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Une victoire avec tout et son contraire

Cowboys 24 vs Lions 20


Tony Romo Dallas Cowboys
Tony Romo a su rassembler et mener son équipe à la victoire
La saison régulière est terminée, un tout nouveau challenge commence. Celui qui compte, celui où le faux pas n'est pas permis. Les Cowboys se sont qualifiés pour la post-saison pour la première fois depuis 2009. L'attente des fans était énorme pour ce premier match face aux Detroit Lions. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'émotion était au rendez-vous.

Forts d'une série de 4 victoires sur la fin de la saison, les Cowboys recevaient les Lions avec le statut de favoris. Si personne ne s'attendait à une victoire facile, je ne pense pas non plus que beaucoup avaient anticipé le bourbier dans lequel Dallas allait se débattre.

L'impressionnante défense des Lions


Si c'est l'annulation de la suspension de Ndamukong Suh qui faisait figure d’épouvantail, c'est bien l'intégralité de la défense de Détroit qui a impressionné pendant tout le match. A coup de blitz ravageurs, les Lions ont annihilé toute attaque pendant la quasi totalité de la première mi-temps.

Notre ligne offensive pourtant si performante et composée de trois pro bowlers ne semblait pas en mesure de concurrencer l'énorme ligne défensive adverse. Les courses de Murray ? Inexistantes. La protection de passe ? Poreuse comme une essoreuse à salade. Le front-7 de Detroit appliquait systématique une pression étouffante pendant que les DBs collaient parfaitement leurs receveurs. Il faudra un big play splendide de Romo et Williams pour enfin marquer 7 points à 2:15 de la mi-temps.

D'une manière générale, c'est la ligne offensive qui aura totalement manqué une bonne moitié de sa rencontre et qui aura, de toute façon, souffert le reste du temps. 6 sacks infligés à Romo c'est énorme et c'est la raison pour laquelle le jeu de course a été aussi pénible à mettre en place, perturbant ainsi la mécanique offensive de l'équipe basée sur des premières tentatives au sol conquérantes suivies de play actions.

Si les choses finiront par s'améliorer à mesure que la ligne offensive retrouvera un niveau de jeu acceptable, la défense des Lions n'aura clairement pas à rougir de son match et aura posé d'énormes problèmes toute la soirée.

Dallas travaille contre elle-même


Histoire d'être certain de bien mal démarrer cette rencontre, les Cowboys nous ont encore montré qu'ils étaient capables de se saborder. De nombreuses erreurs et indisciplines ont en effet émaillé cette rencontre.

Dans le premier quart-temps, alors que la défense réalise son premier stop d'importance qui allait offrir à Dallas une position de départ idéale, le linebacker Dekoda Watson se laisse emporter par son élan et vient faucher le kicker offrant un first down aux Lions. Ce genre d'erreur, dans un match où la défense peine à faire des stops est terrible tant sur le plan du jeu que pour le mental.

Que dire également de Dan Bailey qui trouve le moyen de manquer un field goal de 41 yards qui aurait replacé Dallas à 7 points de Détroit. Ou de DeMarcus Lawrence, pourtant héro en fin de match, qui relâche le ballon après avoir récupéré un fumble parce qu'il a voulu gagner du terrain plutôt que de simplement se coucher.

Bref, des erreurs et encore des erreurs qui auraient pu coûter très cher à Dallas.

Les bons jeux au bon moment


Mais comme le titre de l'article le suggère, à côté de ces actes manqués, de ces erreurs et des énormes problèmes posés par la défense adverse, les Cowboys ont su trouver les ressources pour reprendre le match en mains.

Premièrement, la défense a enfin trouvée les clefs pour contenir l'attaque des Lions. En première mi-temps, l'absence totale de pression sur Matthew Stafford a permis au visiteur d'organiser tranquillement leur jeu. L'OL adverse dominait complètement nos linemen et tout le rideau secondaire ne savait pas où donner de la tête. Alors si la menace n'a jamais été incroyable sur Stafford, force est de constater qu'il a été bien moins tranquille dans la seconde partie du match. Du coup, effet boule de neige, les linebackers, Hitchens en tête, ont enfin pu s'organiser efficacement. Et même les cornerbacks, bien aidés par un Barry Church omniprésent, ont enfin eu la possibilité de rivaliser avec Calvin Johnson et Brandon Tate qui jusque là disposaient de bien trop de temps pour les semer.

