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Un regard francophone sur l'America's team

Au courage malgré les erreurs

Cowboys 29 vs Eagles 23

Dak Prescott Ezekiel Elliott Dallas Cowboys
Pas un grand match pour Prescott mais un finish dantesque

Il y a des matchs importants et il y a des matchs décisifs. Cette victoire face aux Eagles fait parti de la seconde catégorie. Pas seulement parce qu'elle donne deux victoires d'avance aux Cowboys dans la NFC Est, mais surtout parce que beaucoup, beaucoup de choses sont allés de travers et que malgré les erreurs et les mauvais choix, la volonté et la capacité à se dépasser ont fini par offrir une victoire marquante aux Cowboys. Battre Philadelphie dans ces conditions ça marque aussi bien les chiffres que les esprits.

Non, Dak Prescott n'est pas parfait


Le principal enseignement offensif de cette rencontre sera notre capacité à remporter un matchs serré même lorsque Dak Prescott réalise ce qui est actuellement sa pire prestation de sa jeune carrière. Moins de 50% de passes complétées cela fait déjà tâche. Mais c'est surtout sa lucidité qui a été mise à mal.

Soyons honnête, la ligne offensive n'a pas été au niveau dans ce match. Ou au tout cas, elle a alterné le très bon comme le très mauvais. Et lorsqu'en face vous avez un front-7 aussi énorme et avec une tel leenvie de casser du QB, ça vous donne une qualité de protection de passe toute mitigée. Cette performance en dents de scie a eu pour effet de mettre énormément de pression sur Prescott. Disposant de peu de temps pour jouer, le rookie a souvent pris des décisions largement contestables. Son interception sur Butler est par exemple totalement incompréhensible. Entre le linebacker qui manifestement coupait la trajectoire, le cornerback qui suivait Butler à la trace et un troisième joueur qui trainait par là, le receveur n'avait tout simplement aucune chance d'attraper ce ballon. Ce choix déplorable a terminé logiquement dans les bras de Jordan Hicks et n'est que le premier d'une série de décisions dangereuses prises par Prescott qui aurait pu ajouter deux ou trois INT à sa fiche.

Pourtant, le QB n'est pas étranger à la remontée spectaculaire des Cowboys qui avaient encaissé 20 points sans aucune réaction. C'est tout le paradoxe de ce match. Malgré les erreurs, malgré les mauvais choix, il a su également prendre ses responsabilités et réaliser un drive final splendide mais aussi pas mal de pépites comme cette passe de 53 yards sur le revenant de la partie, Dez Bryant.

Mais l'attaque réussit à se dépasser


Bryant réussit d'ailleurs globalement sont retour même si on aurait aimé le voir plus présent. 4 réceptions pour 113 yards et un touchdown on ne va pas faire les difficiles. D'autant qu'il était très surveillé et que Prescott a un peu trop abusé du "lance en l'air et laisse Dez faire le play".

Les receveurs, dans l'ensemble, ont fait le taf. C'est rassurant de voir que même avec un Prescott moyen il arrive à multiplier les cibles et à réussir les drives décisifs.

Mais c'est aussi et surtout grâce au jeu au sol que les Cowboys sont restés dans le match. Le talent d'Elliott a encore salement fait parler la poudre. Même avec deux, trois joueurs sur le dos, Zeke arrivait comme toujours à gagner une poignée de yards supplémentaires. Et quand la ligne offensive était dans une bonne phase le running back découpait purement et simplement la défense des Eagles. Alors sur le papier, ça ne fait que 96 yards, mais en pratique, face à un front-7 aussi efficace que ce que nous attendions, ça a largement contribué à garder vivant les espoirs de Dallas.

Une défense héroïque


Pendant que l'attaque devait survivre à ses crises d'asthme, c'est la défense qui a du faire face et tenir. Encore une fois elle a été d'une solidité qui force le respect même lors des périodes de découragements.

Le sol fut tout de même le plus difficile. Le ligne offensive de Philly bougeait avec beaucoup de facilité notre DL et Darren Sproles nous a fait très mal. Le manque de pression en début de match a également laissé Carson Wentz dans son fauteuil près à distribuer les mauvais points.

