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Un regard francophone sur l'America's team

La défaite de trop ?

Week 8 : Cowboys 12 vs Seahawks 13

Greg Hardy Dallas Cowboys
Greg Hardy, le pass rusher controversé qui dynamise toute la défense des Cowboys
On s'attendait à un match très serré, c'est bien ce qui s'est produit dimanche dernier dans l'AT&T Stadium d'Arlington. Un seul point d'écart mais une cinquième défaite de suite pour les Dallas Cowboys face aux Seattle Seahawks. Rien ne semble pouvoir enrayer la spirale d'échec de la franchise texane dont l'attaque se montre incapable de gagner des matchs malgré les ajustements récents et le retour tant attendu de Dez Bryant. Les Cowboys ont-ils encaissé la défaite de trop ? Retour sur un douloureux échec.

Richard Sherman gâche le retour de Bryant


Cette saison n'est pour l'instant qu'une longue attente. Celle du retour des deux joueurs emblématiques de l'attaque des Cowboys. Tony Romo reprend l'entrainement aujourd'hui et il faudra attendre, au mieux, le rencontre face aux Dolphins en semaine 11. En revanche, c'est Dez Bryant qui faisait son grand retour dimanche après sa blessure au pied.

La bonne nouvelle, c'est que ses pépins semblent derrière lui. La mauvaise, c'est qu'il a choisi le pire matchup de la ligue pour faire son comeback. Ce diable de Sherman lui a filé le train pendant 60 minutes avec une efficacité redoutable, quand il n'était pas en prime sous double couverture. Bryant n'a jamais vraiment été en position d'être une menace et on peut dire qu'il a été un non-facteur dans cette rencontre.

L'imperméable défense en passe de Seattle


On le savait, la couverture aérienne des Seahawks allait nous poser d'énormes problèmes. Elle n'aura pas failli à sa réputation. La première raison de cet échec, avant même les problèmes de notre attaque, c'est l'exceptionnelle qualité de la couverture de Seattle.

Seulement 3.9 yards de moyenne par passe pour Matt Cassel et 52% de complétion. Notre quaterback a certes fait ses propres erreurs, mais la plupart du temps, il a tout simplement été sevré de cible. Le dernier drive avec 1 minute restante au chrono est emblématique, mais la scène s'était déjà tellement produite pendant toute la rencontre. La plupart du temps, nos receveurs n'ont jamais réussi de séparation claires et nettes. Les DB de Seattle ont réduit drastiquement le champs des possibles pour Cassel et c'est la raison pour laquelle nous avons assisté à une multiplication inhabituelle, et parfois illogiques, de screen pass et autres ballons délibérément envoyés en passes incomplètes. Pour moi, nous avons ici le facteur majeur de cette défaite.

Cassel pas assez précis


Mais notre QB n'est pas exempt de reproche. Je veux bien que le premier match ait été une mise en route (il n'avait pas été starter depuis plus d'une saison), mais le second se devait d'être plus précis. Je suis obligé d'admettre qu'encore une fois, Cassel a déçu.

La principale raison de mon scepticisme est une imprécision vraiment gênante. Dans un match comme celui-ci, où les cibles sont particulièrement bien couvertes par la défense adverse, la moindre opportunité doit être saisie. Le pire, c'est que les décisions de Cassel étaient globalement assez bonnes. C'est l’exécution qui péchait.

Par deux fois, Sherman a manqué d'intercepter une passe à destination de Bryant. Les passes étaient certes risquées, mais on a souvent félicité Tony Romo pour prendre ce genre de risques calculés. Des risques nécessaires consistant à donner la possibilité au principal play-maker parmi les receveurs de prendre le meilleur sur son vis-à-vis. Le soucis est que Cassel a systématiquement manqué ses passes. Bryant n'a pas eu la possibilité de batailler à un contre un pour produire le play et a même dû, par deux fois, jouer les defensive backs en empêchant Sherman de se saisir du ballon. Ajoutez à cela des passes "faciles" complètement manquées et vous obtenez trop de ballons gâchés.

Conséquences, Scott Linehan a dû se résoudre à appeler beaucoup de courses pour compenser cela. Cela n'a pas été entièrement inefficace d'ailleurs. Darren McFadden a encore réalisé un match solide derrière une ligne offensive d'excellente facture. La'el Collins confirme encore une fois qu'il a largement sa place dans l'alignement et s'est montré très impressionnant pour accompagner les courses parfois très loin dans le terrain.

Mais le retour a un jeu trop porté sur le sol a permis  à la défense de Seattle d'enterrer encore un peu plus notre attaque. J'imagine que, comme moi, vous avez pesté sur les 3 jeux de courses consécutifs appelé après le field goal bloqué (d'ailleurs, wahou pour David Irving !). Mais en y réfléchissant, à ce moment du match, l'échec du jeu aérien était déjà tellement flagrant que Linehan devait probablement être dans une belle panade.

Seul motif de réjouissance concernant Cassel, ce sont ses surprenants talents de coureur. Donnons lui ce crédit, il a arraché plusieurs first down capitaux grâce à ses jambes. Bien aidé par l'OL, il a su lire la défense adverse et prendre d'excellentes décisions sur le fait de tenter sa chance directement avec le ballon. Honnêtement, c'était tellement fun à voir !

Et pourtant la défense...


