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Un regard francophone sur l'America's team

La première fois, ça fait toujours mal...

Week 7 : Dallas 20 @ Giants 27 


Matt Cassel Dallas Cowboys
Baptême du feu compliqué pour Matt Cassel
Êtes-vous familier avec la Loi de Murphy ? Une façon commune de l'énoncer est la suivante : "Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal". Et bien le match de dimanche (si ce n'est la saison...) était l'illustration parfaite de cette Loi. Une domination évidente dans le jeu, les statistiques le prouvent, mais noyée dans un amoncellement d'erreurs qui va précipiter les Cowboys vers leur 4ème défaite de rang. Un échec qui pèse très lourd dans la balance face à un rival de division et qui obscurcie un peu plus l'avenir de la franchise pour 2015.

Matt Cassel montre deux visages


Avec déjà trois défaites dans les jambes, la semaine de Bye avait pris des allures d'introspection générale. En dehors de la titularisation de La'el Collins au poste de left guard, c'est la remise des clefs de l'attaque à Matt Cassel qui attirait tout les regards. Une pression énorme allait tomber sur les épaules de l'ancien backup de Tom Brady, tous les fans attendaient sa première passe en retenant leur souffle.

Après des matchs où Scott Linehan s’entêtait à n'appeler que des jeux au sol en dépit du bon sens, la première action offensive a fait office de symbole. Une passe sur Jason Witten pour un gain (grâce à un move du plus bel effet de notre tight end préféré) de 12 yards. C'était encourageant et nous pouvions enfin respirer.

Pourtant, il faudra à Matt Cassel tout le premier quart-temps pour se chauffer. Des lancés imprécis, des décisions contestables, le joueur a besoin de se mettre dans le bain. 60 minutes de jeu plus tard, la pilule est très amer. Les trois interceptions lancées par Cassel ont clairement enterré la partie. Et si sur la première, Terrance Williams n'était pas du tout dans le bon tempo, les deux suivantes tombent directement sous la responsabilité de Cassel qui a non seulement forcé ses passes, mais en plus dans des secteurs où la couverture ne laissait que très peu de doute sur les chances de complétion.

Et c'est vraiment dommage car ces turnovers mis à part, la prestation de Cassel était assez encourageante. L'un des gros défauts de Weeden était son incapacité à lancer des passes longues. Cassel a prouvé dimanche que la verticalité n'était pas un problème pour lui en tentant plusieurs fois sa chance, avec succès, dans la profondeur. Il a aussi montré qu'il pouvait faire preuve d'une redoutable précision comme ce fabuleux touchdown sur Devin Street par exemple. Enfin, sa mobilité est très intéressante. Capable de passer précisément en mouvement, il a aussi échappé à quelques défenseurs que la ligne offensive avait laissé s'infiltrer. De plus, en dehors d'un début de match un peu tremblant lorsqu'il était sous pression, il a encaissé sans broncher de bons tampons pour pouvoir délivrer le ballon dans de bonnes conditions.

C'est donc une performance véritablement schizophrène qu'il nous a proposé en tuant la partie avec ses interceptions. (non parce que 3 picks en 5 passes ce n'est quand même pas Dieu possible !), alors que le reste du temps on peut trouver que sa performance a été plutôt positive.

McFadden porte l'attaque


Joseph Randle rapidement mis sur la touche pour blessure, c'est Darren McFadden qui reprend le flambeau. Et croyez moi, il n'est pas décidé à le lâcher. 127 yards et 1 touchdown pour le coureur qui a littéralement illuminé le terrain de son talent. Au final, beaucoup de courses encore appelées par le coordinateur offensif, mais cette fois, on comprends pourquoi. Que ce soit au physique ou à la technique, c'était le McFadden Show pendant toute la soirée.

Derrière une ligne offensive qui a repris du poil de la bête, McFadden a fait beaucoup de mal aux Giants. 5.2 yards de moyenne par tentative c'est très bon et ça nous permet d'espérer un retour de l'efficacité du jeu au sol qui a fait notre succès en 2014.

Ainsi, malgré les rumeurs insistantes sur le fait que ce serait Christine Michael qui prendrait l'essentiel des snaps (condoléances à ceux qui, comme moi, l'avait ajouté à leur pool de fantasy...), McFadden a su imposer sa marque pendant toute la rencontre. En obligeant New-York à respecter le jeu au sol, il a sans doute permis à Matt Cassel de jouer dans de meilleures conditions. Les Giants, forcés également de se méfier des longs jeux potentiels de Cassel ouvraient d'autant plus les portes à McFadden. Le cercle vertueux tant attendu était de retour.

On regrettera tout de même un systématisme encore chronique sur les first downs. J'en comprends la nécessité la plupart du temps, mais il aurait été intéressant de surprendre un peu la défense des Giants.

