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Green Bay refroidit les Cowboys

DeMarco Murray Dallas Cowboys
DeMarco Murray sera-t-il toujours un Cowboys en 2015 ?

Cowboys 21 @ Packers 26


Une défaite mais avec panache ! C'est comme ça que je me souviendrai de ce match car les Cowboys n'ont pas à rougir de la prestation qu'ils ont réalisé au Lambeau Field pour le Divisional Round des Playoffs 2014. La défaite est amère, certes, mais n'oublions pas d'où nous venons et je pense qu'il est légitime de saluer cette saison à sa juste valeur. 12-4, une victoire en Wild Card, mes amis, cette saison est un succès !

Où est passée la pire défense de la NFL ?


La saison dernière, nous pointions à la 32ème place du classement des défenses. Un humiliant record dans l'histoire de la franchise. Un an et une victoire en playoffs plus tard, notre défense nous a permis de rêver à une qualification en finale de conférence.

Je tire clairement mon chapeau aux quatre DB titulaires que sont Orlando Scandrick, Brandon Carr, Barry Church et J.J. Wilcox mais aussi au petit rookie Sterling Moore. Ces 5 là ont vraiment tenu la baraque dans un match où ils ont été très largement sollicités. En effet, les choix défensifs faits lors de ce match ont placé beaucoup de responsabilités sur leurs épaules.

Ça ne vous aura pas échappé, la pression sur Aaron Rodgers était quasi inexistante les trois-quarts du temps. Certes, parfois, un lineman réussissait à se frayer un chemin vers le QB adverse, mais ce n'était pas la norme. Manque d’exécution ? Non. Choix de Rod Marinelli, le coordinateur défensif. Très peu de blitz appelés et rarement plus de 4 ou 5 joueurs en pression. Rodgers n'est pas connu pour être sensible à la pression et on a même l'impression qu'il joue mieux lorsque deux gars de 2 mètres lui foncent dessus. En fin de match, cette observation a d'ailleurs été confirmée alors que les Cowboys ont tenté d'aller le titiller plus souvent. Mais globalement, pas question de se jeter en avant, il s'agissait avant tout de bien couvrir les nombreuses cibles du quarterback.

Conséquence, la défense en passes tenait essentiellement grâce à l'excellente couverture de Scandrick et Carr sur les receveurs élites adverses. Hormis le big play de Davante Adams, les Packers ont dû se résoudre à enchainer les passes courtes pour progresser. Mais c'est là que le bât a blessé. Comme souvent cette saison, le centre du terrain à courte et moyenne distance était trop souvent ouvert. La faute à des Cover 2 trop profondes (pour éviter les big plays justement...) et à des linebackers pas toujours assez bons en lecture de jeu et qui se faisaient souvent bluffer par le jeu de jambes d'un Rodgers pourtant blessé. Au passage, le futur MVP de la ligue a encore réalisé un match énorme. Tenir à moins de 30 points face à lui et ses hommes prouve à quel point notre couverture de passes dispose de bases solides. Une draft intelligente et un fin recrutement devra parfaire tout cela, mais tout de même, c'est loin d'être ridicule.

L'attaque ne s'est pas trahie


En revanche, tout ce qui a fait le succès offensif de Dallas était là dimanche soir. Le jeu au sol pour commencer. DeMarco Murray rend une fiche de 123 yards et 1 touchdown. Ce qui sera peut-être sa dernière rencontre avec le casque étoilé (on espère que non mais...) aura été une réussite personnelle.

Du coup, la philosophie de jeu qui a permis aux Cowboys d'arriver jusqu'ici a pu être conservée. Un jeu de course puissant, des premières tentatives qui mangent en moyenne 5 yards ou plus et qui ouvrent ensuite les possibilités tactiques pour une variation entre sol, play actions récurrentes et jeux aériens.

Le jeu de passes justement. Comme la semaine dernière, je ne peux pas m'empêcher de penser que la ligne offensive n'a pas totalement été à la hauteur de l'évènement. En grande souffrance face aux Lions, elle a également passé une mauvaise soirée face aux Packers. 4 sacks sur Romo et une protection de passes bien trop poreuse n'ont pas permis de voir toute la palette de talents dont nous disposons. Pourtant, le bilan n'est pas honteux, loin de là, grâce notamment à des passes courtes et rapides envoyées dans les mains expertes de receveurs comme Terrance Williams, capables de gagner beaucoup de yards après la réception.

