Header Ads

Une défaite mais quelques certitudes

Cowboys 24 @ Rams 28

Dak Prescott Dallas Cowboys
Dak Prescott a-t-il gagné le job de doublure de Tony Romo ?
Le football est de retour sur nos écrans et, comme chaque année, les matchs de pré saison serviront de tubes à essais géants pour le staff des Dallas Cowboys. Pour entrer dans la danse les Boys faisaient le déplacement chez les nouvellement relocalisés Los Angeles Rams. C'est malheureusement par une défaite que l'histoire 2016 de Dallas commence et nous allons y regarder d'un peu plus près.

Si l'on a coutume de dire que le score de ces matchs compte assez peu, on préfère quand même les gagner. Et au vue des deux premiers quart-temps, on était en droit de penser que nous allions finir par l'emporter sur une équipe des Rams plutôt bien en place. Pourtant, le retour après la mi-temps à vue une véritable rupture dans le niveau de jeu. La fracture entre le début et la fin du match était totale. Espérons donc que les blessures ne s'accumulent pas trop car les remplaçants ne sont pas toujours près à enfiler l'uniforme.

Qui a dit qu'il fallait signer un QB vétéran ?


Commençons par ce qui a sauté aux yeux de tout le monde et de la presse en particulier : La prestation quasi parfaite et ô combien encourageante de Dak Prescott. Si on ne va pas tout de suite accrocher son portrait aux côtés de ceux de Troy Aikman et de Roger Staubach, on ne peut que se réjouir de la qualité de jeu produite par le rookie venu de Mississippi State.

Etant donné que Romo avait été laissé au repos, Prescott a pu bénéficier de la quasi totalité des titulaires pendant un quart temps. Et même de l'OL jusqu'à la mi-temps, à l'exception notable de Tyron Smith qui n'a pas joué. Le left tackle était remplacé pour l'occasion par Chaz Green qui fut malheureusement le maillon faible des 5 big guys. Heureusement, les 4 autres ont su maintenir un standard élevé et ont très bien protégé Prescott. Le rookie a pu tranquillement dérouler son jeu et se connecter à la perfection avec Beasley et Williams mais surtout avec un Dez Bryant bien décidé à affirmer que 2016 sera son année. Avec 10 sur 12 passes complétées, 2 touchdowns, et 139 yards de lancés, la fiche rendue est très satisfaisante. D'autant que les deux passes manquées sont bien plus du fait du tight-end Geoff Swaim peu convainquant dans ce registre, que d'un défaut incombant à Prescott.

On aura également pu se rendre compte de la qualité de lecture défensive de Prescott qui s'est même permis d'appeler quelques audibles, sur des jeux au sol notamment, avec succès. Un jeu au sol globalement solide, aidé par des blocs efficaces mais qui pour l'instant ne reverse pas la table. A noter que ni Elliott, ni McFadden n'était de la partie. A suivre donc.

Mais pour finir sur Prescott, et même si un seul match c'est sans doute trop peu pour être catégorique, j'ai bien l'impression que nous n'entendrons plus parler de signature de quarterback numéro 2.



D'autant plus que même Jameill Showers a eu quelques belles phases dont une échappée ahurissante qui a fini par être réceptionnée par Vince Mayle. Mais pas franchement aidé par les remplaçants sur la ligne offensive, Showers n'a probablement pas pu donner tout ce qu'il avait sous le pied.



Une ligne défensive en chantier, des defensives back pas au tempo


Côté défensif et plus particulièrement la ligne, nous avons vu évoluer essentiellement les doublures. Les titulaires faisant pratiquement tous la queue pour purger leur suspension, seul Jack Crawford était présent. Impossible de le manquer tant il surnageait par rapport au niveau de ses coéquipiers. Car il faut bien l'avouer, si en début de match l'escouade a fait un peu illusion, le niveau a très rapidement baisser. Les rotations souvent nombreuses à ces postes n'ont pas aidé et le manque d'automatisme mais aussi de talent pur était criant.

Derrière, ceux qui m'ont vraiment inquiétés, sont les defensives back. Côté safety, Church a su être égal à lui même lors de ses passages sur le terrain, mais J.J. Wilcox qui est sensé être clairement dans le mix pour être titulaire n'a pas franchement été rassurant. Toujours en retard, pas assez précis ou solide sur les tackles, Wilcox était bien trop souvent dans les mauvais coups.

Côté cornerbacks, au milieu de la valse des remplaçants, j'ai quand même envie de mettre une pièce sur Deji Olatoye, auteur d'une interception. Mais ce n'est pas tant ce fait de jeu qui m'a intéressé que son placement souvent à bon escient. Je l'ai certes trouvé inconstant, mais du "bon côté" de l'inconstance si je puis dire. Celui qui fait que lorsqu'il a été efficace, cela a été vraiment impactant. A voir donc dans les prochains matchs s'il peut justifier une place dans les 53 à un spot où la compétition est très ouverte.

Une défaite des remplaçants, une victoire des quasi titulaires.


Il manquait pas mal de grands noms. Romo et Witten étaient par exemple préservés et le tant attendu Zeke Elliott nous fera encore patienter. Pourtant, grâce à un Dak Prescott étincelant et une ligne offensive de très bon calibre, l'attaque des deux premiers quart-temps nous a régalée. Même la défense, pourtant désorganisée et brouillonne a pu tenir la baraque en l'absence des suspendus. Etant donné la cassure net entre les deuxième et troisième quart-temps, on peut presque parler de deux matchs différents. Et si le second fut un désastre, le premier était presque sans bavure.

Je suis très impatient de voir ce que Elliott fera derrière cette ligne et de retrouver les coups de génie de Romo. Mais ce que j'ai vu jusque là, offensivement en tout cas, était très encourageant pour la suite. Et étant donné que la signature d'un QB pourra sans doute être évitée, nous ne pouvons qu'espérer qu'un vétéran vienne donner un peu de cohérence à notre ligne défensive qui en aurait bien besoin. Mais dans tous les cas, ce match pose beaucoup de questions sur la défense actuelle. Des questions auxquelles il faudra rapidement trouver des réponses.

Aucun commentaire

Tous droits réservés Hugues Manetti et Maxime Bardot. Fourni par Blogger.