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Un regard francophone sur l'America's team

Les Cowboys laissent filer

Cowboys 30 vs Rams 35

Dak Prescott Dallas Cowboys Los Angeles Rams
Dak Prescott aura tenté se qu'il a pu pour arracher la victoire

Après une victoire difficile chez Arizona, les Cowboys revenaient à la maison pour affronter la petite équipe qui monte de la NFL : les Los Angeles Rams. L'équipe de Todd Gurley suscite beaucoup d'intérêt en ce moment et avec raison. Tout le monde savait que ça n'allait pas être une partie de plaisir et malheureusement, les Cowboys s'y sont cassé les dents. En laissant filer une rencontre que pourtant ils avaient bien en mains, nous revenons à une fiche de 2-2 qui a un goût d'acte manqué.


Un match à suivre l'esprit tranquille


Tout avait pourtant bien commencé. Alors que la semaine dernière nos avions peiné à démarrer la machine offensive, les Cowboys ont d'entrée de jeu réussi à poser les bases du playbook. Les courses de l'omniprésent Ezekiel Elliott grignotaient les yards et Dak Prescott semblait bien plus à l'aise à la fois dans sa poche, mais aussi pour s'en échapper en brisant au passage quelques tackles pour éviter d'avoir le nez dans la poussière.

On a pu voir avec plaisir une bien meilleure dynamique entre Prescott et Dez Bryant, et cela continuera pendant toute la rencontre. C'est un vrai de motif de satisfaction à retirer de ce match qui n'est en rien gâché par l'issue.

Seuls premiers éléments d'inquiétudes à ce stade de la partie, cette satanée ligne offensive qui n'arrivait pas à ouvrir de big plays à Ezekiel Elliott et qui semblait un peu tremblante dans la protection de passe. Le suite de l'histoire montera que l'OL craquera pas mal face à une pression énorme infligée par la défense des Rams, coaché par un Wade Phillips plus inspiré qu'à l'époque où il bossait pour nous.

Pourtant, on y croyait fort à la victoire. Le duo Prescott/Elliott nous rappelait presque la saison passée. Notre running back s'employait autant au sol qu'à la réception d'ailleurs, avec un touchdown arraché du bout du doigt après un move splendide pour effacer le corner qui était pourtant bien placé. Le progression au sol n'était pas aussi flamboyante que ce que nous aimerions c'est vrai, mais suffisamment crédible pour offrir à Prescott le luxe de bien varier son jeu.

Et puis la machine s'enraye


La mi-temps passe par là, la défense des Rams fait ses ajustements et... plus rien ne passe. La ligne offensive qui donnait des signes de faiblesse craque de plus en plus et Prescott a de moins en moins de temps pour jouer. Idem du côté d'Elliott qui voit de plus en plus rapidement les trous se combler.

L'acte symbolique de la descente aux enfer sera le muffed punt de Ryan Switzer qui offre aux Rams l'occasion qu'ils attendaient pour revenir et, in fine, nous dépasser. Certes, nous savons à quel point le momentum est important et on peut dire qu'il a clairement été brisé lors de ce turnover. Mais ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, c'est bien Los Angeles qui a su hausser son niveau de jeu et étouffer l'attaque des Cowboys sans que ces derniers ne sachent comment réagir.

Prescott n'a selon moi pas démérité. Il a beau déclarer dans la presse qu'il aurait du faire mieux, il a, pour moi, tenté pas mal de choses et fait vivre beaucoup de jeux bien mal engagés. Maintenant, entre les chocs qui ont dévié ses passes, la pression constante, les receveurs qui étaient bien couverts, je ne sais pas s'il aurait franchement pu être plus décisif. J'ai été le premier à le critiquer pendant 3 semaine, mais il faut avoir l'honnêteté d'esprit de dire que sur ce match, ce n'est pas lui qui a été mauvais.

Côté défensif c'était également la débandade. Si en première mi-temps Todd Gurley a été à peu près contenu, il s'est clairement fait plaisir en seconde. Les linebackers ont fini par avoir de plus en plus de mal à contourner des blocks bien en place et si Jaylon Smith a fait ce qu'il a pu, Durant et Wilson ont manqué globalement d'explosivité pour aller le chercher.

La ligne défensive que nous avons encensé ses derniers temps a bien été contrôlée par leurs vis à vis. Difficile d'aller chercher Goff, difficile de fermer la porte à Gurley. La prestation n'était pas honteuse (enfin surtout en première mi-temps) mais c'était bien trop limite pour contenir une attaque tellement bien en place.

Je trouve tout de même que nos corners n'ont pas démérité. Si Goff a pu trouver ses cibles c'est plus dû au manque de pression et donc, au temps qui passait, qu'à un défaut flagrant de couverture. Côté safeties, Heath a fait du Heath et Kavon Frazier a été assez inconstant, mais Byron Jones a fait ce qu'il pouvait et sa prestation et selon moi plutôt réussie. Dans l'ensemble, si le front-7 doit mieux jouer, notre secondaire n'a pas un look aussi mauvais que ça et ça reste encourageant.

Au final, c'est une démonstration de "comment réussir à perdre un match que vous maitrisiez totalement".  C'est difficile à digérer, compliqué à admettre, mais cette défaite et bien une combinaison des ratés de Dallas et d'un excellent jeu des Rams.

Pas encore le feu à la maison


La ligne offensive m'inquiète vraiment. Je le dis presque chaque semaine maintenant mais elle n'a pas le niveau attendu, loin de là. J'ai préféré voir Jonathan Cooper plutôt que Chaz Green au poste de guard gauche, mais c'était globalement trop faible, trop friable pour établir la domination que nous avons vu en 2016, celle dont nous avons besoin. C'est le pêché original de la déconfiture offensive.

Quant à notre défense, le retour de Sean Lee fera du bien, il a clairement manqué, mais les autres doivent se prendre en main et porter la pression au côté d'une ligne défensive qui va enregistrer le retour d'Irving cette semaine.

En sommes, la seul vrai inquiétude que j'ai concerne la ligne offensive. Si on m'avais dis ça l'été dernier je ne l'aurais pas cru.

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