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La défense oublie qu'un match compte 60 minutes

Joseph Randle Dallas Cowboys
Joseph Randle porte l'espoir d'une attaque capable d'avancer avec panache
Pendant la moitié de la rencontre, nous avons pu espérer que la ribambelle de blessures que compte l'effectif des Dallas Cowboys n'allait pas affecter notre capacité à remporter des matchs. Mais c'était sans compter un dur retour à la réalité et une seconde mi-temps catastrophique à tous les niveaux. Une seconde demi-heure de jeu aussi horrible à voir que la première était magique à suivre. Si l'attaque n'est pas exempte de responsabilité dans cette échec, c'est bien la défense qui s'est totalement effondrée face à des Falcons qui ont su s'adapter et proposer une réponse cinglante à une première mi-temps à sens unique.

La stratégie de survie


On le sait, toute la question est de savoir si les Dallas Cowboys ont la capacité de survivre aux semaines qui viennent afin d'être encore en position de se qualifier pour les playoffs lorsque l'ensemble de l'effectif sera opérationnel d'ici 7 semaines minimum.

Dans cette optique, l'attaque a mis en place le plan de jeu que tout le monde s'attendait à voir. Un jeu essentiellement basé sur la course avec un quarterback aux responsabilités limitées, ayant instruction de réaliser un maximum de passes courtes ou moyennes et surtout de protéger le cuir à tout prix. Pendant 30 minutes, cette stratégie a parfaitement fonctionné et nous nous sommes pris à rêver d'une victoire de plus.

En effet, chacun aura été electrisé par la performance en première mi-temps de Joseph Randle. Sur ses trois premières portées, Randle aura accumulé 85 yards et 1 touchdown. Boum. Sans appel. On aurait presque cru que la défense des Falcons en était encore à l'échauffement. On finira cette demie avec 131 yards au sol et 4 touchdowns à la course dont 3 pour Randle. Une exécution. Et côté Brandon Weeden, rien à redire. Un jeu propre, efficace, basé sur ces fameuses passes de longueur intermédiaire d'une très bonne précision et profitant d'un Jason Witten décidé à prouver que malgré ces soucis de cheville il était tout à fait apte à jouer. Oublié pendant un temps l'absence de Romo ou de Bryant, l'attaque des Cowboys brillait et rien ne semblait pouvoir enrayer une mécanique impressionnante d'efficacité.

Mais cette stratégie se basait également sur une autre condition indepensable : une défense mettant beaucoup de pression sur la QB adverse et capable de réaliser des stops assez rapidement. Et encore une fois, pendant 30 minutes, le job a été fait relativement correctement. Si la pression a manqué dès le début du match, nous y reviendrons, les linebackers, eux, Sean Lee en tête, étaient intraitables et derrière J.J. Wilcox venait jouer presque en position de cornerback pour assurer une couverture de passe très honnête.

Mais ça. C'était avant.

La défense s'effondre pendant que l'attaque étouffe


Évacuons toute suite la question. Brandon Weeden ne porte absolument pas le poids de la défaite. Je sais qu'il était un énorme point d'interrogation pendant toute la semaine et bien laissez moi vous dire qu'il n'est pas le problème de cette équipe. Attention, je ne dis pas qu'il est formidable. Par exemple, son manque de précision sur les passes verticales est un vrai problème car il a ainsi manqué deux complétions importantes. Mais ce qui est certain, c'est qu'il rend une fiche assez propre de 22/26 pour 232 yards et que personne ne lui en demandait plus. Certes, l'interception est fâcheuse et résulte d'une décision complétement incompréhensible de tenter une passe desespérée vers Witten alors qu'il fallait tout simplement se débarrasser du ballon. Mais ce genre de bêtises arrive, surtout chez un backup, et il fallait être capable de rebondir.

Alors qui ou quoi ? Premier élément, la défense d'Atlanta a parfaitement réagit. A un moment, il faut quand même reconnaitre quand l'adversaire est bon et là, c'était le cas. Le front 7 des Falcons a pris le meilleur sur notre ligne offensive qui a été malmenée pendant toute la seconde mi-temps. Il en a résulté un jeu au sol extrêmement difficile à mettre en place ce qui a fait s'effondrer notre stratégie.

