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Affiche inoxydable

Week 10 : Dallas Cowboys (7-1) @ Steelers (4-4) 


Voici que les Cowboys entament la deuxième moitié de leur saison ce soir. La première fut remarquable et au delà de toute espérance. Un seule défaite survenue lors du premier match, puis ce fut une déferlante de victoires qui se mut à partir de performances individuelles remarquables, notamment des deux rookies de l'attaque. Même la défense participa amplement à cette vague de succès qui fracassa chacun de ses adversaires. C'est donc en terrain hostile de Pittsburgh que l'onde de choc estampillée Cowboys arrive ce soir, attendue de pied-ferme par Mike Tomlin et les siens.



Les Cowboys en favoris 


C'est certainement la première fois depuis l'histoire de la rivalité que les Cowboys se présentent au Heinz field avec le statut de favoris. Mais au vue de la première partie de la saison c'est bien le cas.
Si on compare les deux équipes en attaque les Cowboys dominent tous les secteurs de jeu, excepté celui des nombres de yards à la passe. Forcément Dallas a souvent menée au score et jouer beaucoup la course en fin de match.

Fait encore plus surprenant, la défense de Dallas domine son adversaire dans tous les domaines notamment ceux des yards encaissés par match (333 contre 375) et le nombre de points concédés (17,5 contre 21,4). Un seul aspect du jeu défensif tourne à l'avantage des Steelers, et pas n'importe lequel, celui des 3ème downs convertis concédés. Pittsburgh affiche une belle moyenne de seulement 36,4%, alors que les Cowboys sont à 41,1%. Mais tout de même, que Dallas soit devant Pittsburgh dans tous les secteurs défensifs sauf un ? c'est dingue.

Mais c'est vrai que cette défense n'est plus aussi mordante et déterminante que lorsque Dick LeBeau était aux manettes. Fait notable elle n'a toujours pas inscrit un seul touchdown défensif cette saison. C'est pas l'habitude qu'on se fait d'une défense "d'acier" ! Alors les Cowboys n'ont pas spécialement de craintes à avoir ou du moins de quoi modifier leur plan de jeu habituel. Il doivent continuer avec ce qui a fonctionné, mais ils sont prévenus : convertir les premiers down sera peut-être plus difficile et donc déterminant pour l'issue du match. Et si c'était les jambes de Prescott qui nous sauvaient la mise sur deux ou trois 3ème downs ? En tout cas pénalités offensives interdites, plus que jamais!

Même favoris un déplacement dans le pays de la sidérurgie n'est jamais évident, les Steelers cette saison n'ont perdu qu'une fois en quatre matchs à domicile. légèrement trempés, mais pas rouillés donc.

Des matchs dans le match 


Ce qui est réjouissant dans ce match, c'est le nombre de joueurs talentueux sur le terrain. Même si Romo n'est pas de la partie, ce qu'on déplore pour la dramaturgie, il reste évidemment Big Ben mais également LeVon Bell et Antonio Brown côté Steelers. Qui sont à comparer à Elliott et Bryant côté Cowboys. Bref, le talent offensif est partout alors que demandez de plus. On surveillera la performance de chacun car s'il y en a un en dessous des autres cela pourrait bien influer sur le résultat final. Les grands classiques se finissent souvent par un exploit individuel d'un joueur hors norme.

Mais au delà de ces jolis duels à distance, on aura également un oeil sur les affrontements directs. Notamment le match entre Scandrick et Antonio Brown le receveur star de Pittsburgh. celui-ci a été ciblé plus de 10 fois dans 6 des 8 matchs. Le résultats est 677 yards, 12,3 yards par réception et 6 touchdowns. Roethlisberger va continuer à chercher son receveur favoris qui sera gardé par Scandrick. Comme Dallas défend principalement en un-contre-un celui-ci devra le maintenir à porté de main. On va donc voir si Scandrick est gêné par sa cuisse au niveau de la vitesse, mais que ce soit dans le slot ou sur les ailes on peut s'attendre à ce que Brown se place devant Scandrick.

Enfin si les Cowboys veulent mettre la pression sur Big Ben en venant des côtés, ce qu'ils ont eu beaucoup de mal à faire jusqu'à présent cela pourrait venir face au Tackle Villanueva. Ce dernier présente quelques difficultés à contenir le pass-rush adverse et cela pourrait permettre à Demarcus Lawrence par exemple à enfin mettre un peu de pression sur les bords.

Victoire défensive 


Et si finalement ce n'était pas la meilleure de ces deux bonnes attaques qui gagnait le match mais tout simplement la meilleure défense ? On peut s'attendre à ce que les deux équipes arrivent à dérouler de bons drives offensifs au moins à certains moments du match, ce qui en fera certainement un duel serré. Mais l'équipe qui sera capable de tenir le plus longtemps où lors du moment le plus précieux sera peut-être celle qui l'emportera. Finalement n'y a t-il pas plus d'écart entre les performances des deux défenses que celles des deux attaques ?

Aujourd'hui Dallas est très solide défensivement. Elle n'a concédé que 4 courses de plus de 20 yards et aucun touchdown dans celles-ci. Mais à la passe c'est tout aussi bien avec seulement 21 passes de plus de 20 yards concédées et un seul touchdown. Ces chiffres les placent en quatrième position dans la catégorie "gros gains" concédés avec 25 au total. Quand on sait que Pittsburgh est une attaque de "Big Plays", c'est plutôt rassurant. Alors ces chiffres reflètent-ils un équilibre fragile qui tient à la merci d'une attaque dominante permettant aux défenseurs d'être le plus frais possible ? Ou s'agit-il en fait d'un socle tout à fait consolidé. Il reste huit match pour le prouver qui passent le filtre d'un nouveau test à Pittsburgh.

Nul doute que si la défense venait à flancher légèrement l'expérience de Roethlisberger saurait faire la différence. En tout cas on à hâte. C'est une superbe affiche mettant en scène des joueurs talentueux dans un environnement toujours bruyant et passionné. Des matchs qui constituent un privilège pour les acteurs, et aussi un peu pour les spectateurs. D'autant plus que le succès sur lequel surfe Dallas mobilisera sans aucun doute toute la nation Steelers, et les joueurs en tête auront à coeur de stopper le raz de marée dans l'hostilité d'une Pennsylvanie austère. Qu'on se le dise.

Coup d'envoi : 22h25 (heure française) 

Absents probables : QB Tony Romo, CB Morris Claiborne, RB Darius Jackson, S Barry Church, LB Mark Nzeocha, OT Chaz Green, DE Benson Mayowa.





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