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Un regard francophone sur l'America's team

Refus de combat

Cowboys 17 @ Broncos 42

Ezekiel Elliott Dallas Cowboys Denver Broncos
Ezekiel Elliott totalement dominé par la défense des Broncos
Après une entame réussie face aux Giants, les Cowboys se sont rendus dans les hauteurs du Sports Authority Field pour y affronter les Broncos. On s'attendait à un gros test face à une défense d'élite. Si test il y a eu, on peut dire que Dallas a brillamment... échoué. C'est presque un non match qui s'est déroulé dimanche et c'est pour le moins pénible de revenir dessus.


Une attaque perdue et sans réussite


Comme les Giants en première semaine, les Broncos nous attendaient avec un plan anti-Zeke en réserve. Mais contrairement à nos rivaux new-yorkais, Denver a parfaitement géré la situation et rendu quasi inexistante la prestation de notre running back. 9 portées pour 8 yards... Moins de 1 yard en moyenne. Quand on tournait à plus de 100 yards par match en 2016, avouez que ça la fout assez mal.

La première raison à cela est que la ligne défensive des Broncos a été tout simplement épique. Elle a dominé notre ligne offensive pendant toute la rencontre. Le front-7 dans son ensemble était d'une efficacité redoutable et a totalement contenu toute forme d'attaque au sol.

Du coup, notre plan de jeu basé sur la conquête au sol a complétement volé en éclats et dès le début du match il a fallut que Dak Prescott lance bien plus de ballons que ce que l'attaque des Cowboys requière pour réussir. Sans surprise, la prestation de Prescott ne fut donc pas à la hauteur. Une grosse part de responsabilité renvient encore une fois à une OL qui n'a jamais réussi à maintenir une poche correcte et qui a été déchirée de part en part par les défenseurs. Bien sur, Von Miller a brillé et La'el Collins devait compter les secondes qui le séparait de la fin du match tant il a souffert et a été dominé, mais ce n'était pas que ça. Tyron Smith ou Chaz Green n'ont pas forcément brillé non plus de leur côté et les menaces sur Prescott arrivaient de partout et bien trop rapidement.

Mais Dak n'est pas non plus à exonérer de toute responsabilité. Comme la semaine dernière, son exécution n'a pas été sans faille. Ses prises de décisions non plus d'ailleurs. A mesure que le match avançait, que la pression sur ses épaules augmentait, on a vu ses passes être de plus en plus forcées, notamment vers Dez Bryant. Même si ce dernier a de son côté laissé tomber quelques ballons tout à fait honorables, quand il ne faisait pas tout simplement une faute stupide qui annulait un jeu durement gagné. Ce manque de dextérité de Dez commence à inquiéter car nous l'avions déjà pointé la semaine dernière. C'est tout simplement dommage que dans ce genre de match où un jeune QB doit porter son équipe vers une victoire presque miraculeuse, il ne puisse pas compter sur son receveur #1 sensé être parmi les 5 meilleurs de la ligue.

Une défense dépassée


Concernant la défense, je commencerai tout de même par souligner un play calling qui m'a énervé pendant toute la rencontre. Alors que les seuls jeux un tant soit peu efficaces l'ont été lorsque nous avons su mettre la pression sur Trevor Siemian, j'ai trouvé les formations particulièrement timides. Il va falloir m'expliquer pourquoi aussi peu de blitz d'une part, mais aussi et surtout pourquoi les corners ne pressaient pas un peu plus les receveurs. Certes, nous étions quasi sur de l'équipe B sur les cornerbacks et le man-to-man devait leur faire un peu peur, mais purée, on ne peut pas défendre tout un match en laissant 6 ou 7 yards gratuits à chaque jeu sans jamais faire un seul petit bump ! Les receveurs de Denver ont passé la rencontre a pouvoir démarrer leur routes sans avoir à faire quoi que se soit pour feinter leur vis à vis... Navrant.

D'ailleurs, en parlant de feinte, j'ai rarement vu une défense mordre autant à l'hameçon sur la totalité (ou en tout cas, c'est l'impression que j'ai eu à force...) des play actions. Oui, leur jeu au sol nous a fait du mal et nous étions forcés de le respecter, mais quel temps de réaction pour se rendre compte que la course était feintée !

Comme je le disais plus haut, nous avons vu notre secondaire décimée par les blessures. Notre cas a encore été aggravé pendant le match. Du coup, c'est vrai que notre couverture de passes, qu'elles soient longues ou courtes était une vrai passoire. Et les linebackers n'ont pas eu non plus de raison d'être fiers parce que c'était une vrai boucherie également. J'ai trouvé Sean Lee d'une inefficacité affligeante dans le domaine par exemple, pour ne citer que lui.

Pour rester sur Lee, parlons également d'un problème qui fait son grand retour : les tackles manqués. Grand ennemi des Cowboys il y a encore deux saisons, cette incapacité à stopper un adversaire lors d'un premier contact était chronique dimanche soir. Et tout le monde y a été de sa médiocrité dans le domaine, pas de jaloux.

Seul petit point de lumière dans ce marasme d'incompétence, DeMarcus Lawrence a essayé de vaincre toute une attaque à lui tout seul et a été le quasi seul à faire un bon match sur la longueur. Il fait certes une boulette très coûteuse en levant un flag pour leverage lors d'un field goal mais honnêtement, devant le naufrage global, on en est plus là.

Reprendre ses esprits


Après une première semaine euphorique, voici la démonstration froide et violente de tout de ce qu'il ne faudra plus jamais revoir sous peine de passer le reste de la saison sous le tapis.

Un match dans lequel notre jeu de course n'arrive pas à s'établir au moins un minimum sera un match où l'attaque sera en difficulté pour exister.

Un match où la ligne offensive n'impose pas le respect sera un match où Dak Prescott ne trouvera que difficilement la mire, surtout si ses receveurs ont décidé de mettre du savon sur leurs gants.

Un match où l'on loupe systématiquement les premiers tackles sera un match où notre faiblesse dans le secondaire sera exploitée jusqu'à la lie par une attaque un minimum disciplinée.

Le calendrier ne sera pas clément. Les défenses d'Arizona lundi ou de Green Bay bientôt ne seront pas une partie de plaisir. L'attaque des Falcons ou des Raiders (mon Dieu... j'écris vraiment cela ? Les Raiders ?) pourrait martyriser notre secondaire. Il va falloir resserrer les rangs, jouer plus juste et plus fort pour remettre les choses en ordre. La saison vient seulement de commencer alors on y croit !

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