Header Ads

DeMarco Murray signe chez les Eagles

DeMarco Murray signe pour 5 ans avec les Philadephia Eagles
C'était l'angoisse de tout supporter de l'America's Team. On le sait depuis longtemps, 2015 était l'année ou DeMarco Murray pourrait tester le marché en tant qu'agent libre. Il l'avait annoncé à l'intersaison, c'est ce qu'il comptait faire. Dans un contexte où les Cowboys sont englués dans leur salary cap, notre raison nous poussait à savoir que retenir Murray serait une performance probablement trop dure à réaliser. Mais notre coeur lui s'accrochait desespérément à un faible espoir de convaincre le meilleur running back de la ligue, briseur de record de franchise et membre fondamental de l'attaque de Dallas de choisir de demeurer parmi nous pendant encore quelques années. Mais cette nuit, retour à la réalité du foot business. Murray ne portera plus le casque étoilé et, pire que ça, il enfilera l'uniforme d'un rival.

Trop haut pour s'aligner


$42 millions sur 5 ans dont $21 millions garantis. C'est ce que Chip Kelly et les Philadelphia Eagles ont posé sur la table. DeMarco Murray touchera donc plus de $8 millions par an en jouant pour Phily. L'offre des Cowboys s'élevait à $6 millions par an mais surtout ne comportait que $12 millions garantis. A priori, c'est cette dernière variable qui a scellé le deal.

Il va donc falloir s'y faire. Ce sera douloureux, ce sera frustrant et surtout, ce sera un véritable défi sportif de devoir affronter Murray deux fois par an. Je le twittais hier, le voir partir, c'est une chose, mais le voir signer chez un rival de division, c'est véritablement la double peine. La rivalité est forte entre Cowboys et Eagles et ont peut déjà voir les mots de traitre et de vendu trainer un peu partout sur le web.

Ici, ça n'est pas notre style. Et pourtant, j'écris personnellement cet article d'autant plus difficilement que je suis un fan de Murray depuis ses années Sooners à Oklahoma University. Je me souviens encore de ma joie lorsque les Cowboys l'ont drafté au 3ème tour. Je savais qu'on avait mis la main sur une pépite. Mais c'est la réalité du sport. Murray estime qu'il sera mieux considéré, mieux respecté (financièrement parlant donc...) du côté de Philadelphie ? Qu'il tente le coup. Mais son succès 2014, si fulgurant, est en grande partie dû au long travail de reconstruction de la ligne offensive qui a enfin touché son but. Les conditions ne seront pas les mêmes chez les Eagles, et, on le sait, un running back aussi talentueux soit-il n'est rien sans une bonne ligne.

C'est donc la fin de l'aventure après 4 saisons dont 1845 yards et 13 touchdowns 2014. Une année dans laquelle il aura fait tomber à la fois le record de Jim Brown (1958), en alignant plus de 6 matchs consécutifs à 100 yards, ainsi que le record d'Emitt Smith pour le nombre de yards parcourus en une saison qui était de 1773 yards. Son objectif affiché a tout de fois toujours été le même : gagner un Super Bowl. Il estime que les Cowboys ne lui permettront pas alors que les Eagles oui ? L'histoire nous le dira.

Mais j'ai tout de même envie de finir sur un "Merci M. Murray" pour nous avoir fait autant vibrer cette saison. La saison la plus enivrante et la plus éclatante depuis des années. Grâce à lui, nous avons pu rêver de voir à nouveau les Cowboys jouer le premier week-end de février, grâce à lui, la ligue parlait d'un joueur de Dallas comme futur MVP, grâce à lui, le cœur des fans a battu plus fort et plus longtemps que lors de n'importe qu'elle saison des années 2000. Merci.

L'après Murray


Il va falloir bien négocier la suite si nous souhaitons réitérer et même, dépasser, les bons résultats de 2014. Alors, qui pour remplacer Murray ?

Du côté de nos propres joueurs, le successeur désigné est Joseph Randle. Le coureur d'Oklahoma State a vu assez peu d'action jusqu'ici, seulement 51 portées en 2014 pour 343 yards. Ça nous fait quand même une moyenne très très honnête de 6.7 yards. A 23 ans, c'est un joueur très bon techniquement, avec des capacités athlétiques importantes lorsque l'on parle d'évasion, de spin, de cut. Ce qu'il a moins démontré (pour l'instant) c'est le côté impact et bulldozer que demande la place de starter. Je suis aussi assez sceptique sur ses qualités de receveurs, un atout indispensable aujourd'hui pour un running back.

Tournons nous plutôt vers les agents libres alors. Depuis le début des rumeurs de départ, on parle de C.J. Spiller (Bills). C'est un coureur que je trouve très doué personnellement. Pas franchement aidé à Buffalo il n'a pas encore montré son plein potentiel. Seul problème, son profil est assez similaire à celui de Randle. L'interêt pour nous est donc assez limité. A voir en fonction du salaire donc.

Nouveauté depuis hier, les Colts ont libéré Trent Richardson. Là on commence à parler d'un joueur très physique qui pourrait bien être bien plus performant derrière notre OL qu'il ne l'a été chez les Colts où l'on peut franchement parler d'échec. Peut-être donc... un pari, mais un pari calculé assez similaire aux risques pris en recrutement Henry Melton ou Rolando McClain. Quelqu'un s'en plaint aujourd'hui ?

Enfin, même si ça excite forcément les esprits, vous pouvez oublier tout de suite Adrian Peterson. Encore un ancien Sooners dont je suis fan, un texan en plus, mais même dans l'hypothèse où les Vikings accepterais un trade, on parle d'un joueur qui va empocher $12,75 millions en 2015, $14.75 millions en 2016 et $15.75 en 2017. Ne croyez pas une seule seconde que les Cowboys payeront ce genre de salaire, surtout pour un joueur plus âgé que Murray.

Reste la draft donc. J'en parlerai dans un article dédié aux prospects mais cette draft semble assez riche en running back donc ça pourrait être une vrai possibilité de miser sur un jeune talent. Le poste de tailback vient de monter en flèche dans les besoins de recrutement, espérons que le pillage défensif dont nous sommes victimes puisse être résolu par la free agency.

1 commentaire:

Tous droits réservés Hugues Manetti et Maxime Bardot. Fourni par Blogger.