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2015 termine sur une défaite

Cowboys 23 vs Redskins 34

Terrance Williams Lucky Whitehead Dallas Cowboys
Terrance Williams (83) a mené la charge d'une attaque plus efficace que d'habitude
Dans le monde du sport professionnel le football a sans doute la saison la plus courte. Il est toujours difficile de voir s'arrêter pour de long mois le spectacle qui nous passionne tous. Pourtant, cette saison 2015 sera sans doute moins difficile à voir s'achever que les autres. Avec un bilan catastrophique de 4 victoires et 12 défaites, cette année n'aura été qu'une longue agonie vers l'inévitable élimination. Nos Cowboys auront affiché un triste visage pendant 4 mois et il est temps de clore avec un ultime article d'après-match.


Ces dernières saisons, les ultimes rencontres ont souvent eu un impact capital sur la qualification en playoffs. Cette année pourtant, les dés étaient déjà jetés. Rien à gagner et rien à perdre, si ce n'est peut-être de descendre un peu dans la Draft. Une absence totale d'enjeu donc, tant est si bien que les Redskins ont rapidement commencé à faire tourner leur effectif.

Les remplaçants brillent


Comme pour faire écho à une saison désastreuse, les Cowboys ont entamé le match de façon catastrophique. De big plays en turn overs, les Redskins ont enchaîné 3 touchdowns dans le premier quart-temps.

Heureusement, nous avons eu le plaisir de voir les remplaçants titularisés pour l'occasion prendre le match à leur compte. Même s'il a encore fait de grosses boulettes, difficile de ne pas considérer que Kellen Moore a réussi son match. 435 yards lancés, 3 TD, ce sont des performances excellentes. Certes, face à une équipe qui, peu à peu, a choisi de retirer ses titulaires du terrain, mais tout de même, les résultats brutes sont là. Ce très bon résultat est lié essentiellement à un match hors normes de Terrance Williams (173 yards, 21.6 / réception...) qui a parfaitement assumé le rôle de WR#1 pendant toute la rencontre.

Toujours dans les remplaçants, Brice Butler continue de montrer son potentiel et, même s'il a été remarqué essentiellement en début et en fin de match, le joueur a offert de belles possibilités d'alternance avec Williams et Beasley.

De l'autre côté de la balle, j'ai beaucoup aimé l'impact d'Anthony Hitchens parmi les linebackers. Privé de Sean Lee, il pris le jeu à son compte éclipsant même un Rolando McClain un peu fatigué en cette fin de saison. On savait Hitchens solide, il a prouvé cette saison qu'il était un starter incontournable.

Des yards mais pas beaucoup de points


D'une manière générale, l'attaque s'est malheureusement comportée comme à l'accoutumé en terme de réalisme. Nous avons eu régulièrement de beaux jeux, mais nous n'avons pas su en profiter dans la zone rouge.

Nous avons su faire mieux progresser le ballon que ces dernières semaines, même au sol face à un bon front-7, sans pour autant concrétiser. C'est d'autant plus pénible que ce match était loin d'être mauvais, surtout en comparaison de l'essentiel des défaites de cette année. Kellen Moore a bénéficié d'une bonne protection à la passe et McFadden a pu courir derrière des blocs bien en place. Pourtant, entre les imprécisions de passes et les erreurs commises aux moments critiques, les Cowboys sont un peu les Michel Blanc de la NFL et ont des difficultés à conclure.

Défense honorable


34 points, c'est déjà pas mal vous allez me dire. Et au final, la défense a forcément ses responsabilités. Mais dans le détail, on se rend compte que ce sont les big plays qui ont tué les Cowboys alors que 80% du temps, la défense a fait le boulot.

Le front-7 a donné une réponse solide à la ligne offensive des Redskins. Greg Hardy mais surtout DeMarcus Lawrence ont été capables de mettre beaucoup de pression sur Cousins. En revanche, c'est au sol que les choses ont commencé à pêcher. L'intérieur de notre ligne est trop faible pour contenir les assauts de running backs aussi puissants qu'Alfred Morris, surtout derrière une bonne OL. C'est à mon sens une priorité incontournable pour la free agency et la draft que de renforcer ce secteur.

Mais le gros problème de ce match est venu des cornerbacks. Ni Brandon Carr, ni Deji Olatoye, propulsé dans le grand bain depuis la semaine dernière, n'ont offert une prestation digne de ce nom. Souvent pris de vitesse par les receveurs adverses, semés dans les courses, les big plays sont venus du long de la ligne et ont scellé la rencontre.

Amélioration mais pas reconstruction


Cette atroce saison est maintenant du passé. Tout le monde est déjà tourné vers 2016, sa free agency et sa Draft. Pourtant, c'est avec raison et non avec panique qu'il convient d'aborder cette étape. En effet, les résultats ont beau être désastreux, les Cowboys ne sont pas une équipe dans laquelle une révolution s'impose. Si une très bonne saison (2014) ne suffit pas à se voir déjà dans une nouvelle dynastie régnante, une mauvaise saison ne doit pas conduire à une explosion irréversible.

Au contraire, l'ossature qui a fait le succès est toujours présente. Les Romo, Bryant, Witten, Williams ainsi que notre OL seront toujours là la saison prochaine. Côté défensif, Sean Lee fera son retour pour chapeauter une défense qui a su surprendre. Même si c'est de ce côté du ballon que le plus de changement sera fait (Hardy ? McClain ? Claiborne ?) on peut penser légitimement que l'expérience acquise ne sera pas perdu.

Les Cowboys doivent être améliorés sur certains points et sécurisés sur d'autres, mais avec près de 9 millions de disponibles sous le cap et une draft assez ouverte, je pense que l'inter saison sera à la fois intéressante et sereine.

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