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Un regard francophone sur l'America's team

Remise à flot

Cowboys 28 @ Cardinals 17

DeMarcus Lawrence Dallas Cowboys
DeMarcus Lawrence devient le principal instrument d'une ligne défensive dominante face aux Cardinals
Après l'humiliante défaite la semaine dernière face aux Denver Broncos, Dallas voyageait en Arizona à l'occasion du Monday Night Football. Pour continuer à apparaitre comme des prétendants aux playoffs, les Cowboys devaient rebondir immédiatement et montrer un visage plus agréable face à de solides Cardinals. Si la manière n'y était pas toujours, le résultat est là et les Cowboys repartent avec une précieuse victoire qui leur permet de rester dans le coup pour remporter la division et qui rassure un peu tout le monde.


Une première mi-temps lamentable


Pourtant, tout à mal commencé. Dans la même veine que la semaine dernière, la ligne offensive s'est montrée incapable de contenir les ardeurs du front-7 adverse. Le jeu de course ne pouvait dès lors pas franchement s'établir et le jeu de passe était fortement perturbé par une pression constante. Imaginez donc. Aucun first down pendant la totalité du 1er quart-temps. L'attaque était totalement muette et la défense semblait totalement dépassée dans tous les secteurs de jeux. Le retour de Scandrick n'y changeait rien et si Sean Lee tirait déjà son épingle du jeu, cela ne suffisait pas à sortir les Cowboys de l'ouragan Cardinals. Sans les nombreuses fautes commises par Arizona, la facture aurait pu être bien plus salée que le 7-0* à la mi-temps.

(* coquille de ma part lors de la rédaction de l'article, le score était de 7-7 grâce au TD à la course de Dak Prescott à 1 minute 11 de la mi-temps.)

Plus la même défense en seconde mi-temps


Mais de retour des vestiaires il semble que les Cowboys aient décidés de se retrousser les manches. La défense en premier lieu n'a plus rien à voir avec ce que nous avons vu les 30 premières minutes.

Le pass rush que nous avons tant encensé contre les Giants fait son grand retour. DeMarcus Lawrence, valeur sûr de la ligne défensive enchaine les bons jeux et prend le meilleur tantôt sur le tackle droit adverse, tantôt sur un tight-end posé là pour tenter de le freiner. Ce diable de #90 fonce systématiquement sur Carson Palmer. Ses chiffres pourtant déjà appréciables, 4 tackles et surtout 3 sacks, ne rendent même pas justice à l'importance de son jeu. Il a été la pierre angulaire d'une défense qui a tout misé sur l'agression plutôt que sur la couverture. Tout l'inverse de ce qui a été pratiqué contre Denver. Lawrence affiche déjà 7 sacks en 3 matchs.

Derrière lui, Sean Lee a continué sa bonne performance et tacklé bien plus durement et précisément que la semaine dernière. Il a pu également compter sur Jaylon Smith pour former un duo destructeur contre la course.

Enfin, dans une secondaire dépeuplée par les blessures, j'ai vraiment aimé la prestation de Jourdan Lewis que l'on a pas assez vu à mon goût jusqu'ici. Plutôt efficace en homme à homme il a surtout été capable de tackler avec une efficacité redoutable sur les gains courts et sur les courses. Son couloir a bien tenu la cadence contrairement à un Anthony Brown totalement dépassé et hors sujet qui s'est par deux fois gravement troué. Byron Jones a lui aussi bien fermé la porte notamment à des gains importants au sol et perturbé plusieurs fois les passes longues. Bien aidé par l'énorme pression du front-7 on peut dire que la secondaire s'en est donc plutôt bien sorti en seconde mi-temps y compris dans des packages, à priori défavorables dans l'état actuel de notre roster, comme les dimes à 6 DB.

Un attaque encore hésitante


Je reste en revanche plus sceptique sur l'attaque. Certes, elle aussi a su réagir, mais je l'ai trouvé globalement inconstante.

Prescott n'est toujours pas au niveau de 2016 et pour moi, il doit son succès du jour et ses stats intéressantes sans être énormes au très bon match de ses receveurs. Si Jason Witten a été bien contrôlé par la défense adverse, ce n'est pas le cas de Dez Bryant qui a fini par trouver le moyen de créer un peu de séparation. On voit qu'il est la cible numéro 1 des couvertures mais, à l'usure, il a pu créer quelques choses. A l'usure ou au physique parce que son touchdown après avoir trainé trois ou quatre défenseurs sur son dos (aidé ensuite par Travis Fredericks qui est venu pousser tout ce beau monde pour conclure) est vraiment dantesque. Mais il est surtout symptomatique d'une attaque qui s'est beaucoup reposée sur des exploits personnels plutôt que sur une performance soutenue. C'est d'ailleurs valable également pour Prescott lui même qui nous a sorti deux passes d'un autre monde vers un Brice Butler qui avait décidé de faire basculer le match. Deux coups d'éclats qui permettent de passer un cap mais qui ne s'inscrivent pas dans une performance si bonne que cela.

Ezekiel Elliott reprend également des couleurs. Après une première mi-temps difficile où ni la ligne offensive ni les tight-end ne semblaient capable de mettre en place les blocks nécessaires, il a lui aussi fini par profiter d'un haussement du niveau de jeu de la ligne pour franchir le premier rideau. Son talent a ensuite fait le reste et lui a permis de briller enfin comme il se doit. "Seulement" 80 yards mais enfin ça ressemble à quelque chose.

Dallas remporte la bataille des tranchées


Je l'ai déjà dit mais je le redis encore car cela me parait essentiel. Le football se gagne avant tout dans les duels entre lignes. En seconde mi-temps, notre ligne défensive a été archi dominante. Et quand je dis archi, on parle d'une ligne qui a cumulé l'intégralité des 6 sacks infligés par Dallas et dont deux sont survenus alors que la DL ne comportait que 3 joueurs (Merci Maliek Collins et Tyrone Crawford). C'est cela qui a permis aux Cowboys de tenir le choc même avec une couverture de passes pas toujours parfaite c'est ça qui a précipité la chute de niveau de l'attaque des Cards.

La ligne offensive était catastrophique pendant 2 quart-temps. Aucun point marqué en 30 minutes, pas de jeu au sol, des sacks, un taux de complétion de passes honteux. A partir du moment où les choses ont commencé à faire "clic", où Tyron Smith a retrouvé son niveau de jeu, où le milieu de la ligne a cessé d'être une passoire, Dak Prescott a pu commencer à développer son jeu. Il a notamment eu le temps de mettre en place des options plays où il doit lire la défense adverse dès le snap pour choisir s'il court lui même ou s'il donne la balle au sol ou dans les airs. Sans ces précieuses fractions de seconde, pas de saut de l'ange pour marquer un touchdown ou pas de sweep vers Elliott pour un gain à l'extérieur souvent décisif. Il restera néanmoins un bémol important sur ce match, les courses intérieures ont été assez difficiles voir souvent contre productives.

Pour moi, le rodage n'est pas terminé pour l'attaque. Il va falloir que cela arrive assez rapidement maintenant car la saison passe très vite. Les certitudes sur le chemin à suivre restent toutefois les mêmes : dominer la ligne défensive adverse pour établir un jeu au sol et ainsi s'ouvrir toutes les options possibles offensivement. De même, les seuls moments de performances défensives que Dallas a connu cette saison proviennent d'une pression forte et non d'une tentative de couvrir des zones bien trop larges pour nos DB. Espérons que nous allons continuer comme ça.

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