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Combat de titans

Week 9 : Cowboys 35 @ Steelers 30

Ezekiel Elliott empoisonne la défense des Steelers
Vous l'avez probablement déjà lu partout, mais impossible de ne pas commencer par cette stat. Les Cowboys n'avaient plus enchainé une 8ème victoire de suite depuis 1977, année où Dallas a remporté son second Super Bowl. Voilà voilà. Détaillons maintenant un peu ce combat acharné sur les terres des Pittsburgh Steelers qui aura sans doute toute sa place dans l'histoire des grands matchs de la franchise.

Une prestation laborieuse


Si la victoire est belle et contient même un petit quelque chose d'épique qui nous a fait vibrer, il n'en reste pas moins que, techniquement, il y a beaucoup à redire sur ce match. Et je vais commencer par ce qui fâche le plus, ce qui est le moins pardonnables : les fautes.

Que de terrain perdu et que d'occasion manquées ou rendue bien plus difficile. Jugez plutôt. 98 yards pour 10 pénalités. L'équivalent d'un terrain de football. Si je peux éventuellement comprendre un ou deux false start dans une enceinte aussi assourdissante que le Heinz Field, je bondis toujours de mon siège devant l'accumulation de holdings offensifs ou de hors jeux défensifs. Et je ne vous parle même pas de ma réaction devant un roughing the passer par Justin Durant qui a complétement perdu sa maitrise sur ce coup. Heureusement pour nous, les Steelers n'étaient pas meilleurs en la matière et certaines fautes nous ont bien servi. Mais tout de même, ce manque de discipline est inquiétant et a contribué à garder ce match serré jusqu'à la fin.

On peut aussi souligner la fragilité défensive plus importante qu'à l'accoutumée. Sur la ligne pour commencer. Si Le'veon Bell nous a fait autant de mal, c'était en grande partie à cause de notre DL qui a été archi dominée au sol. Les Linebackers n'ont ensuite pas toujours été capables de lire les courses de Bell ce qui n'a pas aidé. Il faut dire tout de même que le running back a une intelligence de jeu incroyable, une technique parfaite et une lecture des blocks qui force l'admiration.

Je mettrais également l'accent sur une faiblesse contre la passe criante quand on venait à défendre sur les tight-end ou dans le slot. Scandrick, qui finira par sortir, n'était clairement pas au mieux et Brown a souvent laissé filer son vis à vis. De plus, les Steelers ont vite compris que l'accumulation de blessés a laissé une ouverture évidente sur le côté où nous avons du aligner Leon McFadden. Il n'était pas du calibre d'un Anthonio Brown... En même temps, Brown a dominé pratiquement tout ceux qui se sont frotté à lui pendant le match.

Heureusement, pour rester sur les blessés, J.J. Wilcox a vraiment assuré du très bon boulot pour prendre le place de Barry Church. Je l'ai rarement vu aussi physique sur ses tackles. Il a rattrapé beaucoup d'erreurs du front-7 pour stopper l'hémorragie et a assuré de bonnes couvertures de passes.

Grand combat, grand match


Malgré toutes ces réserves, ne boudons pas notre plaisir. Si nos nerfs ont souffert, nos cœur n'en ont été que plus battants ! La rencontre a été serrée jusqu'à la fin car les attaques se sont rendues coups sur coups. 6 ou 7 changements de leaders, des bigs plays et un premier drive tué dans l'œuf par un fumble sur Prescott, tout était là pour rendre ce match haletant.

Prescott justement, parlons en. Il faut avouer qu'il était particulièrement décevant en début de match. Pas mal d'imprécisions, des décisions douteuses comme une passe compliquée (et manquée) sur Beasley alors que Witten était grand ouvert, bref, une redite des débuts des derniers matchs. Mais sont truc à lui semble la montée en puissance. Et à mesure que le temps passait, nous avons retrouvé le Prescott qui déchaine les fans. 319 yards et deux touchdowns pour lui et un sentiment de porter l'attaque toujours plus loin. Même en fin de match, alors que les Cowboys sont menés, on a toujours cet espoir que tout reste possible.

Et cet espoir, c'est aussi Ezekiel Elliott qui l'entretient. 114 yards au sol mais surtout 95 yards à le réception grâce notamment à une screen pass de 83 yards en début de match qui a mis Dallas sur de bon rails alors que l'efficacité offensive n'était pas au top. Un jeu splendide dans lequel il faut également souligner l'efficacité des blocks de l'OL, notamment de Travis Frederick qui a fait un long chemin vers la ligne de touche pour le faire, et des receveurs impliqués. Elliott a encore une fois porté les germes de la victoire grâce à un jeu de course, certes difficile, mais toujours aussi fondamental. 2 touchdowns au sol et un touchdown en réception pour lui.

Et même ses chiffres ne suffisent pas à traduire l'impact d'Elliott sur le match. Si Prescott a porté la dynamique de l'attaque, c'est bien Elliott qui, par cette screen pass de 83 yards ou par ce touchdown final de 32 yards a rendu cette victoire inexorable voir même frustrante pour Pittsburgh. Le clutch incarné.

Nous serons aussi content d'avoir retrouvé un Dez Bryant productif. Le joueur, pourtant en deuil de son père, a su imposer sa Loi. 116 yards et 1 touchdown pour #88. Un TD énorme d'ailleurs, après une bataille contre un défenseur qui ne voulait pas le lâcher.

Enfin, la ligne offensive a été à la fois énorme et à la fois décevante. Excellente au sol face à un front-7 très compact et efficace, elle n'a pas réussi à protéger Dak Prescott autant qu'on l'aurait voulu. Peu de temps dans la poche pour le QB qui a même été sacké deux fois alors que nous sommes encore la troisième équipe allouant le moins de sacks de la ligue.

Tous les espoirs sont permis


Après 9 matchs les Cowboys occupent la première place de la NFC. En évitant les pièges des matchs faciles et en remportant les oppositions serrées comme celles des Steelers ou des Eagles, Dallas affiche une fiabilité que même 2014 ne lui offrait pas. Elle nous donne cette confiance, cette Foi en la possibilité qu'aucune équipe n'est absolument imbattable cette saison.

La route pour le Super Bowl est longue. Celle pour le remporter encore plus. Mais cette belle équipe, même imparfaite, nous donne vraiment l'impression que nos rêves de jouer en février sont légitimes. Et rien que ça, c'est déjà énorme.

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