Header Ads

Un regard francophone sur l'America's team

L’ère Jerry Jones est finie et la page Jimmy Johnson est enfin tournée

C'est article a été proposé et écrit par David. Non content d'être très actif dans notre petite communauté et d'être aussi, avec Hugues et moi, derrière les comptes Facebook et Twitter de Dallas Cowboys France, le voici maintenant qui offre un regard complet et intéressant sur les changements radicaux dans la gestion des Dallas Cowboys. Un grand merci à lui, c'est à lire absolument !

A Football Life : The Great Wall Of Dallas
"The only thing that can stop Dallas is Free Agency"
Oubliez la fausse vidéo sur Dez, oubliez le départ de DeMarco Murray pour les Eagles, oubliez Adrian Peterson, la vraie info de cette semaine c’est la fin de l’ère Jerry Jones aux Dallas Cowboys et qu’enfin la page Jimmy Johnson est tournée. Le départ de DeMarco Murray chez l’un des rivaux les plus exécrés, devrait nous faire perdre la tête, et pourtant c’est la meilleure nouvelle depuis des années du côté de Dallas. Je vous propose un bref retour en arrière pour bien comprendre l’impact de ce départ.

"Si Jimmy était là, ça ne se passerait pas comme ça !"


Au travers du blog, nous dialoguons avec des fans de différentes générations. Certains ont eu la chance de connaitre l’époque Tom Landry/Roger Staubach, d’autres ont eu le plaisir de découvrir les Cowboys au travers de la triplette, et pour les plus jeunes la chance fut de ne pas connaitre les exploits de Quincy Carter ou de Chad Hutchison. Mais nous avons tous entendu au moins trois remarques. « Pourquoi Jerry Jones continue à être le Général Manager ? » « Que serait-il arrivé si Jimmy Johnson serait resté ? » et la critique principale est « vous vivez dans le passé. » Et bien tout cela est fini. Jerry Jones n’est plus seul maitre à bord maintenant, les Cowboys sont enfin décidés à passer à autre chose. Nous allons pouvoir aborder le futur sereinement.

Depuis 1996 et le dernier titre des Cowboys avec Barry Switzer et « l’équipe de Jimmy », tout a été écrit sur les relations entre Jerry Jones et Jimmy Johnson ou sur la chute de cette dynastie. Jimmy Johnson est parti avec deux Super Bowls et le rôle du gentil. Le manque de résultat de Jerry Jones et son envie de tout contrôler était accablant. Jerry Jones était le seul responsable pendant presque 20 ans. Il décidait des choix de draft, des contrats et il avait son mot à dire sur les tactiques. Pour les Cowboys se furent beaucoup d’échecs et très peu de réussites.

"Nothing Personal just business"


Jerry Jones est un homme de passion. C’est cet élan qui l’a accompagné lorsqu’il acheta les Cowboys. Et c’est cette sensibilité qui freine la réussite sportive de la franchise. Il était capable de donner presque tous ses tours de draft pour un joueur suite à un coup de cœur. Le salary cap était sclérosé par des contrats trop généreux et souvent pour des joueurs sur la fin. Aujourd’hui tout cela est fini.

L’année dernière, DeMarcus Ware est parti, cette année c’est DeMarco Murray qui finit sa carrière chez les Cowboys. Les deux joueurs étaient des franchise players et des personnalités importantes du vestiaire. Et les deux voulaient leur gros contrat. La logique Jerry Jones aurait été de céder, quitte à handicaper les futurs salary cap. Mais cette fois, c’est la gestion qui prime.

Non, il ne fallait pas donner de gros contrat à DeMarco Murray. Il mérite son argent, mais les Cowboys ne pouvaient pas lui proposer autant que la concurrence. En 2015, 61 Millions de dollars seront pour seulement quatre joueurs des Cowboys, Tony Romo, Tyron Smith avant sa restructuration,  Dez Bryant et Jason Witten. Il était dangereux de donner trop de place dans le salary cap pour juste cinq joueurs offensifs. Surtout pour un joueur aux nombreuses blessures et avec des fumbles importants et une défense à consolider.

Le choix a été fait de proposer 5 millions pour DeMarco Murray, et pas un cents de plus. Et ce choix a été fait par Stephen Jones. Le fils Jones n’est peut-être pas encore GM, mais c’est tout comme. "Stephen Jones: Dallas Cowboys Chief Operating Officer/Executive Vice President/Director of Player Personnel." Aujourd’hui c’est lui qui décide de la politique du salary Cap. Plus que la passion et l’attachement de Jerry Jones pour ses joueurs, c’est les qualités de gestion de Stephen Jones qui priment chez les Cowboys aujourd’hui.