En outre, le peu de passes longues appelées n'est pas passé inaperçu. Fidèle à ses instructions, Weeden a multiplié les screen pass voir même les checkdown, notamment sur un Lance Dunbar habitué à l'exercice. Cette version amputée du carnet de jeu offensif a permis à la défense des Falcons de gagner en efficacité car moins sujet à s'éparpiller. Au final, leur qualité d'exécution a largement augmenté pendant que la notre prenait l'eau de toute part. Ne pas réussir à mettre le moindre point en deuxième mi-temps et parfaitement inexcusable et cela, quelque soit la tentative d'explication que l'on peut trouver.

Mais la vrai, la grosse raison de cette échec, celle qui explique que l'on a disposé par deux fois d'une avance de 14 points et qu'elle a totalement disparu pour finalement accoucher d'une défaite, c'est que la défense s'est totalement effondrée en seconde mi-temps.

Finie, la bonne tenue de ligne défensive, disparu le minimum de pression sur Matt Ryan, absente la lecture de jeu des passes et l'efficacité des tackles. Pendant 30 minutes, et à l'exception des safeties et de quelques rares bons moments, la débâcle été totale.

Grâce à une ligne offensive dominatrice, le jeu au sol de Devonta Freeman nous a éparpillé. Impossible de contrôler la tranchée pour notre front 7 dans lequel Terrell McClain (blessé) ou même Rolando McClain (toujours suspendu) auraient pu apporter un soutien à un Nick Hayden bien esseulé et surtout, bien fatigué à force de faire tout, tout seul.

Et quel échec lors des blitz. Matt Ryan devait se sentir particulièrement tranquille alors que l'absence de nos meilleurs pass rusher que sont Greg Hardy et Randy Gregory nous a littéralement explosé au visage.

Enfin, Julio Jones était franchement en roue libre face à un Brandon Carr dépassé par le niveau de son adversaire. Carr n'est déjà pas un modèle de fiabilité en temps normal, mais là, face à un des tous meilleurs receveurs de la ligue il n'était clairement pas l'homme de la situation. Sans le précieux soutient de J.J. Wilcox, la facture aurait même pu être encore plus salée.

Conserver notre stratégie car nous n'avons guère le choix


Malheureusement, il va falloir persévérer car pour l'instant, il faut laisser passer l'orage. Dimanche prochain, face aux Saints, c'est dans le même esprit que nous allons nous présenter au Superdome. Dans le même esprit, mais avec une exécution meilleure espérons le. Car pour l'instant, nos options sont encore limitées et nous allons donc compter sur un travail important cette semaine sur la défense afin de retrouver celle qui a tant fait souffrir les Eagles.

Du côté de l'attaque, la ligne offensive va devoir justifier son statut car pour l'instant, elle est passée de bonne (Giants), à faible (Falcons) en passant par alarmante (Eagles). Un peu de constance ne serait pas de refus afin de permettre à l'attaque de se développer.

La bonne nouvelle, c'est que notre division n'est pas non plus un temple du haut niveau cette saison. Avec un bilan de 2-1 nous restons en tête. Mais pour conserver nos chances, il faut impérativement reprendre nos esprits face à des Saints en mauvaise postures et qui chercherons justement à profiter de Cowboys affaiblis pour se refaire une santé. Il n'est pas l'heure de paniquer, mais cette rencontre nous aura tout de même prouvé qu'il va falloir faire preuve d'une discipline sans faille pour espérer se présenter la tête haute en décembre.

3 commentaires:

  1. Nous sommes bien d'accord que c'est bien en défense que le plus gros problème fut. On ne pourra jamais gagner un match en encaissant 39 points

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  2. Vu l'état de la ligne defensive je me demande si on pouvait faire mieux. Dans des conditions normales, Hayden ne pouvait pas finir le match.
    Les Falcons nous ont complètement pliés. L'attaque a fait ce qu'elle voulait de notre défense. Et l'attaque est passé complètement à coté de la deuxième mi-temps.
    Je ne sais pas si les calls étaient bon, mais la ligne n'a pas réussi à proposer des brèches pour les RB et aucun de nos WR arrivaient à se démarquer.
    Les Falcons ont bouffé les lignes, à partir de là... c'était défaite pour nous.

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  3. Ce qui intrigue c'est que la faillite de la défense a été très soudaine. Tout allait bien jusqu'à la sortie de Lee... et même si cette sortie n'a pris que quelques minutes, on ne s'en est jamais remis. C'est étrange pcq la sortie de Lee ne peut évidemment pas être le seul déclencheur de cette défaillance totale. Tout a craqué d'un coup, dur de comprendre.

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