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Un regard francophone sur l'America's team

Les Cowboys vaincus par la course

Cowboys 7 @ Green Bay 28

Beaucoup de problèmes offensifs à Dallas, Dez Bryant en prend toute sa part
La NFL moderne est une ligue dédiée à la passe. C'est un lieu commun que tout le monde connait, renforcé par les performances stratosphériques des Brady, Manning (Peyton évidemment...) ou autres Brees. Pourtant, certaines équipes savent que le jeu au sol peut encore faire la différence à lui tout seul. C'était le cas en 2014 pour les Cowboys, c'était le cas dimanche avec les Packers 2015. Le duo Lacy/Stark s'est chargé de le rappeler avec violence dimanche dans une rencontre à sens unique.


Pas de solutions face aux running backs


C'est le facteur dominant dans ce match. Malgré une défense globalement assez correcte, les Cowboys n'ont jamais trouvé la solution face à un jeu de course dévastateur. 230 yards abandonnés au sol par Dallas qui ont permis à Green Bay de manger le terrain. Lorsque sur les first downs, vous gagnez minimum 5 ou 6 yards à chaque fois, les possibilités offensives sont démultipliés.

Ce sont les linemen défensifs texans qui ont la première part de responsabilité. Trop souvent dominés par une OL pourtant pas si impressionnante, ils ont laissé se développer une attaque au sol assez simple mais redoutable.

La seconde raison de ce succès est le nombre incroyable de tackles manqués. Nombre de jeux auraient été morts-nés dans le backfield, si Greg Hardy, Barry Church ou encore J.J. Wilcox n'avaient pas lamentablement échoués à réaliser les plaquages les plus simples.

Manque d’agressivité


Par comparaison avec l'attaque, on retient une performance intéressante de la défense. Pourtant, il y a largement à redire. La couverture de passes pour commencer n'a pas été au niveau des matchs précédents. Brandon Carr est le seul à tirer son épingle de jeu en limitant efficacement Davante Adams à 12 yards en deux réceptions. Les autres corners ont vraiment soufferts, particulièrement Byron Jones qui était totalement hors du timing.

Je suis aussi très étonné des choix défensifs. Face aux Redskins, le mot d'ordre était de noyer l'attaque sous les blitz. Cette semaine, les appels ont été plus conservateurs avec globalement, moins de pression et plus de champs laissé aux receveurs adverses. Ça me parait totalement contradictoire avec le terrain facilement gagné par l'attaque des Packers. D'autant que les jeux qui ont le mieux fonctionné sont justement ceux où l'on a vu DeMarcus Lawrence ou Sean Lee pénétrer la ligne offensive pour provoquer des erreurs chez Rodgers. Ces appels ont pourtant été marginalisés au profit d'une stratégie qui a abouti à une fuite encore plus importante de yards.

Une attaque pathétique


La base pour gagner un match, ça reste de marquer des points. Et ça, en l'absence de Tony Romo, c'est un problème criant. La prestation de Matt Cassel dans ce match n'est rien de moins que scandaleuse. 114 yards, 13/29 (44.8%), les chiffres sont déjà accablants. Et lorsque l'on regarde la performance en détail, on est frappé par la très faible qualité des passes. Trop longues, trop hautes, dans le dos, dans les pieds... bref, partout, sauf dans la bonne zone pour les receveurs. Je veux bien que la pluie complique un peu les choses, mais Aaron Rodgers jouait dans les mêmes conditions et n'a pas montré les mêmes symptômes. C'est d'autant plus irritant que la protection de passe était plutôt de bonne facture. J'ai été le premier à taper sur l'OL ces dernières semaines, je dois donc reconnaître qu'elle a su offrir des possibilités à Cassel et qu'il n'a pas su s'en saisir.

Il faut également avouer que Dez Bryant a une belle part de responsabilité dans l'échec offensif. 3 ballons tombés dont 2 qui ne présentaient pas de difficultés particulières c'est inexcusable. Encore une fois, son statut de play maker lui donne une importance particulière dans l'attaque et il se doit d'assumer son rôle. Il est tout de même assez révélateur de voir la défense des Packers renoncer à la couverture double sur lui. Ça vous donne une idée du degré de menace perçue...

Heureusement que Witten ou Williams ont réussi quelques belles réceptions. Malheureusement, en choisissant des tracés trop courts, elles ne permettaient pas de faire bouger les chaînes. Et ce qui a fait la force de Green Bay, le nombre de yards conquis en premier down, a fait défaut à l'attaque des Cowboys. Les options étaient vites trop limitées et le jeu des Cowboys trop lisible pour prendre à défaut les Packers.

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