Rendre à Jason ce qui est à Jason


DeMarco Murray est un très bon running back. Il a réussi à dépasser Emmitt Smith ou Tony Dorsett sur différents records. Il a fait une saison excellente. Et pourtant aujourd’hui les Cowboys peuvent passer la page DeMarco Murray avec calme. Et vu la qualité du joueur, c’est presque une prouesse. Et tout ça grâce à notre ligne offensive. Notre vraie force est cette ligne. Et là nous pouvons dire merci à Jason Garrett. Depuis que Garrett a pris la tête de l’équipe, le profil des joueurs draftés s’est étoffé.
Lorsque les Cowboys draftaient Tyron Smith, Travis Frederick, Zack Martin beaucoup ont critiqué. Des profils étaient plus intéressants et nécessaires pour beaucoup d’analystes. Le cas le plus récent était celui de Zack Martin. Beaucoup voulaient un certain Manziel, un jeune quarterback texan plein de talents. Et pourtant les Cowboys ont choisi le guard de Notre Dame. Et ce fut un véritable succès. Même Doug Free, qui était critiqué par tous depuis des années, semble essentiel aujourd’hui. On peut parler de Terrance Williams, drafté alors que les Cowboys avaient, selon les même analystes, déjà de parfaites cibles pour Tony Romo. Un an après ce choix, Miles Austin quittait les Cowboys aussi discrètement que sa dernière année chez les Cowboys.

Avec Garrett, les Cowboys ont compris qu’une équipe se construit par les lignes. Sans ligne, aucun playbook n’est bon. Jason Garrett était décrit comme un coach sans personnalité. Il était la marionnette de Jerry Jones. Son discours est toujours aussi monotone en conférence de presse. Mais ce n’est pas devant les caméras qu’il est bon. C’est comme coach. Et là le board des Cowboys lui a laissé le temps pour construire son staff. Un staff peut-être trop important. Mais cela lui laisse une vision plus globale sur l’évolution de son équipe au jour le jour. Cela lui permet de passer plus de temps sur chaque poste et de s’assurer que tout est bien coordonné.

Mais Jason Garrett n’est pas seul. Deux personnes sont à mentionner. Tom Ciskowski, qui s’occupe du scouting pour le Collège et Will McCLay qui est l’assistant de Stephen Jones. Comme l’a déclaré Will McClay, le focus des Cowboys est de trouver des joueurs qui n’auront pas peur lors des gros matchs. Avant de laisser partir DeMarco Murray, ces deux ont dû déjà proposer des profils à Jason Garrett.


Oublions le Running Back, regardons la défense


Le vrai dossier pour les Cowboys cette année ce n’est pas DeMarco Murray, mais la défense. Nous avons une ligne à construire, un complément à DeMarcus Lawrence à choisir et des choix à faire au poste de cornerback. Brandon Carr aura ou non son contrat renégocié. Vous pouvez compter sur Stephen Jones pour peser le pour et le contre sur ce contrat. Mais la construction se fera comme pour l’attaque, d’abord la ligne.

Les interrogations au poste de Running Back sont déjà résolues pour 2015. La draft est bien assez profonde à ce poste pour pouvoir travailler avec un rookie talentueux. Avec McFadden aujourd’hui et les running back déjà présent, il sera bien entouré. Le poste de cornerback est plus problématique aujourd’hui. Brandon Carr n’a pas le rendement à la mesure de ses 8 millions de dollars. Et un Morris Clairborne ne montre pas les résultats attendu pour un premier tour de draft.

N’attendez pas de noms pour la free agency. Ce n’est pas fait pour cela. Une équipe se construit par la draft et gagne en profondeur avec la free agency. Un Running back sera drafté pour pallier au départ de Murray. A moins que Will McClay et Jason Garrett n’ai déjà son successeur dans le roster.

Nouveau défi : Faire place au futur


L’ère Jerry Jones était l’ère des coups de cœur, du glamour, des gros contrats. Aujourd’hui, les Cowboys veulent des joueurs besogneux, des lignes solides et un salary cap assez flexible pour pouvoir affiner les mouvements des joueurs. On a enfin trouvé un board stable avec une idée claire sur l’identité de l’équipe.

On a bien assez reproché à Jerry Jones de donner des gros contrats trop facilement, de tout décider et de changer de staff dès les premières difficultés. Nous ne cessions de critiquer la gestion des Cowboys trop ancrée dans les années 90. Alors saluons cette nouvelle posture. C’est déjà une amélioration significative par rapport aux deux dernières décennies. Il est temps de nous réjouir.
Pour la première fois, une saison s’est terminée sans critique sur Tony Romo. Et si cela n’est pas suffisant pour vous démontrer que les choses changent, je ne sais pas ce qu’il vous faut.

illustration : "A Football Life : The Great Wall Of Dallas"

1 commentaire:

Tous droits réservés Hugues Manetti et Maxime Bardot. Fourni par Blogger.