Header Ads

Un regard francophone sur l'America's team

L’espoir d’un retour

Week 11 : Cowboys @ Dolphins


La saison des Cowboys est pour certains déjà du passé. En effet qui a une fois prétendu espérer quoique ce soit dans une saison NFL tellement courte et compétitive après sept défaites de rang ? Seulement voilà, il reste sept matchs et les Cowboys sont toujours à seulement trois match derrière les Giants en tête d’une division dont la faiblesse permet l’espoir. Les Cowboys se déplacent à Miami et surtout retrouvent leur maître à jouer, Romo. Certains au sein de l'équipe voulaient prouver qu’il n’était pas superman, malheureusement aujourd’hui après la débâcle il en au moins l’étoffe, l’aura. Alors s’il est encore un peu tôt pour parler de sauvetage d'une saison, on se contenterait volontiers d’une performance suffisamment aboutie pour renouer avec le succès. 



Romo la différence


C’est en effet presque inimaginable mais l’équipe n’a pas été dans la capacité de gagner un match en l’absence de Romo. Un seul petit match et ce malgré deux prolongations, entre autre scénari navrants. Le seul point positif de ce fiasco réside probablement dans la reconnaissance quasi unanime qu’obtient aujourd’hui Tony Romo. Comme si l’absent cette fois avait toujours raison. Les détracteurs, (et il y’en eut!) qui pouvaient pointer parfois à juste titre des erreurs ponctuelles avaient tendance à généraliser et donc dépeindre une image erronée du numéro 9. Faut dire que son énorme boulette à Seattle lors de sa première saison de titulaire et son premier match de playoff en 2006, était un très mauvais départ. Et bien souvent une première impression est dure à déconstruire chez certains. Ironiquement cette erreur avait été commise en plus en tant que teneur du ballon pour le coup de pied, et non au poste de Quarterback. Mais passons. 

Romo n’était pas clutch, Romo s’effondrait toujours dans les derniers moments. Parfois les circonstances et nos idées reçues souvent construites autour d’une histoire forte (comme cette boulette) viennent brouiller l’analyse subjective. Car dans les faits c’était presque tout le contraire et en plus limiter Romo a son jeu à proprement parler était réducteur. 

C’est bien plus que ça, un vrai leader dont on avait pu douter au début de sa carrière. Mais à force de voir qu’il était capable de garder une équipe concentrée autour de lui malgré de nombreuses difficultés au cours des saisons en était la preuve. Et l’allure de l’équipe durant les matchs pour lesquels il était blessé n’était tout simplement pas la même. Pas la peine de parler fort dans le vestiaire. Certains actes suffisent. Comme jouer avec un poumon perforé et gagner le match en prolongation à San Fransisco. Ou encore terminer le match avec une hernie discale à Washington et le gagner grâce à une passe sur une quatrième tentative. Ou plus récemment encore jouer un match avec un processus transverse fracturé et gagner encore à Londres contre Jacksonville. Imaginer la passion insufflée aux autres joueurs. 

Cette passion n’était tout simplement pas présente durant la série de défaites en son absence. Et plus troublant encore, le savoir gagner. Malgré des prestations correctes l’équipe n’était plus en capacité de bien jouer à la fin du match au moment où la victoire est dans la balance. On parlait des faits tout à l’heure et c’est bien dans le dernier quart-temps (malgré une idée reçue qui à persisté bien trop longtemps) que Romo est le meilleur. On retiendra par exemple qu’il possède 25 matchs remportés dans le dernier quart. Nous y reviendrons. Il faut parfois s’absenter pour montrer aux autres notre importance… 

Cette blessure de Romo, qui aurait pu être un frein dans sa carrière aura en fait eu l’effet inverse. Faire prendre conscience de sa plaine valeur, à tout le monde. Alors son retour est effectivement porteur d’espoirs mais son manque de compétition pourrait quand même le limiter dans sa performance. 

Les faiblesses de Miami 


Mais Miami possède certaines faiblesses qui pourraient profiter à Romo et aux autres. Les Dolphins est une des plus mauvaises équipe quand il s’agit de convertir un troisième down (v. ci-dessous), et quelque soit la distance. Si Miami veut gagner ils devront alors obtenir les premier-downs en deux tentatives… probablement. 

Dans le cadre le pourcentage de troisième down converti 
Le problème se situe au niveau du Quarterback Ryan Tannehill. Quand le troisième down se présente il n’est pas assez rapide, et quand il l’est il fait des erreurs. Aussi athlétique qu’il est il préfère s’installer au milieu de la poche et attendre pour passer plutôt que d’acheter du temps avec ses jambes. Plusieurs fois alors l’occasion se présentait il a préféré rester dans l’axe ou prendre un sack plutôt que d’essayer de créer du jeu lui-même. 

Les Dolphins vont aussi rencontrer des difficultés avec leur protection par leur ligne offensive. Ils sont 28ème en ce qui concerne les sacks concédés. Pour Dallas l’objectif sera de limiter les gains (et donc défendre correctement la course, ce qu’ils font plutôt bien) au premier down, et d’attaquer ensuite Ryan Tannehill sur le troisième down. Il faudra une attention particulière à Lamaar Miller justement sur ces troisièmes down, et Sean Lee rétabli devrait s’en occuper. 

Retrouver l’équilibre en attaque


Du côté de l’attaque les Cowboys voudront avec le retour de Romo installer cet équilibre si efficace entre passes et courses. Et les chiffres montrent que s’il existe une faiblesse dans la défense de Miami, c’est au niveau des courses. Leurs opposants ont du succès en attaquant les côtés puisque c’est en moyenne 6,3 yards de gagnés par l’attaque adverse sur chacun des côtés

Même si la semaine dernière l’attaque au sol fut largement insuffisante, elle souffrait certainement d’un manque de crédibilité de notre jeu aérien trop peu inquiétant. Alors les adversaires n’hésitent pas à placer un joueur de plus dans la boite. Mais avec Romo derrière le centre c’est pas la même histoire et les défenses le savent bien. 

En plus le schéma de jeu de Dallas (zone scheme) peut être efficace sur les côtés avec les guards Collins ou Martin passant derrière la ligne pour aller forcer des blocks de l’autre côté du terrain. Bon à savoir d’autant plus que plusieurs Linebackers de Miami ont manqué des entrainements cette semaine et devraient donc être diminués dans ce secteur de jeu. Lorsque le jeu au sol fonctionne à Dallas, on le sait Romo passe moins mais est d’autant plus tranchant et efficace…


Qui aurait pu croire avec une équipe qu’on pensait assez complète, que Dallas ne gagnerait pas un seul match sans son QB titulaire ? Même avec les blessures d’autres joueurs parfois importants, c’était même pas envisageable dans un mauvais rêve. La défense aurait au moins gagné un match, l’équipe spéciale et son kicker en tête réalisé l’exploit. Mais non. Pourtant jamais ridicule et toujours compétitive cette équipe a manqué tout simplement le moment le plus important en NFL : le money time. En effet de nombreuses équipes tiennent la barre une majorité du temps, mais la plus « clutch » est celle qui gagne. La plus décisive à la fin. Or Romo le sait parfaitement et l’a démontré durant toute sa carrière, le quatrième quart-temps est son domaine. Son retour, un espoir. Qui sait où sera Dallas si elle obtenait deux ou trois victoires consécutives ? 

Coup d'envoi : 19 h (heure française)

Aucun commentaire

Tous droits réservés Hugues Manetti et Maxime Bardot. Fourni par Blogger.