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Un regard francophone sur l'America's team

Une défaite qui ressemble aux autres

Cowboys 6 @ Bills 16


Darren MacFadden, un des rares sujets de satisfaction dans notre attaque
L'enjeu de cette rencontre n'était plus tellement d'exister dans ce championnat 2015 que de donner des signes positifs pour 2016. Certains joueurs et même, certains coachs, jouaient leur place dans l'organisation l'année prochaine. Sans dire que tout est à jeter dans ce match face aux Bills, on ne peut que se désoler de voir encore et toujours les mêmes Dallas Cowboys incapables de dépasser les erreurs et les pièges qui les ont condamnés pendant les 14 semaines précédentes. Une défaite de plus au compteur qui ressemble comme deux gouttes d'eau à ce que nous avons vu toute l'année.


Les ingrédients de la défaite de dimanche, vous les trouverez tous dans l'ensemble des prestations de 2015. Le plus gros problème de cette équipe est d'être exactement la même en week 16 qu'en week 1. Une franchise avec des éclairs de génie, mais plombée par une inaptitude chronique à être bonne dans les moments clefs.

Un taux de 3rd down catastrophique


Les Cowboys sont dans le top 10 des plus mauvaises équipes en terme de conversion de 3ème down. C'est déjà une des causes principales de leur échec. Car voyez vous, si on regarde l'ensemble de la prestation de Kellen Moore par exemple, son match n'est pas non plus catastrophique. Je dirais même que, contrairement à l'ensemble de ses copains, il a progressé depuis la semaine dernière. Sa lecture du jeu est bien meilleure et ses prises de décisions bien plus intelligentes. Il n'hésite plus par exemple à se débarrasser du ballon plutôt que de tenter une passe totalement inutile et dangereuse. Son départ canon en duo avec Brice Butler, ou ses complétions d'une précision au laser avec Terrance Williams forcent également le respect. Mais quand il s'agit de faire le jeu qui fera la différence, notamment en 3ème down, sa précision est en chute libre. Difficile d'en vouloir à Brice Butler d'avoir par exemple manqué deux réceptions importantes tant les passes étaient mal lancées.

Je rapprocherais également de ce problème un autre qui en découle directement : l'incapacité à marquer dans la red zone. Lorsque l'on parle uniquement de touchdowns, Dallas est même la pire franchise de la NFL dans le domaine. Comment voulez vous remporter des matchs sans être capable de franchir la ligne alors que vous êtes si souvent en position de marquer.

Encore et toujours trop de tackles manqués


Autre source d'échec à répétition, et cette rencontre n'y aura pas échappée, c'est le nombre de premier, deuxième ou même troisième défenseur qui manque ses tackles. Certains jeux auront été emblématiques dimanche car ils ont relancés les Bills alors que le drive aurait dû être tué. Je pense à DeMarcus Lawrence qui manque un sack évident et permet une très longue complétion de Taylor, mais aussi au festival en fin de match qui permet au QB d'éviter trois sacks et d'arracher un first down pourtant si lointain.

Ces deux exemples ne sont que deux cas évidents d'un mal chronique qui touche l'ensemble de la défense. Et quand on en vient à des coureurs très physiques comme Karlos Williams, ces manquements à tous les niveaux sont d'autant plus criant. Le jeu au sol des Bills nous aura lacéré toute la soirée grâce à la combinaison d'une ligne offensive très efficace dans ces blocks et d'une défense des Cowboys trop lâche sur ses plaquages.

Et le coaching on en parle ?


Un tel bilan entraînera forcément des têtes coupées. Une fois la dernière semaine de saison régulière, il est probable que les articles pleuvent sur Garrett et Linehan. Si faire porter la faute au staff est parfois facile, ça ne signifie pas qu'elle n'est jamais justifiée.

Jason Garrett n'a jamais coaché une attaque moins efficace que cette saison. Si Scott Linehan est officiellement le play caller, on sait que Garrett préempte le carnet de jeu et rien ne peut exister en match sans son aval au moins tacite. La conséquence et que le duo est très lié en terme de récompense en cas de succès, mais aussi en terme de blâmes en cas d'échec.

La défense n'aura pas été totalement exempte de défaut, mais le cancer 2015 était clairement dans l'attaque. Il conviendra donc d'en tirer les conclusions appropriées dès le mois de janvier. Et que ce soit joueur ou coach, chacun aura à assumer ses responsabilités.

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