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Réagir ou mourir

Cowboys 6 vs Patriots 30

Brandon Weeden sera-t-il encore le quarterback des Cowboys face aux Giants ?

Rien ne va plus sur la planète Cowboys. Après une défaite lourde de sens la semaine dernière face aux Saints, Dallas s'incline à nouveau à domicile contre des Patriots conquérants. Vous me direz, les hommes de Jason Garrett ne partaient pas franchement favoris et la défaite, sans être agréable, n'est pas si surprenante. Non, ce qui choque le plus dans cette déconfiture, c'est plutôt la manière dont l'attaque a totalement échoué à faire progresser le ballon et n'a réussi à inscrire que 6 petits points.

L'âme de l'attaque est assise sur le banc


On ne va pas tourner autour du pot cent sept ans, l'attaque ne fonctionne pas sans Tony Romo aux commandes. Factuellement, la fiche rendue par Brandon Weeden n'est pas honteuse, mais elle est juste moyenne. Toutefois sa prestation pose de grosses questions quant à sa capacité à mener les Cowboys à la victoire.

Weeden dispose d'une bonne mobilité. Voilà. C'est à peu près sa seule vrai qualité. Et avec la performance très limite de notre ligne offensive dimanche soir, ça n'a pas été de trop. Je ne sais pas où est passée la "meilleure ligne offensive de la ligue" mais ça fait quelques matchs que nous la cherchons. Si on reprend les notes données par DCF sur les trois dernières rencontres : 4, 4.25 et 3.75. Le pauvre Weeden n'est clairement pas aidé et le jeu au sol non plus.

Mais ça ne fait pas tout. Ses prises de décisions semblent souvent un peu hasardeuses. L'interception face aux Pats vient clairement d'une passe forcée et il aurait également pu avoir la même sanction plus tôt dans le match si le défenseur n'avait pas relâché le ballon après une passe incompréhensible. 

Son autre grand problème est son manque total de précision sur les passes longues. Dans un contexte où la ligne offensive dominée ne permettait pas au jeu au sol de se développer, Weeden a montré l'étendu de ses faiblesses en la matière. La multiplication des situations de 3ème down assez long lui on donné plus de responsabilité qu'il ne pouvait en assumer.

Enfin, l'une des spécialités de Romo c'est de nous offrir des quatrième quart-temps de feu lorsqu'il faut revenir au score. Malheureusement pour nous, Weeden n'a pas du tout cette capacité d'emballer une rencontre. Il n'arrive pas à imposer un rythme, une fluidité de jeu qui décontenance l'adversaire. S'il est un relativement bon backup lorsqu'il faut gérer les affaires courantes (sortie sur commotion du titulaire par exemple), il n'a tout simplement pas ce qu'il faut pour être le starter qui portera une équipe dans la tourmente.

Des Patriots difficiles à semer


Mais même si je pointe les défauts de notre attaque, je dois aussi souligner les qualités de la défense de New England. Pour commencer, leur front-7 était tout simplement monstrueux. La ligne défensive en particulier mettait une pression d'enfer et se permettait en plus de faire tourner l'effectif.

Et ces defensives backs. On en parle ? Quelle rigueur ! Quelle efficacité ! Impossible de créer la séparation. Et même avec une double couverture quasi systématique sur Witten, nos receveurs n'arrivaient tout simplement pas à se dépêtrer de leur marquage. Chapeau bas, car au delà d'un échec des Cowboys, c'est clairement un bel ouvrage défensif affiché par les Patriots.

Une défense héroïque mais usée


Traitez moi de fou, mais pendant un quart-temps, j'ai presque cru que la victoire surprise était possible. Pourquoi ? Parce que notre défense a été tout simplement éblouissante avant de finir par craquer sous la pression d'un match où leurs collègues de l'attaque leur ont laissé faire tout le boulot.

