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Les Cowboys retournent Lambeau Field

Cowboys 30 @ Packers 16

Ezekiel Elliott Dallas Cowboys
La meilleure défense au sol n'aura pas suffit à retenir Zeke Elliott
Un gros défi attendait les Cowboys qui se déplaçaient dans l'impressionnant Lambeau Field. Dans leur antre d'une tradition footballistique antérieure à la création de la NFL, les Packers attendaient de pied ferme Dallas et sa conquête au sol qui fait tant couler d'encre. 60 minutes plus tard, les Cowboys ont conquis la place, retournés le public contre son équipe et repartent avec un succès tant sur le fond que sur la forme.

Dominer la meilleur défense au sol de la ligue


Le point qui était systématiquement mis en lumière en faveur des Packers était leur statut de meilleur défense au sol de la NFL. Seulement 43 yards alloués en moyenne par match. Ezekiel Elliott aura fini la rencontre avec 157 yards pour 5.6 yards de moyenne par portée. Voilà voilà.

C'est notamment la ligne offensive qui a fait preuve d'une efficace monstrueuse au sol qui a permis ce bon résultat. Certes Elliott nous a régalé de son talent, de sa lecture et de quelques beaux petits moves bien sentis, mais c'est surtout l'efficacité collective des 5 gaillards de devant qui a été impressionnante. Chapeau aussi à Butler et Williams qui sont également d'excellents blockeurs.

Profiter d'une défense aérienne diminuée


La défense secondaire des Packers est minée par les blessures. Il fallait donc que Dak Prescott en profite et convertisse les efforts fait par la course. 247 yards et 3 touchdowns, sur le papier c'est largement suffisent. Toutefois, je ferais un peu mon difficile cette semaine car je l'ai trouvé tout de même moins à l'aise que les semaines précédentes.

Évacuons tout de suite l'interception. Car oui, Prescott a "enfin" lancé sa première interception en carrière. Il a tout de même pris le temps de battre le record de Tom Brady avant d'envoyer un ballon absolument horrible qui a fini fort logiquement dans les bras de Morgan Burnett. Mais c'est plus au niveau de l'exécution du reste du match que je l'ai trouvé moins constant. Il a lancé plus de passes mal ajustées dans ce match seul que dans les trois derniers. La faute en partie à une poche pas forcément très stable qui l'a soumis à pas mal de pression adverse. Mais tout de même, on l'a vu lancer mieux que ça sous la pression.

Après, ça n'enlève rien au fait qu'il a également trouvé ses receveurs pendant 66% du temps et qu'il nous a gratifié de quelques morceaux de choix comme cette passe de 42 yards le long de la touche sur Terrance Williams. Williams qui a d'ailleurs sorti un match exceptionnel et qui démontre encore une fois sa capacité à attraper des ballons dans des positions improbables. On saluera également Cole Beasley qui inscrit 2 touchdowns dont un qui nous a fait quelques frayeurs et nous a rappelé les mauvais souvenirs d'il y a deux ans en playoffs contre ces même Packers. Mais cette fois, la réception est très justement validée et donne lieu à un touchdown.

Le match référence de la défense ?


Tenir inviolée la end-zone pendant plus de trois quart-temps à Lambeau Field relève presque de l'exploit. C'est pourtant ce que nous avons réussi à faire. En nous appuyant notamment sur une couverture de passe qu'il va falloir répéter chaque semaine nous avons grandement perturbé l'attaque aérienne des Packers. Les cornerbacks, même après la sortie de Claiborne pour blessure ont réalisé un excellent match. Morris Claiborne était parti pour faire une très bonne performance, Anthony Brown a brillamment repris le flambeau et se retrouve même à se classer deuxième meilleur tackleur des Cowboys sur ce match. C'est beaucoup de passes coupées et de lignes de courses perturbées efficacement et c'est ce qui explique le temps que prenait Rodgers pour développer son jeu, incapable de trouver facilement des cibles démarquées. Il a également été contraint de lancer beaucoup de passes dans son propre backfield ou juste sur la ligne de scrimmage ce qui a considérablement facilité le travail de la défense.

