Header Ads

Un regard francophone sur l'America's team

L'échec

Cowboys 27 vs Eagles 33

Cole Beasley Dallas Cowboys Philadelphie Eagles
Cole Beasley de retour sur le devant de la scène
Rappelez-vous comme vous étiez plein d'espoir lors des deux premières semaines du championnat. Comment l'attaque des Cowboys semblait bien huilée et la défense prête à faire mentir ses détracteurs. Cette saison était pleine de promesses. 9 semaines plus tard, les Cowboys viennent d’enchaîner une 6ème défaite de suite. Cette fois-ci contre un  rival de division. L'espoir de remonter en haut de la NFC Est grâce à ces matchs de rivalités dans une division globalement faible vient de prendre un sacré coup de le bas ventre. Malgré tout l'optimisme qui me caractérise quand il s'agit des Cowboys, il faut bien se l'avouer, les espoirs de playoffs se sont très probablement envolés dimanche soir.

Et pourtant, l'attaque s'est réveillée


Je ne vais pas vous dire qu'elle a été formidable, non, mais en tout cas, c'est sans doute le meilleur match de l'attaque depuis que Romo est tombé au combat. Et pourtant, la ligne offensive a été en souffrance une bonne partie de la rencontre. Notamment Tyron Smith qui a rarement été aussi inefficace pour protéger Matt Cassel.

Mais ce qui nous avait bien manqué face au Seahawks s'est produit face aux Eagles. Nos receveurs ont enfin réussi à créer de la séparation avec leur défenseurs. On pense tout de suite à Cole Beasley bien sur, qui avec ses 112 yards et 2 TD a été le cœur battant de cette attaque, mais aussi à Dez Bryant qui, même s'il a été bien plus surveillé que les autres, a quand même réussi à produire quelques bons plays dont un touchdown magnifique au beau milieu de la défense. Dommage en revanche qu'il ait manqué une réception si importante. Idem pour Terrance Williams qui a sorti un match très correct mais qui a laissé tomber un ou deux ballons immanquables à l'importance capitale.

D'une manière générale, l'attaque s'est montrée bien plus équilibrée que lors des deux premiers matchs de Matt Cassel. Le jeu au sol, suffisamment efficace et crédible a permis le développement d'un jeu de passes précis. Pas ou peu de mauvaises décisions flagrantes de la part de Cassel mais une exécution qui ne fut pas sans faille. L'interception offerte à Hicks en est le parfait exemple. La passe avait bien une raison d'être lancée, mais elle l'a été d'une façon particulièrement mauvaise.

Mais la part évidente de l'attaque dans cette défaite provient d'un nombre de fautes absolument inacceptables. Entre les false starts et les pass inteferences offensives, nous avons reculé de 58 yards. Alors certes, pour ces dernières, elles étaient souvent un peu subjectives... Mais on le sait, les interférences de passes sont sujettes à interprétation et les arbitres n'en ont pas tous la même définition. Il faut jouer avec c'est tout. Mais dans tous les cas, ces mouchoirs de pénalités nous ont sévèrement handicapé dans notre progression et nous n'avions clairement pas besoin de cela.

La défense s'effondre encore en fin de match


Mais quel est ce mal chronique qui touche notre défense ? Comment expliquer qu'elle soit si bonne en début de match, plutôt efficace sur les 2èmes et 3èmes quart-temps, mais que lors des quatrièmes et, à fortiori, d'un overtime, elle s'effondre lamentablement ? Par quel mystère cette lente érosion opère chaque semaine. Si vous avez la réponse elle m’intéresse...

Il y a toutefois un élément qui a joué dimanche : les blessures. Voir Sean Lee sur le carreau nous rappelle de mauvais souvenirs. Et lorsque son remplaçant, Anthony Hitchens, sort également sur la touche, on se dit que côté linebacker on va commencer à manquer de troupes. Et on ne s'est pas trompé car au final, la menace est clairement venu des 10/12 yards couverts par les linebackers.

On peut blâmer l'attaque pour ne pas avoir mis plus de points en début de match. D'ailleurs, je le fais ! Mais il faut aussi commencer à se dire que cette défense, même si elle est loin d'être ridicule, a systématiquement manqué ses fin de matchs. Incapable de stopper Ryan Mathews et ses courses extérieures à cause d'une ligne défensive dominée sur une bonne partie de la rencontre, incapable de contrer les passes moyennes et longues qui ont transformé l'overtime en rodéo Phillyien.

Alors oui, certaines individualités ont sauté aux yeux comme l'excellent match de David Irving. Mais d'une manière générale, il devient insupportable de voir apparaître de plus en plus de tackles manqués ou de placements aléatoires à mesure que l'horloge avance. Le tempo infernal imposé par Chip Kelly et sont attaque n'a pas aidé à tenir la distance, mais quand bien même, la préparation physique n'était pas à la hauteur et, de toute façon, ce phénomène d'effondrement est présent depuis plusieurs semaines.

Ad nauseam


Ce match nous a donc semblé horriblement familier. Un début de match encourageant, rempli de l'espoir de voir la défense tenir en respect l'adversaire pendant que l'attaque, même bégayante, inscrirait suffisamment de points pour faire le job... Mais plus le temps passe et plus la défense abandonne le terrain, puis commence à octroyer des big plays. Pendant ce temps, l'attaque patine, joue bien, certes, mais ne fait pas la différence et a même tendance à se tirer une balle dans le pied à coup de coûteuses pénalités. Au final, les Cowboys s'inclinent de peu, nous laissant un goût de "on y était presque" ou "on aurait dû le gagner ce match".

Malheureusement, les presque-victoires ne sont jamais que des défaites. C'était peut-être la dernière cartouche d'un fusil déjà bien enrayé qui a été tirée hier. L'écart semble tout à coup si grand avec les Giants que l'on voit mal comment retourner la situation. Même un retour d'un Romo flamboyant, inspirant ses hommes comme l'Empereur à Austerlitz, ne pourra sans doute rien y changer. Nous finirions la saison sur une suite de victoires que cela n'aurait pour conséquence que de nous faire chuter dans l'ordre de la Draft 2016. Ça ne veut pas dire qu'il ne faut plus jouer, ça ne veut pas dire qu'il ne faut plus défendre l'honneur de l'étoile bleue, mais ça signifie que cette saison 2015 fait peut-être déjà partie de l'histoire pour Dallas.

Aucun commentaire

Tous droits réservés Hugues Manetti et Maxime Bardot. Fourni par Blogger.