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Un regard francophone sur l'America's team

Les Cowboys brisent la série des 8-8

Week 14 : Cowboys 41 @ Bears 28

Dallas Cowboys
Les hommes de la ligne offensive. Surement les vrai héros de ce match

Après la douche froide à domicile face aux Eagles, les Cowboys devaient rebondir rapidement sous peine de voir leurs espoirs de playoffs s'envoler. A la traine pour la première place en NFC Est, bataillant dans une conférence nationale au niveau si relevé que même une place en Wild Cards va devoir se conquérir avec les dents, la défaite était pour ainsi dire interdite.

Les Bears auront finalement vendu chèrement leur peau, mais c'est un succès qui attendait Dallas au Soldier Field pour ce Thursday Night Football. Souriez fans de tout horizon, nos Cowboys ont officiellement brisé la triste série de saison à 8-8 qui nous angoissait tous depuis trois ans. Avec cette victoire, la saison positive est assurée.

La défense gagne du temps


Pourtant, fort de ce succès mathématiques qui fait chaud au cœur, tout, ou presque, reste à faire dans cette saison qui est pourtant la plus belle depuis 2009 (bilan final de 11-5, éliminés en playoffs divisionnels).

En effet, la fâcheuse tendance qui se dégage depuis pratiquement le début de la saison et de voir une attaque qui peine à se mettre en marche. Encore une fois, jeudi, il a fallu attendre le 2ème quart temps pour voir Dallas ouvrir son compteur. Heureusement, la défense a tenu bon et n'a pas permis à Chicago de marquer le moindre point non plus. J'insiste sur cela car, même si en fin de match, la défense s'est écroulée (autre comportement qui commence à devenir typique...) ce temps offert à l'attaque pour se chauffer s'avère peut-être décisif lorsque l'on considère le retour en fanfare opéré par les Bears dans le 4ème quart-temps. On sent bien que, quelque part, malgré l'attaque 3 étoiles et porteuse de beaucoup d'espoirs, la réussite ou l'échec de l'America's Team est intimement lié à la capacité de sa défense à tenir le choc. Ce n'est pas rassurant, mais c'est un sentiment qui est de plus en plus présent en cette dernière partie de saison.

Et justement, pendant 3 quart-temps cette défense a été au niveau auquel on lui demande de jouer. La ligne défensive, dominée pendant les 2 dernières rencontres a retrouvé jeudi toute sa capacité de nuisance. En limitant Matt Forte à 26 yards et en mettant une pression quasi constante sur Jay Cutler, elle a remporter son duel haut la main. Difficile de dégager un joueur parmi les autres tant il s'agit ici d'une réussite collective et c'est tant mieux. A noter que le DT Josh Brent y faisait son retour dans certaines formations.

Les linebackers ont aussi relevé la tête après pas mal d'échec. Rolando McClain assure comme toujours au sol mais je serais néanmoins réservé sur le volet couverture. En effet, si l'on exclu la fin de match, la zone centrale qui est tellement problématique n'a été que peu visée par l'attaque des Bears. Je peux me tromper bien sur (et si un lecteur dispose de stats à ce sujet je suis preneur !), mais c'est l'impression que j'ai eu. Les passes de Cutler ont beaucoup longé la touche, permettant aux LB de respirer un peu.

Conséquence de ces choix, les cornerbacks ont été beaucoup sollicité. Orlando Scandrick s'en sort haut la main et dans l'ensemble a réalisé un match très propre. Ses tackles d'une rudesse impressionnante à l'écran sont venus en complément de sa bonne couverture. C'est encore lui, après une explosion de colère, qui viendra tuer la rencontre en interceptant Cutler dans la end zone. Je serais en revanche beaucoup plus critique envers Brandon Carr qui n'arrête pas de décevoir depuis pas mal de semaines. Dominé par ses opposants, trop lent, pas assez lucide et provoquant de trop nombreuses fautes très couteuses, Brandon Carr laisse filer les rencontres semaines après semaine. C'est une vrai source d'inquiétude lorsque l'on s'apprête à se confronter à des franchises aussi efficaces en l'air que Philadelphie ou Indianapolis.

Enfin, les actions défensives de l'équipe spéciale sont à mettre à l'honneur aujourd'hui. Un punt dévié par Bruce Carter et un field goal bloqué par Barry Church sont deux actions qui, en terme de mental, coûte cher aux Bears et donne des ailes aux Cowboys. 

Mais fini par s'écrouler


Mais tout ce beau travail a bien faillit être ruiné par ce qu'il faut bien qualifier de naufrage dans le 4ème quart-temps.

Alors que le match semblait fermement entre les mains des Cowboys, l'avance de 35-7 n'a finalement plus semblé si confortable. Pendant que Jay Cutler commençait à privilégier les zones centrales, si couteuses aux Cowboys, les défauts de la couverture éclatèrent au grand jour. Cette défense qui avait sauvé l'équipe d'un départ catastrophique se mettait à perdre du terrain à vitesse grand V. Pire, en 1 minute 12 secondes, Chicago a réussi à enchainer deux touchdowns successifs grâce à un onside kick réussi. Et contre toute attente, revoilà les Bears avec 6 minutes de jeu et plus que 10 points de retard.