Mais justement, ce qui reste un échec c'est le peu de pression mis par la front-7 alors même que Rodgers prenait un temps fou à lancer son ballon. C'est essentiellement pour cette raison que nous abandonnons encore quelques gains importants à la passe car même les meilleurs DB du monde ne peuvent pas marquer un receveur pendant plus de 7 ou 8 secondes.

En revanche, et malgré quelques échappées, j'ai trouvé le contrôle du jeu au sol plutôt bon. Eddy Lacy a un profil très physique, il se concentre beaucoup sur les courses intérieures. Mais cette prédictibilité ne le rend pas pour autant plus facile à arrêter. Notre ligne défensive s'en ait bien tirée d'autant qu'elle a eu le soutien d'un Sean Lee auteur d'un match tout simplement formidable. 12 tackles au total pour le patron de la défense qui a été incontournable dans les jeux courts qu'ils soient au sol ou à la passe. Pas de tackle pour pertes à proprement parler mais une bonne capacité à perturber les jeux dès leur démarrage.

Une semaine de repos


C'est sur une série de 5 victoires que les Cowboys vont prendre du repos. Si les organismes gagneront un peu de répit avec une semaine sans match, la presse risque elle de ne pas chômer sur la question incontournable du retour de Tony Romo.

Quoi qu'il arrive, il semble déjà improbable qu'il revienne immédiatement le 30 octobre face aux Eagles. La date la plus proche annoncée serait la semaine suivante, le 6 novembre contre Cleveland.

Romo c'est le taulier, le patron. C'est un coach lorsqu'il n'est pas sur le terrain, c'est un leader et un stratège derrière le centre. Officiellement, le retour de Romo n'a jamais été remis en question. Officieusement, la question dérange toujours et c'est à chaque fois de petites pirouettes de langage qui permettent à Jason Garrett ou Jerry Jones d'éluder la question.

Romo, c'est 4 opérations du dos à 36 ans mais c'est aussi la masse de talent qu'on lui connait. N'oublions pas non plus la saison 2014 qui l'a vu affoler les compteurs et qui était justement une saison où le jeu au sol, grâce à DeMarco Murray, était inarrêtable. Avec Zeke à ses côtés et une défense plus efficace qu'en 2014, qui sait ce que cela pourrait donner.

Dak Prescott est incontestablement l'avenir de la franchise. Une pépite trouvée au 4ème tour de draft qui semble déjà pleine de promesses. Mais Romo c'est aussi le choix de l'expérience. Personnellement, j'ai du mal à imaginer que Tony ne rejoue pas et finisse sa carrière aussi bêtement que sur une blessure dans un match de pré-saison. Aujourd'hui, on peut penser que le staff aura bien du mal à lui refuser le droit de finir cette saison s'il est capable de jouer efficacement. D'un autre côté, nous avons 5 victoires pour Prescott, avec la manière, et une alchimie qui passe avec l'ensemble de l'équipe. Lui retirer les commandes est également difficile à justifier même s'il se montre naturellement très compréhensible sur le sujet.

Pour moi, l'idéal serait d'avoir la possibilité de "tester" le retour de Romo. C'est à dire que si j'étais eux, je laisserais Prescott mener la barque le plus longtemps possible, rien ne presse, et, en fin de saison régulière, si la réussite se poursuit, je commencerais par faire jouer 1 ou 2 quart-temps à Romo pour qu'il revienne dans le rythme et surtout, afin d'évaluer son niveau réel en match. Il serait alors temps de prendre une décision définitive. Mais pour cela, il va falloir continuer de gagner nos matchs, surtout face aux rivaux de division afin de limiter au maximum l'enjeu des deux ou trois dernières rencontres.

Dans le cas d'un retour de fortune après la Bye, les évènements choisiront peut-être d'eux mêmes.

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