Header Ads

Un regard francophone sur l'America's team

Les Cowboys s'inclinent et sont officiellement éliminés des playoffs

Cowboys 16 vs Jets 19


Kellen Moore Dallas Cowboys
Kellen Moore succède à Matt Cassel mais n'arrache pas la victoire
C'est officiellement la fin du très mince espoir qu'il subsistait de voir les Cowboys être présents en janvier. C'est une convaincante équipe des Jets qui aura sonné le glas de la saison 2015. A partir de maintenant, Dallas ne joue que pour la gloire et, éventuellement, pour tester quelques joueurs. C'est le terme d'une saison désastreuse, minée par les blessures et les problèmes offensifs. Le faible niveau de la NFC Est aura entretenu artificiellement le suspense, mais on peut voir une forme de justice dans la confirmation mathématiques d'une élimination sportivement annoncée depuis plusieurs semaines.


La fin de l'ère Cassel


Si on élimine le premier drive particulièrement inspiré, Matt Cassel n'a fait qu'accumuler les bévues. Des passes mal ajustées, mal inspirées, voir parfois même désespérées au point de provoquer une interception qui a scellé son destin déjà vacillant. Au final, Cassel n'aura pu remporté qu'un seul match comme starter et son avenir sous l'uniforme des Boys est fortement compromis.

Foutus pour foutus, autant tenter des choses un peu folles. C'est surement ce que le staff a dû se dire. D'abord lorsque l'on a vu ce reverse un peu dingue impliquant Darren McFadden transmettant le ballon à Lucky Whitehead, puis, dans l’événement marquant de cette rencontre, l'entrée en jeu du troisième QB du roster, Kellen Moore.

A 26 ans, l'ancien quarterback de Boise State n'avait encore pas eu l'occasion de faire ses preuves en NFL malgré plusieurs années chez les Lions. Pour son premier match dans la grande ligue, il rend une fiche de 15/25 pour 158 yards, 1 TD et 3 INT. Alors oui, 3 interceptions, c'est trop, mais d'une manière générale, je dois dire que j'ai apprécié sa prestation et ça, j'avais perdu l'habitude.

Le garçon manque clairement de taille et de puissance physique, mais il a un bras assez précis pour être intéressant. Mais son principal défaut reste sa vision de jeu. Deux des trois interceptions proviennent du fait qu'il n'a pas été capable d'anticiper une course croisée d'un défenseur. Deux erreurs qui dénotent une certaine fébrilité dans la poche. Mais les signes restent encourageants pour Kellen Moore qui, s'il continue, sauvera probablement sa place dans le roster et pourra batailler pour le job de QB#2 l'an prochain.

Une bataille des tranchées indécises


Dans le combat des lignes, pas de vainqueur décisif. En effet, chacun a pu disposer de ses moments de domination à l'image du touchdown de Bilal Powell qui entre dans la end-zone sans être touché ou, à l'inverse, de la bonne prestation de Moore aidé par une OL qui a su le protéger une bonne partie du temps.

La principale faiblesse de la ligne défensive est venu du centre. Difficile de trouver son chemin vers Fitzpatrick par ce biais là. En revanche, le pass rush extérieur a été très satisfaisant avec une première mi-temps où l'on a vu DeMarcus Lawrence prendre ses aises très facilement. Le jeune Randy Gregory a aussi brillé et fait planer une menace constante sur le QB des Jets.

Mais pour moi, c'est la constance des linebackers qui a permis au front-7 de rester debout. Anthony Hitchens et Sean Lee on su s'imposer face à un jeu au sol qui est un point fort de l'équipe New-Yorkaise.

Enfin, si Brandon Carr avait plutôt bien géré la première mi-temps, il a fini par être dépassé par le talent de Brandon Marshall. Mais c'est ici que j'ai envie de passer un coup de gueule pour la deuxième semaine consécutive. On le sait, le succès de notre défense passait par l’agressivité. Et si nos cornerbacks ont montré de vrais talents cette saison en homme à homme, la zone n'est décidément pas leur fort. Alors pourquoi, sincèrement pourquoi, avons nous vu autant de défense en zone et aussi peu de press coverage. Laisser 10 yards de battement à Brandon Marshall a systématiquement conduit à une complétion facile pour un gain substantiel. Je l'ai vu, vous l'avez surement vu, mais visiblement, soit Marinelli s'en fiche, soit il ne voyait pas le problème... C'était déjà le cas la semaine dernière face à Green Bay où la peur des big plays nous a conduit à faire des appels défensifs d'un conservatisme désolant, c'était à nouveau le cas cette semaine.

Un bilan déchirant


Au final, cette saison 2015 aura été une infinie source déception. Comment expliquer une telle accumulation de talents en attaque et pourtant, un tel échec. Les blessures de Romo nous ont clairement crucifié, mais il nous restait pourtant Bryant (une bonne partie de la saison), Witten, Williams, la "meilleure OL de la ligue", McFadden... C'est là qu'on se rend compte qu'un QB élite c'est juste indispensable. Mais il viendra également le temps de se poser la question du coaching. Car clairement, notre OL n'a par exemple pas été au niveau de 2014 et la perte de Bill Callahan semble alors représenter un manque criant.

Mais avant de se poser toutes les questions, il reste deux matchs. Si en terme de résultats sportifs il n'y aura aucun enjeu, nous pouvons peut-être rentabiliser ces deux matchs d'une autre manière. Déjà, Kellen Moore sera le QB partant pour finir la saison. C'est forcément très positif pour lui et, s'il n'est probablement pas le futur visage des Cowboys, il pourra tenter de rester dans l'organisation comme backup. Ensuite, on peut espérer voir un peu plus de tick plays, de jeux un peu audacieux qui permettent de tester un peu les différents joueurs comme Whitehead que nous ne voyons que trop peu. Idem en défense avec Terrance Mitchell, le cornerback qui a fait une prestation très positive.

Bref, l'heure de tester des choses en conditions réelles et non simplement en pré saison. Ensuite, il sera temps de penser à la Draft...

Aucun commentaire

Tous droits réservés Hugues Manetti et Maxime Bardot. Fourni par Blogger.