Les choses se sont arrangées en fin de 2ème QT et notre front-7 a commencé à trouver les solutions pour perturber de plus en plus efficacement le jeu de Wentz. Element clé : Sean Lee. Le linebacker était partout sur le terrain dans toutes les situations de jeu. Que se soit en passe ou au sol où il a su plusieurs fois s'infiltrer et tackler Sproles pour pertes. 11 tackles pour le capitaine défensif et un sack manqué de peu mais dont il a toute la parenté. C'était le play maker défensif de cette rencontre.

Mais pour tenir il a fallut également serrer les boulons à la passe. Et encore une fois, les cornerbacks ont été hyper efficaces en homme à homme. Claiborne mais aussi Scandrick se sont beaucoup illustrés. Et si Carr a réalisé un match toujours aussi moyen, il est néanmoins l'auteur de deux tackles importants en fin de match qui ont maintenu l'attaque des Eagles en respect et ont permis aux Cowboys de retrouver une possession offensive.

Honnêtement, j'ai transpiré pas mal pendant ce match. Le fantôme de l'an passé a pointé le bout de son nez avec une défense qui devait rattraper les trop nombreuses erreurs de l'attaque. Mais la grosse différence et que cette saison, elle a su réagir. Dak Prescott a su rebondir, Elliott a fait la différence, les receveurs ont trouvé les bonnes routes et les Cowboys ont arraché une victoire qui laissera des traces.

Et comme si ça ne suffisait pas, vous trouverez le supplément de magie en la personne de Chris Jones. Sans crier gare, après une possession offensive médiocre, le punter feinte son coup de pied et s'élance le long de la ligne de touche. 30 yards de course et une attaque survoltée qui revient sur le terrain. N'ayant pas réalisé ce genre d'action depuis le lycée Chris Jones avoue avoir du réagir vite lorsque le signal est venu du banc de prendre sa chance. Comme quoi, Punters are players too !

Le retour des fautes


L'attaque n'a pas été parfaite, on l'a dit. Mais l'autre facteur qui aurait pu transformer ce match en amer défaite c'est l'accumulation de fautes des Cowboys comme à la grande époque. Que penser par exemple de cette pénalité pour douze joueurs sur le terrain lors d'un punt qui remet les Eagles en route et fini par un field goal ? Inexcusable. Ou ce Holding de Byron Jones qui maintient le drive en vie et se conclut par un touchdown. 7 points de plus offert sur un plateau.

Et ce ne sont que les pénalités défensives mais il y aussi l'attaque et la multiplication des pénalités qui ont handicapé une progression déjà difficile. Voir même, failli tuer le match comme ce holding de Travis Frederick en fin de 4ème QT et qui annule une énorme course de 65 yards d'Elliott.

Si le score n'avait pas été aussi serré, nous aurions payé cash ce erreurs stupides. Perdre un match sur des pénalités n'est jamais agréable et les Cowboys ont prouvé par le passé qu'ils en étaient capables. Ce genre de prestation est d'autant plus frustrante que ce n'est pas la norme cette saison. J'espère que le staff saura sévir.

Une victoire au courage


Au final, cela reste encore une fois très encourageant de gagner un rencontre aussi bancale. Beaucoup d'imperfection dans l'attaque mais une défense rigoureuse ont permis de rester dans le rythme. Dak Prescott s'affirme à nouveau comme digne de nos espoirs et réussi à dépasser ses performances très moyennes pour offrir un drive gagnant.

Saluons également un play calling courageux de la part du staff. Que ce soit ce 4ème et 1 dans la prolongation ou le fake punt. Mais aussi un sweep toujours efficace ou encore cette tentative de passe par Cole Beasley qui a bien faillit réussir. On sent que le staff a confiance en ses joueurs et n'hésite pas à prendre des risques. Forcément, on est ravis parce que c'est payant je ne sais pas si on dirait la même choses en cas d'échec. Mais tout de même, je trouve que les appels sont intelligents et savent manier conservatisme et surprise avec talent.

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