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Un regard francophone sur l'America's team

Les Cowboys étouffent les Eagles

Sean Lee Dallas Cowboys
Sean Lee, leader d'une défense étincelante face aux Eagles

Week 2 : Cowboys 20 @ Eagles 10


Seconde victoire de rang pour les Cowboys qui se déplaçaient dimanche chez les rivaux de Philadelphie. Si la fiche est sans faute, ça n'a pas été le cas du jeu offensif de Dallas. C'est en effet un véritable camaïeu de tout ce que le règlement de la NFL compte de fautes offensives que nous ont offert les Cowboys. Une performance d'une laideur sans nom qui vient parachever une soirée gâchée par la blessure de Tony Romo. Heureusement, la défense a sauvé la maison et offert la victoire à l'America's Team.

Une attaque indisciplinée


18 fautes pour 142 yards. Sérieusement ? 18 ! C'est tout simplement le record de l'histoire de la franchise. Oui, même à l'époque où les fautes stupides gangrenaient le jeu des Cowboys, nous n'avions jamais assisté à autant de lancers de mouchoir jaunes.

Et tout y est passé, depuis les holdings à répétition en passant par les delay of game parce que tel ou tel joueur n'avait pas compris où il devait se placer. Une performance attroce, des yards de perdus dans les pires moments et on obtient une situation ubuesque où l'on a sérieusement cru à un retournement de situation par les Eagles alors que Dallas a dominé ce match de bout en bout. Le score aurait pu être plié à la mi-temps sans cette accumulation de fautes mais heureusement, les Eagles ont eux aussi eu leur part de pénalités critiques. Comme quoi, la solidarité en NFC Est ça doit exister.

La vie sans Dez Bryant ? Ça va merci.


Essayons tout de même de regarder le positif dans cette attaque. La bonne nouvelle, c'est que Terrance Williams semble très à l'aise dans son rôle de numéro 1. Le receveur a capté 4 passes pour 84 yards et marqué le touchdown de la victoire (aidé par une couverture aux fraises sur ce coup il faut l'avouer). Nous n'avions aucun doute sur son talent, il lui restait maintenant à gérer la pression d'être le Bryant de substitution. On peut considérer qu'il s'en sort honnêtement, bien aidé par un Cole Beasley plus présent qu'à l'accoutumé et cela pour notre plus grand plaisir.

Enfin, le vétéran tight-end Jason Witten a lui aussi pris ses responsabilités malgré un instant de flottement où nous l'avons vu boiter sur la ligne de touche, et permis d'assurer un jeu aérien décent.

Au sol, la performance globale est assez satisfaisante. Quand la ligne offensive n'était pas occupée à faire des faux départs ou des holdings, les blocs mis en place ont permis à Randle et McFadden de faire le taf. Individuellement, ces deux là n'ont pas des résultats incroyables. Mais comme cette saison il va falloir s'habituer à analyser les running backs en groupe plutôt que un par un, c'est bien les 109 yards totaux qui nous interessent et nous rassurent.

Au passage, chapeau à La'el Collins qui, selon toute vraisemblance, vient de monter en grade. En remplaçant Bernadeau au poste de left guard au bout de deux drives avec une efficacité redoutable, le rookie devrait voir son temps de jeu rester au sommet, si ce n'est être nommé starter.

La défense paralyse Philadelphie


Si l'attaque a difficilement marqué 20 points, la défense, elle, a tenu en échec les Eagles et pratiquement annihilé leur capacité offensive. Difficile de refréner un petit sourire satisfait sur les 2 petits yards accumulés en pas moins de 13 courses par notre ancien running back vedette DeMarco Murray. Trahi par une ligne offensive totalement dominée par le front-7 des Boys, Murray a du se résoudre à réaliser un second match très décevant sous ses nouvelles couleurs. Courage DeMarco, je suis sur que tu n'as pas fait le mauvais choix...

D'une manière générale, difficile de trouver du négatif dans cette défense. J'ai du mal à me dire que j'écris ces lignes mais c'est pourtant vrai. Franchement, n'hésitez pas à commenter et à me contredire si vous avez des griefs contre la performance défensive des Cowboys dimanche car moi, je dois dire que ma colère face au jeu brouillon (au bas mot...) de l'attaque était instantanément dissipée par une exécution d'une efficacité redoutable à tous les secteurs de jeux.

Évidemment, on peut commencer par citer Sean Lee. Si vous en doutiez, il est bien de retour à 100%. 14 tackles dont 2 pour perte et une interception dans la end-zone, le joueur aux ligaments ressuscités a littéralement crevé l'écran. Présent partout, collant le ballon à chaque instant du jeu, il a été le poison d'une attaque de Philadelphie dépassée par les évènements.

