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Un regard francophone sur l'America's team

Festival offensif à l'AT&T Stadium

Week 5 : Cowboys 28 vs Bengals 14

Jason Witten Dallas Cowboys
Jason Witten ne se laisse pas tackler aussi facilement
En enchainant une quatrième victoire de suite les Cowboys s'imposent aujourd'hui comme de solides prétendants au titre NFC Est. Mais mine de rien, enchainer une seconde victoire à domicile est un évènement tout aussi important, si ce n'est plus, pour Dallas. En comptant la première semaine face aux Giants, les Cowboys restaient sur une série de 8 défaites dans l'enceinte de l'AT&T Stadium. Briser cette mauvaise habitude en battant 24 à 18 une équipe des Bengals réputée solide, c'est peut-être ça la vrai victoire de la soirée.

L'attaque nous régale


Le moins que l'on puisse dire c'est que l'attaque nous a régalé dans cette rencontre. Grâce à une ligne offensive ultra dominante, en particulier le center Travis Frederick et le guard Zack Martin, notre duo de rookie a fait défiler les yards sans que la défense des Bengals ne puissent y faire grand chose pendant un long, très long moment.

134 yards pour Ezekiel Elliott et 2 touchdowns dont un marqué dès le premier drive. Un drive qu'il a largement dominé en engrangeant 42 yards. Parfois tout en puissance pour emporter un ou deux défenseurs avec lui, mais faisant preuve également d'une belle intelligence de jeu, Elliott a montré encore une fois à quel point les Cowboys ont eu raison de miser sur lui aussi haut dans la draft.

De son côté, Prescott continue d'impressionner et d'alimenter les discussions sur la pertinence d'un retour de Romo. 227 yards lancés et 1 touchdown et surtout, toujours aucune interception (mais un fumble). Prescott nous a encore régalé de ses échappées ou de son nouveau touchdown à la course. Il a aussi brillé par ses prises de décisions sous la pression, que ce soit pour trouver une cible secondaire ou pour se débarrasser du ballon sans risquer une interception ou une pénalité pour grounding. C'est beau, c'est fluide, et c'est un complément parfait à un jeu au sol d'une efficacité redoutable. Une attaque qui marche sur ses deux pieds et qui nous fait oublier les blessés. Qu'aurait bien pu faire de plus Bryant alors que Williams a réussi des réceptions parfois très acrobatiques ? Sans compter un Witten impérial et décisif avec un stiff arm dantesque que vous devriez voir et revoir.
Pour compléter le tableau, il ne faudrait pas oublier qu'Alfred Morris continue lui aussi d'être à la hauteur des évènements. Recruté pour être le #2 derrière Zeke, il prouve à chaque match qu'il a encore largement la santé pour assurer dans la grande ligue. 33 yards en 6 courses, il a donné le souffle nécessaire à Elliott tout en forçant la défense adverse à continuer de respecter la course.

La défense prend ses distances


On l'a compris dès les premières minutes. Les consignes défensives étaient de museler A.J. Green et d'éviter à tout prix d'abandonner de gros jeux. Pour cela, retour à un 4-3 en cover 2 bien classique, c'est à dire avec deux safeties, Church et Wilcox, bien reculés dans le terrain. J'ai l'impression que l'idée était de limiter les gros gains au maximum, quitte à laisser filer sur les passes intermédiaires, en comptant sur la première erreur adverse pour mettre la pression. Une faute, un sack alloué et c'était là qu'on se mettait à mordre plus durement.

Globalement, on peut penser que la stratégie a été payante. Elle l'a même été plus que prévu je pense, en menant les Bengals jusqu'au 4ème quart-temps sans avoir marqué le moindre point. Cette philosophie consistant à laisser l'adversaire grignoter une succession de petits jeux dans l'attente du faux pas a été d'autant plus efficace que notre attaque monopolisait la balle de longues minutes et marquait à chaque possession validant ainsi la théorie du "moins pire" défensif, quitte éventuellement à encaisser un ou deux field goals ou des touchdowns tardifs lorsque nous étions hors de portée.

Pour réaliser cela, Dallas s'est appuyé sur une ligne défensive bien plus efficace que les semaines précédentes. On avait vu des signes d'amélioration la semaine dernière avec un beau réveil en deuxième mi-temps, les big men ont confirmé dimanche. Le retour de suspension de DeMarcus Lawrence a fait du bien au pass rush et permis de perturber grandement le jeu d'Andy Dalton. 4 sacks au total dont deux venant de l'intérieur de la ligne notamment par Terrell McClain qui a fait vivre un enfer au center adverse.

Une réussite défensive qui s'est également appuyée sur les deux cornerbacks titulaires. Oui, les deux. C'est assez rare pour être souligné. Si on a pris l'habitude, cette saison, de voir Morris Claiborne verrouiller son côté, c'était une agréable surprise de se rendre compte que Brandon Carr a pu tenir la dragée haute à A.J.Green. Ce match est une réussite en la matière et encore chapeau à Claiborne qui, malgré ses deux fautes bien énervantes a su rebondir en empêchant deux passes de touchdown.

Le match le plus complet de la saison


Lorsque l'on regarde le tableau complet, on se rend compte que les Cowboys ont réalisé ce week-end la rencontre la plus aboutie de leur saison. Pas seulement parce qu'ils ont dominé outrageusement pendant 45 minutes, mais aussi et surtout parce qu'ils y ont mis la manière.

Cas d'école d'une attaque équilibrée où la course, efficace et conquérante, ouvre la porte à jeu de passes qui crucifie l'adversaire à chaque action. Une défense concentrée qui limite les grosses erreurs, qui sait mettre la pression et qui couvre bien les playmakers adverses. On marque, on marque et même si on relâche un peu en fin de match, surtout pour être certain de ne pas se prendre une passe de 60 yards de derrière les fagots, un a tellement capitalisé sur notre réussite offensive que le temps restant ne permettra pas à l'adversaire de se refaire.

On en redemande !

2 commentaires:

  1. Je suis tjrs impatient de lire vos articles . Merci à vous pour ce travail . Pour en revenir au match de dimanche que j ai regardé avec un pote (supporter des packers qui est vraiment impressionné par le jeu offensif des boys). Lui comme moi pensions que ce n était pas un fumble de Prescott mais simplement une imcomplete pass . Votre avis ?

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    1. Déjà, merci d'être un lecteur assidue, ça fait toujours plaisir à lire !

      Ensuite, j'avoue qu'il est difficile de se prononcer. Je viens du coup de me repasser les images en essayant d'y aller doucement et le seul angle fourni cache finalement un peu trop le bras de Prescott. On peut avoir l'impression que son bras se décale légèrement vers l'avant avant la perte de balle, ce qui te fais donc penser à une passe incomplète, mais je trouve que c'est difficile d'en être certain.

      Les arbitres l'on forcément revu puisque tous les turn overs sont revus et il est important de garder à l'esprit qu'une fois la décision prise sur le terrain, la vidéo doit prouver de façon certaine que la décision est mauvaise. Le doute profite à la décision du terrain. C'est peut-être ce qu'il s'est passé.

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