbole d'une pression indispensable qui aura malheureusement cédée.

L'adversaire s'ajuste, nous on déguste


Pourtant, les Packers reviennent des vestiaires dans un autre état d'esprit. Si notre attaque progresse toujours, cela deviens beaucoup plus difficile et, heureusement, Prescott trouvera de nombreuses fois un Jason Witten salvateur qui usera et abusera des courses dans le slant dont il raffole.

Mais c'est surtout la défense qui va montrer à quelle point les Packers ont renversé la vapeur. Déjà difficilement capable de contenir les courses adverse, elle va encore plus abandonner de terrain dans ce secteur. 160 yards en cumulés offerts à Green Bay c'est tout simplement énorme surtout pour une équipe bien plus encline à passer qu'à courir.

Rodgers, qui n'en demandait pas tant, s'est vu libéré et les gains longs se sont multipliés. C'est 221 yards à la passe (et 32 yards au sol...) que le quarterback enregistrera. La défense, totalement perdue, n'arrivait tout simplement plus à lire correctement les jeux et entre la ligne défensive dominée sur les courses et les linebackers souvent pris au piège des play actions, tout n'en était que trop facile pour les Packers.

Quand ça ne suffisait pas, les Cowboys se sont assurés de permettre à Green Bay d'avancer... 70 yards de pénalités, rien que ça. Et plus le match avançait, plus cela devenait problématique comme ce double holding dans le 4ème quart-temps par Brown et Lewis en 3ème et 10 qui redonne un first down au Packers et qui finira en touchdown au lieu d'un field goal.

Enfin, soulignons le play calling... "créatif" de l'attaque en fin de match qui appelle une passe avec 1 minute 24 à jouer en red zone. Plutôt que de continuer sur la course qui avait pourtant continué de fonctionner et qui aurait permis de manger l'horloge, Prescott lance une Pass incomplète et stoppe la montre. Certes, derrière il marque un splendide touchdown au sol qui, s'il avait conduit à la victoire aurait fini de sanctifier ce match pour lui. Mais malheureusement, derrière, Rodgers a une éternité devant lui pour crucifier une défensive secondaire en souffrance et marquer le touchdown qui exécutera les Cowboys. Ce genre de play inutilement dangereux voir, contre-productif, commencent également à se multiplier de façon dangereuse.

Un sentiment de déjà vu


Dans cet article j'ai surtout voulu appuyer sur les éléments importants plutôt que de détailler un match qui, objectivement n'est pas si mauvais que ça sur beaucoup d'aspects, mais qui nous renvoie à un sentiment que nous avons eu pendant longtemps et que nous avions presque oublié l'an dernier.

Une impression que les Cowboys ont une équipe capable de faire de belles choses. La sensation que même si notre défense est plus faible que la moyenne elle peut, si elle est correctement coachée gagner suffisamment de temps pour que la production offensive fasse basculer le ratio de pour et de contre dans le positif. Mais globalement, ce qui prédomine, c'est ce sentiment de trop peu. Cet aspect des Cowboys qui font d'eux même leur propre ennemi en enchainant les fautes et les grossières erreurs de coaching. Et ce qui est terrible avec cela, c'est que ce genre de match fait une saison. Dans les chiffres mais surtout dans la tête. Les équipes qui vont loin gagnent ces rencontres ric-rac où la gestion du temps et de l'alternance temps-forts / temps-faibles est la clef du match.

Les Cowboys gagnaient ces matchs en 2016, ils en ont déjà perdu 2 en 2017.

2 commentaires:

  1. Enorme erreur stratégique dans la gestion du chrono, vous deviez gagner, c'est un Pack qui vous le dit...

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  2. C'est certain, et ce n'est pas la première fois qu'on fait ce genre de blague. Sinon, sympa d'avoir quelqu'un qui n'est pas fan des Cowboys qui vient nous laisser un petit commentaire ;)

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