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Un regard francophone sur l'America's team

La passe de deux

Week 14 : Cowboys 7 @ Giants 10

Sean Lee Dallas Cowboys
Sean Lee, le pillier de la défense des Cowboys face aux Giants

Notre si belle série de victoires vient d'être stoppée net. En s'inclinant dimanche chez les Giants, les Cowboys encaissent une défaite douloureuse face à des rivaux historiques. Si la qualification en playoffs était de toute façon acquise, le course pour une semaine de bye est toujours ouverte. Le double échec de la campagne New-Yorkaise est un rappel salvateur que les Cowboys ne sont pas invincibles.

L'attaque au point mort


En l'absence de Jason-Pierre Paul, les Giants se sont sentis obligés de prouver qu'ils étaient capables de mettre la pression sur leurs adversaires. Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est une réussite. Pris à la gorge pendant 60 minutes de jeu, Dallas n'a jamais réussi a se dépêtrer de cette défense étouffante.

Le jeu au sol a mis presque une mi-temps avant de ressembler à quelque chose. Car malgré une ligne offensive besogneuse est capable de mettre en place des blocks efficaces, Ezekiel Elliott a souvent du affronter un mur défensif compact et intransigeant. De nombreuses incursions dans le backfield offensif ont grandement gêné la mise en place des courses, en témoignent les 5.5 tackles pour pertes enregistrés par New-York. Heureusement, la vitesse d'Elliott lui a permis de faire la différence sur l'extérieur. Il a alors pu débloquer un peu la situation en deuxième mi-temps où l'essentiel des responsabilités offensives sont tombées sur ses épaules.

Dans le même ordre d'idée, Dak Prescott était méconnaissable. Hésitant voir même fébrile, le rookie a du constamment jouer sous une énorme pression. Seulement 46% de complétion pour 165 yards c'est un bilan vraiment laid. 3 fois sacké et deux fois intercepté (dont une fois sans que la faute soit sur lui), Prescott devrait probablement se souvenir longtemps de cette performance déplorable.

Il faut tout de même noter que la couverture de passe des Giants a été particulièrement étanche. Les defensive backs ont empoisonné la vie de nos receveurs tant et si bien que Dez Bryant n'a qu'une seule réception à son actif. Cole Bealsey a bien eu un sursaut d'efficacité ainsi que Terrance Williams, mais la réaction de la défense était immédiate et sans appel.

Une défense qui craque... une fois.


A l'opposé, la défense a fait littéralement tout ce qu'elle pouvait. A l'image du touchdown des Cowboys où la couverture des Giants s'est tout simplement plantée, il n'aura fallut qu'un seul gros jeu à New-York pour prendre un avantage décisif. Odell Beckham Jr. a fait parler sa vitesse face à un Brandon Carr dépassé (encore une fois...) pendant toute la rencontre, mais qui ne le serait pas face à un tel receveur. C'est cette vitesse qui aura été décisive dans le gros loupé défensif qui finira en touchdown.

Le reste du temps on peut déjà tirer notre chapeau (un Stetson bien sur...) à la ligne défensive. Ce groupe composé quasi exclusivement de remplaçants en début de saison continue de jouer de mieux en mieux. Tyrone Crawford a créé pas mal de panique dans l'attaque adverse et le surprenant Benson Mayowa a dominé son vis à vis sur le côté faible pendant quasiment tout le match s'offrant d'ailleurs un sack impressionnant et deux tackles pour pertes.

Je féliciterais bien les linebackers mais j'ai l'impression qu'il n'y en avait qu'un seul sur le terrain tant Sean Lee a sorti un match énorme. 18 tackles dont 11 en solo et 2 pour pertes. C'est simple, c'est comme si sur chaque action défensive Lee occupait la place centrale du dispositif. Honnêtement, j'exagère à peine. Lee était tout simplement époustouflant d'efficacité.

Vous aurez aussi remarqué que les Giants se sont pas mal acharnés à courir avec un succès pourtant mitigé. La logique de variété a été respectée bien sur, mais c'est aussi une conséquence d'une bonne couverture des Cowboys contre la passe. Victor Cruz était absent de l'équation et Beckham Jr. n'aura finalement eu que 4 réceptions sur 9 tentatives. Combiné à la bonne pression infligée sur Manning, on arrive à cette constatation et au fait que la défense des Cowboys a forcé ce comportement.

Rester lucides


La première leçon à retenir c'est que les Giants restent notre bête noire. 3 défaites sur les 3 dernières confrontations et des matchs qui se décident sur moins d'un touchdown depuis bien longtemps.

Il faut se rappeler également qu'il s'agit là de notre première défaite en 3 mois. Il s'agit donc de ne pas surinterpréter ce résultat. C'est une piqure de rappel, une leçon de réalisme qui soulignent que non, les Cowboys ne sont pas encore qualifiés pour le Super Bowl. On croit bien sur, mais ça n'est pas fait.

C'est une mise en garde qui oblige Dallas à rester concentrer et à retrouver ses fondamentaux qui ont fait le succès de cette saison 2016. Ne brisons pas nos rêves après une défaite, nous sommes toujours dans une position avantageuse avec notamment le seed #1 de la NFC avec deux matchs d'avance.

Ne pas se relâcher et les Cowboys continueront de nous mettre des étoiles dans les yeux en janvier.

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