Mais je veux saluer tout particulièrement la prestation des cornerbacks. Souvent cités comme étant le maillon faible de la défense, je le dis moi-même régulièrement ici ou ailleurs, j'ai trouvé leur performance en homme à homme pratiquement sans tâche. Les quelques fois où ils étaient un peu dépassés, Sam Bradford nous rendait service en envoyant le ballon un peu n'importe comment... Mais dans l'ensemble, quelle présence ! J'ai tout particulièrement apprécié le jeu de Tyler Patmon qui a été le cauchemar de Miles Austin toute la rencontre.

Jinx Report : la fracture de Tony Romo


Mais la principale information de la soirée, celle que tous les médias relaient, celle qui vous a perturbé le sommeil, c'est que Tony Romo s'est à nouveau fracturé la clavicule gauche. Et ça mes amis, pour vous ruiner une soirée, y'a pas mieux.

Troisième quart-temps, après un contact tout à fait légitime Romo chute droit sur son épaule. La grimace qui défigure le joueur en dit long et ses lèvres le confirment lorsqu'il est évacué sur la touche. "It's broken".

A 13-0, le fantôme d'un comeback des Eagles dans un match où l'attaque a fait tellement d'erreurs devient très présent. Brandon Weeden entre en jeu et, comme on pouvait s'y attendre, ne lancera que très peu le ballon. Beaucoup de courses appelées pour faire couler l'horloge mais aussi peut-être un peu par manque de confiance envers le backup qui aura tout de même rempli son office avec 7 passes complétées sur 7 pour 73 yards et 1 touchdown.

Malgré une attaque ayant perdu son sel, l'incendie a donc été contenu et la victoire préservée. Mais il faudra faire bien plus lors des prochaines semaines si l'on ne veut pas voir tout espoir s'envoler pour la saison. En effet, lorsque je vois un jeu de course en 3rd and 12, je me dis que Scott Linehan (le coordinateur offensif) n'a pas grande confiance en son quarterback. Cela va vite devoir changer car le jeu maintenant consiste à rester suffisament dans la course aux playoffs le temps que Romo se refasse une santé et reviennent en héro comme dans une bonne série américaine.

Saison terminée ?


Car non, je ne crois pas que la saison soit terminée. Sur le moment, comme tout le monde, c'est ce que je me suis dis. Et puis la nuit est passée par là, la réflexion pour cet article également.

Premièrement, regardez ce que cette défense a produit et vous vous rendrez compte que nous ne sommes pas du tout dans la même situation qu'en 2010 lorsque Romo a souffert de la même blessure. Jon Kitna, le remplaçant à l'époque, avait reçu une pression monumentale car les Cowboys avait franchement une réputation (justifiée...) de passoire défensive. Et c'était sans compter une ligne offensive vraiment pas au niveau qui ne lui facilitait pas la vie et réduisait énormément le jeu au sol.

Cette année, si notre défense maintien son niveau, Brandon Weeden, ou peu importe qui prendra la relève, aura beaucoup moins de temps de jeu. Il devra réaliser des performances propres et efficaces, mais on n'attendra pas qu'il prenne toutes les responsabilités. Il bénéficiera en outre d'une ligne offensive 5 étoiles pour développer son jeu.

Ce qui va manquer par contre, c'est la science du jeu de Romo. Ça ne vous aura pas échappé, mais Romo a tendance à flirter avec le delay of game à chaque snap. Pourquoi ? Parce qu'il fait énormément d'ajustements. Contrairement à Weeden, Romo ne lance pratiquement aucun jeu sans adapter une course, une route ou un placement offensif. C'est ça la grande force de son attaque, c'est cela qui sera très difficilement remplaçable.

Mais en partant du principe qu'il manquera 8 semaines, il pourrait être de retour, avec Dez Bryant, fin novembre. Et s'il rejoue, on le sait, il rejouera presque à 100% car malheureusement, ce n'est pas la première fois que nous le voyons bloqué à l'infirmerie. Romo est un guerrier. Même les côtes cassés, même la main en vrac, il est toujours revenu à un très bon niveau.

Alors il faut tenir. Survivre. Gagner un maximum pour arriver début décembre avec notre destin en mains. Quand on regarde le calendrier, il nous restera encore la double confrontation contre les Redkins a passer donc tout sera peut-être encore possible.

Je comprends la déception de beaucoup, je peux comprendre le pessimisme, mais nous ne sommes qu'en semaine 2 et je pense qu'il est bien trop tôt pour cela. Pas avec tout le talent que cette équipe a su nous montrer depuis quelques temps. Serrez les temps, allumez des cierges et regardons avec une confiance toute raisonnée les semaines à venir.

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