Les blocs mis en place dans un second temps étaient aussi beaucoup plus précis. Si la protection était trop lâche, les linemen ainsi que les tight-end étaient en revanche très prompts à se replacer pour permettre quelques belles screen-pass. Cette remarque est également valable au sol où Murray a pu bénéficier de cette explosivité.

Mon point de vue sur la réception refusée de Dez Bryant

(pourquoi ai-je l'impression que beaucoup vont commencer par lire ce paragraphe...;) ? )

Je précise bien qu'il s'agit de mon point de vue personnel qui ne reflète pas forcément celui d'Hugues ou de David. Toutefois, impossible de rédiger un article sans évoquer ce fameux 4th and 2 qui nous hantera encore un bon moment.

Première remarque, si ce changement d'avis des arbitres a clairement handicapé notre fin de match, il faut bien intégrer qu'il s'agit d'un fait de jeu et que pour paraphraser Jason Garrett, nous avons eu 60 minutes pour gagner cette rencontre. Il serait donc assez malhonnête et bien trop facile de blâmer uniquement M. Steratore pour l'issue de notre saison.

Ceci étant dit, je me sens obligé de dire que, pour moi, cette passe était parfaitement valide et que nous sommes bien en présence d'une erreur d’arbitrage. Une erreur qui s'explique, mais une erreur tout de même. Commencez par revoir l'action :




La position officielle des arbitres et d'expliquer que la règle impose un contrôle total pendant tout le processus de réception. Ce qui est parfaitement correcte. Dez Bryant chuterait pendant ce processus, la chute lui fait perdre le contrôle avant qu'il ne réalise un fooball move, ce serait donc une passe incomplète. Vu comme ça, l'explication est limpide.

Sauf que ce n'est pas ce qu'il s'est passé. Lorsque Dez fait l'effort de capter le ballon, il le sécurise malgré la bonne défense de Sam Shields et retombe clairement sur ses pieds et progresse vers l'avant (le fameux football move dans ce là). Sauf que dans ce même mouvement, plutôt que de mettre fin à l'action, il réalise ce qui est pour lui un véritable mouvement signature et s'étend pour tenter d'aller chercher le touchdown. C'est donc cette action qui lui fait perdre le contrôle du ballon après que la possession soit normalement validée par le football move, il s'agit par conséquent d'un fumble et non d'une passe incomplète. Fumble qu'il récupère d'ailleurs lui même par la suite. A minima, Dez aurait du être considéré comme down sur la ligne d'1 yard. L'appel originel était le bon.

Une saison riche et positive


Mais trêve de débats qui ne changeront rien au fait que la saison 2014 est terminée. Nous pouvons maintenant à la fois regarder vers l'inter-saison (nous y reviendrons dans les mois à venir), mais aussi et surtout jeter un oeil sur tout ce que cette saison nous a apporté.

Et vraiment, il y a beaucoup de raisons de se réjouir. Cette équipe qui faisait encore ricaner, à qui l'on prédisait péniblement 4 victoires au mieux, soit-disant handicapée par un quarterback incapable de finir un match important, a fait taire beaucoup de détracteurs. Les Cowboys 2014, invaincus en décembre, invaincus à l'extérieur jusqu'à dimanche, nous ont clairement fait rêver. Ils nous ont montré qu'ils étaient capables de se battre jusqu'à la dernière seconde, qu'ils étaient capables de se transcender pour remonter des déficits de points importants. Ils ont su serrer les rangs lorsqu'il le fallait, sortir la tête hors de l'eau dans des situations où nous les avons si souvent vu boire la tasse. Et c'est ça qui est encourageant. Les avoir vu gagner des matchs qu'ils auraient perdu 1 an avant, ça nous donne forcément confiance en l'avenir.

Une défense incroyablement mauvaise en 2013 s'est trouvée plus d'une fois dans la peau du sauveur. Une attaque improductive jusqu'ici a su donner du sens à cette collection de talents pour en faire une machine bien huilée et qui a imposé le respect à travers tout le pays.

Alors je vous le dis, malgré la frustration et la colère de la défaite, soyez fiers de nos Cowboys car pour la première fois depuis bien longtemps, la saison a été grande.

Thanks for the dream 2015 Dallas Cowboys

1 commentaire:

  1. Oui une saison de rêve, au-delà des espérances du début de la saison. Émotions, énergie et revirements de toutes sortes. Les Cowboys ont de quoi être fiers de leur saison 14-15 et en tant que fan, je le suis totalement!

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