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Ecœuré

Dez Bryant Dallas Cowboys
Dez Bryant n'aura pas été à la hauteur des enjeux
Septième défaite de suite enregistrée cette saison par les Dallas Cowboys en déplacement chez les Tampa Bay Buccaneers. C'est un coup de couteau de plus dans le ventre de tous les fans de l'America's Team et c'est sans doute la fin de tout enjeu pour 2015. Au terme d'une rencontre serrée jusqu'aux derniers instants, les Cowboys rendent finalement les armes, vaincus pas seulement par les blessures, mais surtout par leur trop nombreuses erreurs et fautes de jeu. Pas certain que le retour du Messie la semaine prochaine ne change quoi que ce soit au destin funeste des Boys.

0-7 sans Romo cette saison. Mais d'une manière générale, il faut remonter à 2010 pour voir un QB backup remporter un match dans lequel il aura pris la place de titulaire. Cette Romo dépendance nous explose chaque semaine un peu plus au visage, mais il serait aussi un peu facile de tout mettre sur le dos de cette absence. Non, les Cowboys ont raté leur match purement et simplement.

Trop d’imprécisions


Ce match a été marqué tout du long du sceau de "l'à peu près". Les tackles pour commencer. C'était déjà cas la semaine dernière mais nous avons encore aggravé les choses dimanche. Malgré quelques bonnes pénétrations défensives, les efforts ont souvent été gâchés par des tackles manqués qui permettaient alors (souvent à Doug Martin) aux Bucs de transformer un jeu qui aurait dû être avorté en un gain substantiel. Et pour le coup, cette critique vise l'ensemble des défenseurs, depuis la ligne défensive jusqu'aux safeties. Même quelqu'un comme Barry Church, habituellement très sûr dans ses interventions au sol, a manqué beaucoup trop de placages.

C'est ensuite dans le jeu aérien que le bât a blessé. Matt Cassel a alterné pendant toute la rencontre entre le très bon et le très mauvais. Pourtant toujours aussi bon quand il s'agissait de s'échapper pour trouver un Jason Witten souvent bien démarqué, il a également multiplié les passes longues le long de la touche avec une précision frisant le ridicule.

Mais il n'est pas le seul à recevoir un blâme. Dez Bryant a eu beau faire un discours aux journalistes la semaine dernière, il est totalement passé à côté de son match. Certes, il a réussi à capter 5 ballons, mais il a également laissé tomber deux passes pourtant bien réalisées à des moments clefs du match. Ces erreurs ont coûté extrêmement cher car des réceptions auraient pu être de véritables game changer, à l'image de ce 3rd & 1 en fin de 4ème QT. Dez est une Superstar bourrée de talents. Il est donc normal de lui confier d'importantes responsabilités dans les moments critiques. Cassel a pris les siennes et a parfaitement lancé ces ballons. En laissant filer ces deux opportunités, Bryant a fait beaucoup de mal à l'équipe. Et comme si ça ne suffisait pas, l'interception de fin de match qui scelle le sort des Cowboys tombe directement dans son giron. A 1-contre-1, il est parfaitement logique que Cassel compte sur lui pour faire le play ou, au minimum, briser la passe. Dez ne fait ni l'un ni l'autre et c'est à peine s'il cherche à jouer le ballon, préférant ensuite réclamer une interférence imaginaire.

Échec sur la ligne de scrimmage


L'essence de notre défaite vient également de notre incapacité à contrôler la ligne d'engagement. Des deux côtés de la balle, nous n'avons pas su imposer notre jeu.

Offensivement, la ligne a encore abandonné 3 sacks face à une défense extrêmement agressive. Cassel a réussi à échapper à quelques assauts, mais il ne peut pas non plus survivre à tout. Les menaces sont venues de partout et pas mal de passes ont ainsi été précipitées. Au sol, c'était encore pire et si nous devons à l'explosivité de McFadden quelques jeux nuls ou faiblement positifs, alors que bien mal engagés, il n'a pas pu bénéficier de blocks de qualités. Le jeu au sol n'a jamais vraiment pu se développer et les quelques tentatives de screen pass se sont avérées des échecs cuisants.

Défensivement, on peut tout même saluer la qualité du pass rush extérieur. Quand menace il y a eu sur Winston, elle est venu de là. Mais à l'intérieur... On pensait que le centre de l'OL des Bucs serait un élément de faiblesse. Ce n'est pas ce que j'ai vu. En revanche, j'ai vu Doug Martin courir entre les guards et les tackles et j'ai vu un Jameis Winston très serein dans sa ligne de vue directe.

Que reste-t-il à sauver ?


On lit ça et là que les défaites des Giants et des Eagles nous laissent pratiquement au même point que la semaine passée. C'est oublier que le nombre de match restant a tout de même descendu. On a coutume de dire que la saison est courte en football américain, que les erreurs, même en saison régulière, coûtent bien plus cher que pour une saison de basket à 82 rencontres. Croire que les Cowboys vont se qualifier en playoffs est certes une possibilité mathématiques, mais c'est surtout une aberration sportive. Car non content de devoir enchaîner les victoires, il faudrait compter sur beaucoup trop de faux pas de nos adversaires. La saison est courte ? Celle de Cowboys l'aura été encore bien plus que prévu.

Le retour de Romo en semaine 11 devait marquer le retour de Dallas à 100% de ses capacités. Malheureusement, les Cowboys n'ont pas été capables d'engranger la moindre victoire en 7 rencontres et rendent ainsi ce retour sans grande signification sportive. Certes, médiatiquement c'est important, et ne pensez pas une seconde que Romo ne jouera pas, trop d'enjeux financiers, mais du point de vue du football, que les Cowboys gagnent ou perdent, cela n'a plus grande importance.

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