Une fois les boulons défensifs resserrés, l'attaque a enfin pu se mettre en marche. La ligne offensive a bien du se faire incendier à la mi-temps car elle arrive bien mieux en place en deuxième demie. Sans être ultra dominatrice, elle permet enfin à un jeu de course de se développer puis à Romo de disposer d'un minimum de protection.

Les Cowboys semblent alors revenir à leurs fondamentaux. La paire de QB/TE la plus prolifique de l'histoire de la franchise se trouve à nouveau les yeux fermés. Jason Witten va convertir des first downs cruciaux pour l'avance de l'attaque et, dans la quatrième quart-temps, il permettra même aux Cowboys de se sortir d'un 4ème et 6 qui maintiendra vivant le drive de la victoire. En outre, Williams et Beasley profiteront à plein de la surveillance exacerbée exercée sur Dez Bryant pour affirmer tout leur talent. Cette paire là a montré encore une fois que le jeu aérien n'avait pas qu'une seule cible capable de faire la différence.

De son côté, Tony Romo est resté d'un calme monacale pendant toute la rencontre. Celui que l'on dépeint souvent comme incapable de gérer la pression, à qui l'on reproche encore et toujours des interceptions de dernière minute ou le hold manqué face à Seattle en 2006 s'est comporté de façon exemplaire et a mené son attaque avec précision et intelligence. Le 4ème down converti avec Witten, le touchdown gagnant sur Williams, les 3ème downs convertis à la pelle bref, Romo a répondu à l'appel sans aucune ambiguïté. Je suis un grand fan de Murray, et c'est d'ailleurs son maillot que je portais pour regarder le match, mais le vrai MVP des Dallas Cowboys est bien Tony Romo, il l'a encore prouvé hier soir.

Enfin, il faut saluer le play calling inspiré de Jason Garrett qui n'a pas hésité à prendre quelques paris risqués dont ce fameux 4th and 6 lorsque le match (et son contrat...) en dépendait. Il savait parfaitement qu'un échec aurait vu pleuvoir sur lui une avalanche de critiques. Il a joué, il a gagné.

Au final, ce match mal aussi mal embarqué qu'avaient pu l'être plusieurs autres rencontres dans la saison (comme ce Cowboys @ Giants en semaine 11 par exemple) a été remporté par des Cowboys qui n'ont jamais cessé d'y croire. Des rencontres que nous perdions encore l'année passée et que nous parvenons à remporter cette année.

L'arbitrage polémique


Je finirai en évoquant les tonnes de messages de frustration concernant cette fameuse pass interference de Hitchens sur Pettigrew qui a finalement été annulée privant ainsi les Lions d'un first down important.

Je pense qu'il faut vraiment laisser retomber la pression sur cette question qui a pris une importance bien trop grande. Déjà, le match n'a pas été remporté sur cette action même si elle a aidé. Mais c'est plutôt en infligeant un 17-0 dans les deux derniers quart-temps que Dallas a bouclé la rencontre. Autant par son attaque, que par sa défense qui a rendu muettes les offensives adverses. De plus, même si on considère que pass interference il y avait, Pettigrew saisit la grille faciale de Hitchens au départ de l'action. Donc quoi qu'il arrive, les pénalités auraient du s'annuler.

Enfin, on oublie un peu vite que Chris Jones a lui aussi subit un contact illicite après un punt, mais non sifflé lui. Et que Dez Bryant a été poussé dans la end zone toujours sans flag. Ajoutez le holding imaginaire de Witten qui annule un touchdown de Murray et vous obtenez un festival de décisions d'arbitrage assez étranges.

Bref, une polémique qui ne sert pas à grand chose...

1 commentaire:

  1. Tout à fait les supporters des Lions vont invoquer cet arbitrage mais ils devraient parler du punt catastrophique qui a suivi, le 4ème et 6 que Romo et Witten ont converti, et du touchdown qui suit. Ces trois actions souffrent d'aucune contestation et sont pourtant bien plus déterminantes dans leur défaite. C'est pourquoi c'est toujours difficile de parler de l'arbitrage qui est par définition indiscutable. Surtout dans ce sport où le niveau des arbitres est excellent et respecté.

    Ensuite j'ajouterais que les décisions de Garrett de jouer ses deux quatrième tentative déterminante, et tout simplement la démonstration de la confiance qu'il a dans son équipe.

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