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Une victoire sans panache

Cowboys 19 @ Redskins 16

Jason Witten Dallas Cowboys
Jason Witten est devenu le second tight end de la NFL à franchir la barre des 1000 réceptions.
Dans le marasme d'une NFC Est embourbée dans sa médiocrité, nos Dallas Cowboys, bons derniers avec leur fiche de 3-8, avaient l’opportunité de revenir à une petite victoire d'écart avec la tête de la division. La tâche n'a pas été facile, mais Dallas a finalement réussi à transformer l'essai et à battre, de justesse, les rivaux de Washington. C'était le genre de match qui pouvait compter double et cette victoire nous permet de conserver un mince espoir de playoffs. Pour y faire quoi ? C'est un autre débat...


Un début de match catastrophique


Le retour aux manettes de Matt Cassel ne soulevait déjà pas l'enthousiasme. Les deux premiers quart-temps n'ont pas franchement permis de changer d'idée. Dans un festival de passes manquées notre quarterback a gentiment sabré tous les efforts de progression de l'attaque.

Pour être tout à fait juste, il faut aussi expliquer que la ligne offensive semblait elle aussi prête à réitérer ses matchs déplorables. Une protection de passe très poreuse et une domination assez nette par leurs adversaires sur la ligne de scrimmage lors des phases de courses. Résultats, 3 points seulement marqués en première mi-temps à cause d'une attaque totalement incapable de progresser.

Heureusement, la défense a assuré son entrée en jeu. La consigne de Rod Marinelli, le coordinateur défensif, devait être "le blitz à tout-va" car j'ai rarement vu les Cowboys en jouer autant. La plupart du temps, cela s'est avéré payant. La pression sur Kirk Cousins était énorme et le premier sack par DeMarcus Lawrence ne s'est d'ailleurs pas fait attendre. Énormément de jeux où Sean Lee et Rolando McClain étaient directement placés entre les joueurs de ligne et où Barry Church descendait pour ajouter un homme de plus dans le dispositif. Destructeur.

Une seconde mi-temps plus cohérente


De retour des vestiaires, les intentions des Cowboys commencent à prendre forme. Les passes de Cassel se font plus précises à la faveur d'une protection plus efficace. Witten n'est plus le seul à réussir des réceptions, Terrance Williams enflamme le stade avec une seconde réalisation le long de la ligne de touche et le jeu au sol commencent à donner des signes vie.

Pendant que Dan Bailey utilise son pied pour nous maintenir au contact, la défense nous permet de rester vivant. J'ai noté une ligne défensive un peu plus en difficulté mais l'intense pression infligée aux Redskins par le front-7 de Dallas continue à fonctionner. Même les défenses en zone deviennent efficaces, tant les gains sur premiers downs sont limités. Nos corners semblent vraiment décidé à finir ce championnat en beauté.

Tous les yeux sont alors rivé sur Dez Bryant. Chacun espère qu'il sera le libérateur tant attendu. Le numéro 88 a été très discret pendant l'essentiel du match, jusqu'à deux coups d'éclats splendides. Et je trouve que cela résume bien l'attaque d'une manière générale sur cette rencontre. De la morosité, de la stagnation, deux fois repoussées sur des troisième downs avec 1 seul yard restant (dont 1 sur la ligne de touchdown...) et puis par-ci par-là, des coups de génies, des big plays qui relançaient la situation. Bon, ça, et beaucoup de fautes coûteuses de la part de Washington soyons honnête. Le fumble en fin de match de Jackson nous a donné un avantage monstreux. Mais tout de même, il ne serait pas non plus juste d'ignorer les actions d'exception de Williams et Bryant au milieu d'un océan de platitude.

Une victoire décisive


Le W s'accroche avec douleur. On pourrait également parler de la gestion catastrophique de l'horloge en fin de match avec Darren McFadden qui sort au lieu de se laisser plaquer à l'intérieur du terrain. C'est probablement ce qui a permis aux Redskins de retrouver une possession avec 1:44 à jouer, d'égaliser par un superbe TD avant que finalement, Dan Bailey face exploser la joie des supporters grâce à un field goal de 54 yards.

Mais tout comme les "presque-victoires" ne comptent pas, les "presque-défaites" sont sans importance. Aujourd'hui, avec une triste fiche de 4-8, les Cowboys restent pourtant à une seule victoire d'écart de leurs opposants. Quand on regarde les calendriers des différentes équipes, aucune n'aura une fin de saison tranquille. Une défaite de nos rivaux reste donc du domaine du possible.

Il va falloir en revanche que Dallas s'emploie à gagner à nouveau. Et cette semaine, il faudra le faire à Green Bay. Les Packers ne sont pas irréprochables cette saison, mais reste un bien gros morceau pour nos Cowboys 2015. Il nous reste encore un match de division qu'il faudra impérativement gagner par contre. A nouveau contre les Redskins.

Alors si Dallas continue de gagner, si les autres équipes de la NFC Est décident de nous arranger un peu la salade, peut-être, je dis bien peut-être, que nous pourrons faire un tour du côté des playoffs. Reste à savoir ce que l'équipe dans l'état actuel pourra montrer en post-saison. Difficile de se dire que les opposants potentiels tremblent à l'idée d'affronter la bande à Jerry. Certes, on nous annonce un possible retour de Tony Romo. Mais dans quel état ? Et cela serait-il bien sérieux de remettre sur le terrain un joueur qui a subit deux fractures de la clavicule en 3 mois ? Dans tous les cas, cette saison restera dans les annales comme particulièrement douloureuse pour tout le monde.




2 commentaires:

  1. Je te rejoins dans cette analyse très précise.
    Heureusement que la défensive a fait le boulot! Sean Lee a été selon moi le moteur de cette défensive. Malgré quelques erreurs qui auraient pu couter cher, je trouve que le Rookie Byron Jones continue de pas trop mal s'en sortir!

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    1. Clairement, pour un rookie, Jones est impressionnant. Et avec son petit gabarit, pouvoir l'aligner efficacement face à un tight-end est un sacré plus.

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