D'autant que l'on saluera tout de même la créativité renouvelée de cette attaque. Ça fait combien de temps que nous n'avions pas vu un reverse par exemple ? Par deux fois nous y avons eu droit dimanche, et par deux fois cela fut un succès entre les mains de Lucky Whitehead. Un régal. On ne peut pas faire que ça bien sur, mais quand une attaque se permet ce genre de fantaisies, c'est qu'elle est à l'aise dans ses baskets.

D'une manière générale, le changement de quarterback combiné à un McFadden en grande forme a permis à notre attaque d'évoluer de façon beaucoup plus dynamique.

La défense toujours aussi intéressante


Que ça fait plaisir de ne plus trembler à chaque snap. Notre défense reste un bon sujet de satisfaction et ne nous en privons pas. Alors oui, nous avons abandonné un ou deux big plays malheureusement. Mais toutes les défenses le font. Tenir les Giants à 170 yards de passes, c'est déjà très bien.

Deux raisons à ce succès aérien. La première, c'est la pression de fou furieux que Greg Hardy a mis sur Eli Manning. Un sack pour le defensive end et une omniprésence angoissante pour Manning. Deuxième raison, pour l'essentiel, nos cornerbacks ont été plutôt efficaces dans cette rencontre. Mo' Claiborne m'a enfin sorti un match qui m'a plu mais c'est surtout Byron Jones qui a réalisé une performance splendide. Le rookie justifie enfin son choix et nous offre une prestation de référence.

En revanche, j'ai bien dit "l'essentiel" car Brandon Carr était encore une fois totalement en décalage et a même failli laisser passer une deuxième réception à une main de Odell Beckham Jr. Honnêtement, je me pose de plus en plus la question de la légitimité de le titulariser quand nous disposons de Corey White et Byron Jones.

Revenir à un jeu plus propre


Si toutes les statistiques ou presque sont en notre faveur, comment avons-nous pu laisser passer la victoire ? Les erreurs d’exécution et les fautes, voilà comment.

Premier constat, on ne peut pas gagner de match en NFL en lançant 3 interceptions. Matt Cassel l'a lui même dit, il ne cherche pas à se dédouaner. Le reste de sa prestation a beau être solide, ces trois turnovers sont ce qu'il restera de son premier match chez les Cowboys et c'est bien normal tant ils ont contribué à démolir l'édifice offensif. Les Giants ont moins bien joué que nous, mais ils ont réussi à protéger le ballon. Au final, ce sont eux qui partent avec le "W" et c'est tout ce qui compte vraiment.

Deuxième remarque, l'accumulation de fautes. Claiborne nous a fait sa passe interférence classique (une à chaque match...) et les linemen offensifs ont encore multiplié les falses starts. La discipline de jeu doit vraiment être mieux maitrisée. Et pas la peine de s'énerver sur la pass interference offensive appelée contre Devin Street. D'une part, tout le monde est d'accord pour dire que c'était un bien beau plantage des arbitres, mais d'autre part, c'est bien la ribambelles d'autres bourdes, bien réelles celles là, que nous avons fait, qui nous ont fait perdre le match. Les erreurs d'arbitrage ça arrive, il faut vivre avec.

En revanche, énorme carton rouge à l'Equipe Spéciale. Prendre un touchdown sur un retour de kick off alors même que l'attaque vient de réaliser un drive spectaculaire pour revenir à égalité, ça relève presque du crime contre l'Humanité. C'est tout simplement inexcusable et, sans cautionner, ça fait comprendre l'attitude de Greg Hardy un brin chafouin sur la ligne de touche. Que voulez-vous, le gars est extrêmement talentueux mais également extrêmement agressif. Nous l'avons signé pour ces deux raisons donc il ne faut pas trop s'étonner de ce genre d'épisode.

Il reste néanmoins que cette bévue nous coûte très cher et que derrière, Cole Beasley se permet de laisser filer le ballon après l'avoir touché sur le kick off, finissant ainsi de piétiner nos maigres espoirs.

A deux victoires derrière les Giants (qui n'ont pas encore eu leur bye) en tête de la NFC Est, le monde sans Romo et Dez n'aura jamais paru aussi désolé. L'heure n'est pas encore à perdre espoir, sincèrement, ce n'est pas encore joué. Mais perdre dimanche a été une grosse claque dans nos visages de fans et ce n'est rien de moins qu'une victoire qu'il va falloir aller chercher dimanche face à des Seahawks pas si impressionnants cette saison. Nos espoirs, nous pouvons les conserver encore un peu, mais à force de "perdre des matchs que nous aurions du gagner" et d'enchainer les "défaites pleines de signes positifs", le bilan reste tout de même de 2 victoires pour 4 défaites. Il est peut-être temps d'avoir une vrai victoire. Allez, courage, plus que 2 matchs sans Romo...

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