C'est un travers courant cette saison que de finir difficilement les rencontres. Mais les proportions de l'effondrement n'avaient pas encore été si fortes. Cette fois, je ne pense pas qu'un seul fan des Cowboys n'a pu être serein face à la remonté incroyable des Bears. Ce match paraissait joué, le spectre de la défaite a pourtant fait son retour en grandes pompes. Heureusement, Scandrick sifflera la fin de la récré mais Dieu que ça a été compliqué.


L'attaque doit trouver son rythme plus rapidement


41 points, difficile de considérer cette rencontre comme un échec offensif. Et pourtant, le fait d'avoir été réduit au silence pendant tout le premier quart-temps est inacceptable. Nous ne pouvons pas compter sur seulement les 3/4 du match pour installer la victoire face à des défenses plus sérieuses comme celle de Washington, ou aussi agressive que celle de Philadelphie.

Les raisons de cette échec momentané viennent du fait que les receveurs ont eu toutes les peines du monde à réussir leurs séparations avec les DB adverses. Pour Dez Bryant et sa double couverture, on peut encore comprendre que ce soit plus compliqué, mais pour Terrance Williams, étonnamment invisible depuis deux rencontres c'est inquiétant.

Heureusement, les choses ont fini par se débloquer. Mais Romo peut encore fois remercier la performance exceptionnelle de sa ligne offensive qui l'a protégé avec talent pendant toute la rencontre. 5... 6 secondes pour lancer son ballon, bien au chaud dans un poche stable, c'était la norme. Et entre les receveurs couverts et le manque de précision de Romo en début de rencontre, on obtient un jeu de passe famélique en début de match.


Murray explose et libère l'attaque


Mais trêve de reproche. Ne boudons pas notre plaisir car, au final, sur l'ensemble du match, l'attaque a produit un jeu enthousiasmant. Impossible de ne pas être encore une fois estomaqué par les 179 yards au sol et les 49 yards à la passe (qui font de lui le 2ème receveur du match pour Dallas) de DeMarco Murray. Vision, solidité, ingéniosité, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier une performance stratosphérique.

Mais tout ce talent serait gâché sans le bénéfice apportée par la ligne offensive. Visiblement vexée de son échec face aux Eagles, la ligne a tout fait pour rappeler au monde qu'elle est la meilleure dans son domaine. On l'a vu, la protection de passe était de très haut niveau. Mais alors au sol... 60 minutes de jeu quasiment parfait. Si vous vouliez apprendre la sciences des blocks dans une école de football, vous pourriez tout à fait montrer cette rencontre. La discipline était précise, la réalisation presque sans défaut et ce, pour la totalité de l'unité ainsi que pour les tight end. Vous pouvez même y rajouter les wide receivers lors des screen pass qui ont fonctionné toute la soirée. Épique.

Il en résulte un jeu au sol tellement présent, tellement efficace, que la couverture de passe adverse a commencé à se dégarnir. Après tout, comment défendre contre une attaque capable de bloquer tout vos défenseurs ou contre un running back qui peut enchainer courses et réceptions comme si de rien n'était. Forcément, ça ouvre des espaces. Il n'en fallait pas plus à Dez Bryant pour être décisif après ce début de match compliqué. Mais c'est surtout à Cole Beasley qu'il faut accorder le crédit de cette réussite. L'opportunisme incarné, notre Wes Welker à nous a encore prouvé son statut de joker. Seulement 3 réceptions mais pour 2 touchdowns grâce à des superbes passes de Romo. Une "clutchitude" qui est devenue sa marque de fabrique.

Prendre sa revanche à Philadelphie


Les Cowboys ont finalement réussi à se payer la peau des Ours, mais il ne faudrait pas oublier que c'est eux qui on faillit nous tuer.

Si Dallas veut confirmer son statut de franchise digne des playoffs, cela passe par la correction des deux failles mises en évidence lors de ce match. L'attaque doit performer dès la première minute et la défense, économisée lors de la réussi d'une jeu au sol, doit conserver sa discipline et son efficacité. Nous ne pourrons pas nous premettre d'encaisser 21 points dans le dernier quart-temps dimanche prochain. Pour moi (ça vaut ce que ça vaut vous me direz...), ce sont des défauts bien plus facilement corrigeables que les problèmes de couverture par les linebackers au centre du terrain par exemple. Car pour les deux premiers, Dallas a déjà prouvé qu'elle en était capable.

Nous avons une revanche à prendre. La qualification pour être toujours là en janvier pourrait bien se jouer dès dimanche prochain. Que la ligne soit aussi revancharde que cette semaine, que la défense laisse son orgueil prendre les manettes, et nous pourrions bien infliger un sérieux revers aux Eagles sur leur propre sol.

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