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Un regard francophone sur l'America's team

Comme une odeur de playoffs

Cowboys 17 @ Vikings 15

Kyle Wilber offre la victoire aux Cowboys grâce à ce fumble forcé

Lorsque le plan de jeu est parfaitement exécuté, que toutes les pièces du puzzle se mettent en place et qu'à la fin du match, le plan s'est déroulé sans accroc, la victoire apparait comme la seule issue possible. Ce n'était pas le cas jeudi soir. Dans l'enceinte très bruyante de l'U.S. Bank Stadium, les Cowboys ont du sortir des trésors de volontés pour triompher des Vikings pourtant décidés à briser leur série de victoires historique.

Une défense étouffante


Ce qui aura marqué la rencontre, c'est la défense intraitable des Vikings. Que se soit au sol ou en l'air, les locaux n'ont laissé que très peu d'espace aux Cowboys. Prescott, derrière sa ligne pourtant de qualité, a largement subit la pression des nombreux blitz de Minnesota. En effet, malgré le temps finalement assez conséquent de stabilité de la poche, la couverture des défenseurs adverses était si performante que Prescott a souvent eu beaucoup de mal à trouver un receveur disponible. Mais cet état de fait a eu une vertu : celle de mettre une nouvelle fois en avant ses qualités de coureur. A plusieurs reprises, Dak a du prendre ses responsabilités et plonger dans la seule ouverture concédée par la défense. Il a ainsi pu gagner lui même plusieurs first down et rendre une fiche très intéressante de 37 yards à la course. Dans un match où l'attaque n'a pas énormément dominée, cet avantage s'est avéré décisif dans de nombreuses situations autrement bloquées.

Au sol, même constat. Le front-7 massif des Vikes a tenu la comparaison avec notre ligne offensive. Les courses intérieures d'Ezekiel Elliott n'ont été que peines et combats physiques. Les jeux en étirements ont en revanche eu parfois plus de succès notamment grâce à la vitesse et aux qualités techniques du running back. Mais dans l'ensemble, la mécanique de base de l'attaque des Cowboys s'est vu grandement perturbée par une difficulté à mettre en place un jeu au sol efficace.

Il en est ressorti un temps de possession de balle drastiquement en baisse. 26 minutes 43 seulement. Et ça, on le sait, c'est le grand ennemi des Cowboys. Lorsque l'attaque rend trop rapidement la balle, c'est la défense qui passe beaucoup de temps sur le terrain. Minnesota avait construit son plan de jeu de cette façon. La succession de passes courtes enchainées par Bradford était le témoin de cette volonté de faire avancer doucement le ballon pour tenir les playmakers offensifs de Dallas loin du terrain. Une stratégie qui aurait pu payer tant on sait que la couverture des Cowboys a tendance à se désagréger à mesure que le temps passe.


Une défense contenu mais pas dominée


Comme prévu, la défense a peiné, mais pas tellement au sol. Signalons que les Cowboys restent la cinquième meilleur défense en course de la ligue. Mais plutôt dans la gestion des passes intermédiaires qui ont constitué le cœur du jeux des Vikings. Bradford n'a rien tenté de fou, mais il a méthodiquement trouvé les failles laissées trop facilement ouvertes par notre défense.

En visant Brandon Carr pour commencer. Trop lent, trop facilement semé. Mais aussi en se concentrant sur la zone toujours un peu lâche chez nous, juste derrière la ligne de first down. Cette zone que les linebackers peinent tant à couvrir et dont les safety n'ont que rarement la responsabilité. Les Cowboys se concentrent souvent sur les gros gains ainsi que sur un pass rush pas toujours payant. Il en résulte une faiblesse traditionnelle dans ce secteur.

Pourtant, les linebackers ont enfin ressorti un bon match. Le meilleur depuis plusieurs semaines pour Sean Lee et Anthony Hitchens qui ont bien tenu leurs assignations et ont la responsabilité de plusieurs tackles pour pertes. Même la ligne défensive n'a pas été ridicule. La pénétration dans l'OL adverse n'a fait que s'améliorer pendant tous le match et j'ai trouvé que DeMarcus Lawrence a été d'une grande valeur pendant l'essentiel du temps. Mais Bradford a décidément de bons talents d'évasion et a souvent rendu stérile les pass rush pourtant intéressants sur ce match des Cowboys.

Renverser le cours du jeu


Dans un match si serré, où l'attaque a été particulièrement bien gérée par l'adversaire, où le score n'évoluait que très peu grâce à une défense imparfaite mais décidé à rester sérieuse du côté des Cowboys et intraitable du côté des Vikings, il fallait bouleverser l'ordre des choses pour être l'équipe qui remporterait la victoire.

On a bien cru que ce serait Minnesota qui y parviendrait. En arrachant le ballon des mains de Lucky Whitehead puis de Dak Prescott, les locaux semblaient parti pour reporter la bataille des turn over. Ils pouvaient même capitaliser sur des fautes commises par les Cowboys qui encore une fois ont effacé des gains importants ou se sont infligés des holding à des moments critiques.

Pourtant, les Cowboys n'ont jamais plié, la défense a tenu bon et c'est de l'équipe spéciale qu'est venu le salut. Un fumble provoqué par Kyle Wilber, déjà auteur d'un bon match sur les packages où il était présent, et le voici littéralement propulsé au rang de game changer lorsqu'il provoque cette perte de balle sur les 8 yards adverse. Dallas ne laissera pas passer sa chance et il ne faudra qu'une seule tentative à Dak Prescott pour trouver Dez Bryant dans la end-zone. Au passage, Bryant en profite pour marquer son 65ème touchdown en carrière égalant ainsi Michael Irving, 2ème de cette catégorie dans l'histoire de la franchise.

Répétition avant les playoffs ?


11 victoires de suite ont depuis longtemps balayés les réserves que nous avions en début de saison. Nous ne faisons plus la fine bouche et nous assumons nos espoirs de voir les Cowboys enregistrer une saison de rêve. Mais si la saison régulière devrait être le succès annoncé, qu'en sera-t-il des playoffs ? Après tout, les Cowboys peuvent bien finir avec un bilan de 15-1, si c'est pour perdre dès les divisionnels, cela n'aura pas servi à grand chose. Sur les 15 dernières années seulement 2 victoires en post saison sur les 5 saisons de présence. C'est maigre. Trop maigre.

Alors à mesure que les réalités sportives écrémeront les équipes ambitieuses, les luttes se feront de plus en plus serrés. Les qualités demeureront mais les faiblesses se feront de plus en plus criante. Un match comme celui que nous venons de vivre est sans doute plus à l'image des défis à venir qu'un blow out comme celui infligé aux Browns. Retenons alors la leçon de la saison régulière : Oui, les Cowboys peuvent dépasser leurs défauts et vaincre avec panache !

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