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Un regard francophone sur l'America's team

Un morceau d'histoire

Cowboys 27 vs Ravens 17

Dak Prescott Dallas Cowboys
Dak Prescott, largement scruté, a su porter les Cowboys pour une 9ème victoire consécutive

C'est un nouveau chapitre dans la légende de l'America's Team qui s'est écrit dimanche dans l'AT&T Stadium. Deux accomplissements qui viennent s'ajouter à la liste des faits d'armes texans. C'est en effet la première fois de son histoire (5 confrontations) que Dallas parvient à battre les Baltimore Ravens. C'était la dernière équipe de la ligue que les Cowboys n'avaient jamais supplanté. Mais c'est aussi et surtout la première fois de son histoire que Dallas enchaine 9 victoires de suite. Oui, vous pourrez dire que vous l'avez vécu. Et le plus beau, c'est que ce n'est peut-être pas terminé.

Une nouvelle habitude à perdre


Si pendant une bonne partie de la saison les Cowboys nous avaient régalés en marquant quasi systématiquement sur leur première possession, ils se sont désormais englués dans une nouvelle habitude bien plus énervante. Le ratage systématique de leur début de match.

Et contre les Ravens, c'était même très inquiétant. Un punt sur ses 4 premiers drives et c'est le spectre d'une première défaite depuis la semaine 1. En effet, la défense de Baltimore a réussi à étouffer toute possibilité d'attaque. Au sol premièrement, où l'OL n'a pas réussi à mettre en place ses blocks, débouchant sur un jeu de course famélique. Même soucis dans les situations de passes où la poche était constamment perforée par des pass rush destructeurs. Prescott devait agir sous une forte pression ce qui explique probablement en partie son manque flagrant de précision en début de match.

Dallas retombe toujours sur ses pieds


Heureusement, il aura fallu moins d'un quart temps pour que Prescott retrouve ses esprits et ses qualités de leader. La tâche n'aura pas été aisée et le score restera serré un bon moment. L'opposition défensive des Ravens a sans doute été la plus efficace que nous ayons eu à affronter cette saison. Mais dès la seconde mi-temps, l'OL s'est enfin montrée bien plus dominatrice permettant à Ezekiel Elliott de retrouver une efficacité à la course qui débloquera enfin les possibilités offensives.

Dez Bryant sera aussi de la fête pour un second match. 80 yards et 2 touchdowns pour le receveur qui a du faire parler son physique. La réception de 26 yards restera également dans les esprits. Une belle prestation aussi de la part de Cole Beasley qui offre un splendide touchdown dans un mouchoir de poche.

D'une manière générale, l'attaque a su hausser son niveau de jeu après avoir été tenue en échec. En témoigne la gestion magistrale d'une séquence parti d'un 1st and 30 qui a vu successivement courir Dak Prescott pour 12 yards, Dez Bryant recevoir pour 12 yards puis Butler conclure tout ça sur une réception impressionnante de 41 yards le long de la ligne de touche !

Des problèmes récurrents en défense


17 points alloués seulement ça n'est pas un naufrage, nous sommes d'accord. Mais dans un match qui aurait pu être plus serré au tableau d'affichage c'est suffisant pour être handicapant.

La ligne défensive, pour commencer, a encore une fois été largement dominée une bonne partie de la rencontre. Incapable de contourner les blocks, ils ont regardé passer les running backs adverses totalement impuissants. Et il faudra attendre la fin du 3ème quart-temps pour commencer à voir un peu de pression sur un Flacco assez détendu.

Ce ne sont pas les linebackers qui ont franchement aidé. Passé quelques éclairs d'efficacité, je les ai trouvé globalement longs à la détente et un peu perdus sur la couverture de passes. Et puisque j'en parle justement, c'est encore le centre arrière du terrain qui était laissé à l'abandon et qui a permis à Baltimore de débloquer la situation grâce à quelques big plays bien sentis. Car si les lignes de touches étaient plutôt bien couvertes avec, notamment, un Anthony Brown assez efficace de son côté, l'espace entre les numéros faisaient souvent office de zone démilitarisée. Si vous retirez les big plays à l'attaque des Ravens, pas certain que les 17 points soient toujours là.

Soyons heureux


On peut toutefois être satisfait de cette rencontre. Si, pour ma part, j'ai ressenti plus d'angoisse à l'idée que la défense allait offrir aux Ravens la possibilité de revenir que les semaines précédentes, il faut bien se dire que le challenge était relevé. Idem avec les errements offensifs face à ce qui était la défense #1 de la ligue en terme de yards alloués avant ce match. Au final, c'est plus de 300 yards pour Prescott et 118 yards à la course en cumulés. Notre attaque nous a donc encore prouvé qu'elle pouvait battre les meilleurs tout en gardant la ballon le plus longtemps possible. 35 minutes contre 25 ce qui, compte tenu du départ très mauvais est une réussite.

Soulignons aussi que Dan Bailey a également apporté sa pierre à la légende des Cowboys. En inscrivant son 163ème field goal il bat le record précédent de la franchise datant de 1986 détenu par Rafael Septien. Non content d'être le kicker le plus précis de l'histoire de la NFL, le voici maintenant le plus productif des Cowboys.

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