En attendant, encaisser seulement 13 points reste une belle réussite défensive. Ma première réaction était toutefois de rester un peu sur ma faim concernant l'absence de sack sur Russel Wilson. Mais quand on voit le nombre de fois qu'il s'est fait mettre au sol par Greg Hardy ou autre, on se dit que cette statistique existe surtout grâce à sa capacité de lancer la balle si rapidement.

Parce que globalement, de la pression il y en avait au final. Pas mal de passe incomplètes viennent d'ailleurs d'un duo Hardy/Lawrence très inquiétant pour l'attaque des Seahawks. Mais quelle déception de voir encore nos linebackers mordre si facilement aux feintes de Wilson et de le laisser courir comme cela. C'est la spécialité du gaillard, je suis certain qu'à l'entrainement, ça avait été travaillé pourtant.

D'autant que pour le reste de la défense au sol, pas non plus de quoi avoir honte. 71 yards quand même pour Marshaw Lynch, mais ce n'est pas comme s'il avait eu des boulevards. Pour moi, Rolando McClain a bien volé la vedette à un Sean Lee un peu moins précis et incisif qu'à l'accoutumé sur ces phases là. D'ailleurs, d'une manière générale, Lee n'a pas été exceptionnel et beaucoup de passes moyennes ont été complétées dans son secteur de jeu.

Et l'arbitrage dans tout cela ?


Soyons clair, je pense que les erreurs d'arbitrage font parti du jeu. C'est comme ça. Malgré les replays, malgré les 7 arbitres, tout cela reste sujet à l'erreur humaine.

Mais ce qui est certain, c'est que l'arbitrage de ce match et entaché d'erreurs et ce, pour les deux équipes. Prenons la "passe incomplète" de McFadden. Je ne veux pas paraphraser les playoffs de l'an passé, mais soyons sérieux, It was a catch. Il avait le contrôle, il a réalisé le fameux "football move", les arbitres auraient du trancher en faveur du fumble et rendre la balle à Seattle.

Il y a ensuite ce touchdown assez litigieux ou le replay était vraiment source de confusion. Mais je ne m'y accroche pas trop tout simplement parce que qui peut croire qu'un first down à quelques centimètres de la end zone n'aurait de toute façon pas fini par être converti.

Mais ça nous amène a la polémique du match. 1:38 à l'horloge dans le 4ème QT. Les Seahawks prennent un temps mort. Dans la précipitation, Seattle laisse un 12ème homme traîner sur le terrain et tentent d'appeler un second temps mort pour éviter la pénalité. Et là, les arbitres rentrent dans une espèce de confusion et prennent la décision la plus stupide possible. Ils arrêtent l'horloge, ne sanctionnent pas les Seahawks ni pour avoir tenter un second time out dans la même phase ni pour avoir 12 hommes sur le terrains. Deux grosses boulettes en une. Car au final, aucune pénalité et un time out simplement ignoré par les arbitres mais qui, en raison du gèle de l'horloge a été accordé de fait.

A priori, le second time out n'était pénalisable qu'en cas d'intention de geler le kicker. Ce n'était pas l'intention de Seattle donc le TO aurait du être ignoré c'est vrai MAIS le temps aurait du s'écouler. Dans ce cas, avec 12 hommes sur le terrain au moment du snap, la pénalité aurait été sifflée et les Cowboys auraient eu doit à un first down automatique à quelques yards de la end-zone. Après cela, échec ou non, nous ne le sauront jamais, mais la fin de match aurait été de toute manière différente.

J'ai tenu à revenir dessus car c'était un fait de match tellement important qu'il m'était impossible de l'ignorer. Mais encore une fois, je l'ai expliqué dans cet article, il y a beaucoup d'autres facteurs qui ont conduit à cette défaite. Cette grossière erreur d'arbitrage n'en est qu'un parmi d'autres.

Reste-t-il de l'espoir ?


Dans une autre division, la fiche absolument vomitive de 2-5 serait une sentence de mort. Mais en NFC Est, le leader (New-York) est à 4-4 et les autres teams ont également 4 défaites. Pas franchement incroyable. Donc pour faire court, mathématiquement, oui, nous sommes toujours la course.

Maintenant, sportivement parlant, le bilan n'est pas très encourageant. Si Romo est attendu comme le sauveur (no pressure...) on peut légitimement se poser la question de savoir s'il restera quelque chose à sauver. Romo manquera encore probablement 2 matchs. Si nous affrontons Miami avec une fiche de 2-7 je pense qu'il vaudra mieux que Tony reste tranquillement sur le banc plutôt que de risquer une blessure dans une saison qui sera morte.

Nous n'avons gagné aucun match depuis la blessure de notre QB starter. On peut analyser, trouver les explications, dire que certaines rencontres comme celle des Giants ou même des Seahawks nous ont échappé de peu, il n'en reste pas moins que nous avons perdu. 5 fois de suite. C'est la froide réalité et à l'heure qu'il est, on se demande si nous serons capables d'en gagner au moins une dans les deux semaines qui viennent.

Alors non, les chiffres ne nous ont pas encore condamné. Mais à moins de faire un parcours sans faute jusqu'au mois de décembre en commençant dimanche et en comptant sur quelques faux pas de nos rivaux, cette saison 2015 ressemble de plus en plus à un beau gâchis. 

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