Pour commencer, le retour de Greg Hardy est un véritable enchantement. 2 sacks pour le pass-rusher et une présence incroyable. La frustration de Brady devant un defensive end systématiquement sur son dos était visible pendant toute la rencontre. L'apport défensif de ce joueur est énorme et va tirer vers le haut l'ensemble de la défense.

Autre retour gagnant, celui de Rolando McClain. Agressif, rapide, décisif, le joueur signe un match référence et forme le duo tant attendu avec un Sean Lee lui aussi en grande forme (oui, comme toujours).

Seule ombre au tableau, des cornerbacks dépassés par les évèments. Ce diable d'Edelman a rendu la vie impossible à Morris Claiborne déjà pas toujours très efficace. Entre les problèmes de placement de notre défenseur et la vitesse du receveur adverse, l'affaire était rapidement pliée. Mention spéciale à Byron Jones en revanche à qui ont a confié la lourde tâche de défendre contre le sculpturale tight-end Rob Gronkowski et qui ne s'en ai pas si mal tiré. 0 TD et "seulement" 67 yards pour le 'Gronk.

Mais malgré toute sa bonne volonté, la défense a bien évidemment finie par craquer. Personne ne pouvait croire qu'elle serait en mesure de museler l'attaque hyper prolifique des Patriots (1ère de la ligue en terme de yards gagnés). Non, elle avait fait son travail, elle avait gagné du temps et c'était ensuite à l'attaque d'en profiter pour prendre le large avant que l’ouragan ne se déchaine.

Malheureusement, ce n'est pas ce qui s'est produit. L'attaque a failli et, petit à petit, l'édifice défensif s'est dégradé. Des fautes, bien sur, mais aussi de plus en plus de tackles manqués qui ont coûté vraiment très chers. Et lorsque les big plays ont commencé à apparaitre, la messe était dite.

L'instant charnière de la saison


Les américains appelle ça un "Defining moment". Cet instant qui peut faire basculer les choses. Nous y sommes. A la veille de la bye week, après avoir perdu la tête de la division en faveur des Giants, c'est le moment de se poser et de mettre à plat les choix offensifs.

Nous l'avions écris après les blessures de Tony Romo et de Dez Bryant, tout l'enjeu de la première partie de la saison est de survivre en attendant le retour des play-makers. Il faut gagner suffisamment, ou perdre suffisamment peu, pour conserver les chances de qualification en playoffs et ainsi redémarrer sur des bases saines.

Ne nous voilons pas la face, en l'état, cette équipe de Dallas n'ira pas en playoffs. Brandon Weeden ne nous y conduira pas. Cette ligne offensive, si elle ne réagit pas, ne nous portera pas. C'est l'heure de la prise de conscience. C'est le bon moment pour un électro choc, une remise en question, une transformation. Cette bye week doit permettre aux Cowboys de renaitre face aux ennemis Yankees sous peine de s'enterrer définitivement et de voir cette saison 2015 disparaitre.

Pour moi, cela passe par un changement de quarterback. Pas que je lui fasse porter toutes les responsabilités, non, mais parce que Brandon Weeden est un remplaçant, on bon d'ailleurs, mais ce n'est pas un titulaire. Il faut bien s'en rendre compte à un moment donné. Alors tant pis, lançons les dés et mettons Matt Cassel aux commandes. Une semaine de plus à apprendre le carnet de jeu et il sera temps de le lancer dans le grand bain. Peut-être que ça aurait été trop tôt face aux Patriots, mais ça ne devra plus l'être face aux Giants.

Changer le QB est une mesure forte psychologiquement et elle impacte toute l'attaque. Ce sera un signal pour chacun. Un avertissement sur le fait qu'il est temps de mériter cette étoile sur son casque sous peine de la perdre. Vous n'étiez pas titulaire en début de saison ? Peu importe. C'est le présent qui compte. C'est vous qui formez les Dallas Cowboys aujourd'hui et vous avez intérêt à ce que cela veule dire quelque chose.

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