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Gagner hors de sa zone de confort

Tony Romo Dez Bryant Dallas Cowboys
Tony Romo et Dez Bryant, les artisans de la victoire
La victoire est d'autant plus belle qu'elle était attendue avec anxiété et qu'elle fait suite à une défaite, non seulement fraiche, mais surtout très difficile à digérer. Donc on peut le dire, effacer l'ardoise que nous avait laissé Philadelphie en venant prendre une précieuse victoire dans l'AT&T Stadium rend la soirée encore plus belle.

Mais au delà de cette victoire, c'est à la manière que je vais m'attacher ici. Une manière différente de celle qui a construit les succès 2014. Et c'est peut-être ça le plus instructif.

Gagner sans domination au sol


C'est un fait qui a été répété sans arrêt depuis le début de saison : les Cowboys ont retrouvé leur implication envers le jeu de course. On le constate assez facilement, toute l'attaque est conditionnée autour de DeMarco Murray. Le tempo, aussi lent que celui des Eagles est rapide, le play-calling plus conservateur que les années précédentes, la réussite des play-actions etc.

Le fait est que les Cowboys n'ont pas gagné de match cette année sans que Murray court 100 yards ou plus. Jamais avant dimanche. Pour la première fois cette saison, alors que la production au sol n'avait rien de fantastique, Dallas a réussi à se remettre en scelle après avoir encaissé 24 points sans aucune réaction et à remporter brillamment la rencontre. C'est surement ce qui m'a le plus impressionné.

Certes, rien de honteux dans la prestation de DeMarco Murray. Certains se demanderont même de quoi je parle alors que le numéro 29 a inscrit deux touchdowns à la course. Mais le fait est que ces deux actions occultent un peu le fait qu'il n'a pas été au mieux. Oui, 81 yards peuvent apparaitre comme un résultat solide pour la plupart des running back, mais ce serait oublier qu'il tente bien plus de courses que la plupart des autres joueurs à ce poste. Au final, Murray n'a produit que 2.6 yards en moyenne et ça, c'est assez peu, surtout pour lui.

L'idée ici n'est pas de faire tomber la foudre sur l'ancien Sooners. Car d'une part, un match sans, ça arrive et ça arrivera encore, et surtout, ça n'est pas totalement sa faute. Non, mon point de vue et plutôt de souligner que l'un des défauts de l'attaque des Cowboys était d'être assez typée. On l'a vu, aussi bien Philadelphie lors du premier match, que les Redskins ou encore Arizona, avaient mis en place un plan "anti-Murray" qui avait abouti à une attaque asphyxiée. Cette semaine, ça n'a pas fonctionné. Malgré un Murray relativement bien géré par une DL dominatrice, les Cowboys ont réussi à s'adapter et, par l'intermédiaire d'un duo Romo/Bryant absolument inarrêtable, à s'ajuster pour conquérir le Lincoln Financial Field au moment où cette victoire avait le plus d'importance.

Une ligne offensive pas si décisive


L'autre facteur "X" de l'année c'est une ligne offensive que beaucoup considèrent comme la meilleure de la ligue. La meilleure, je ne sais pas, mais en toute objectivité, elle fait clairement partie de ce qui se fait de mieux actuellement. Et personnellement, je pense qu'elle n'en sera que meilleure si la blessure de Doug Free laisse la possibilité à Jermey Parnell de jouer comme tackle droit titulaire...

Pourtant, encore une fois, ce principal atout offensif n'a été que très moyennement décisif dimanche. La protection de passe a connu des jours meilleurs, en témoigne les 3 sacks sur Romo, et les blocks lors des courses étaient difficilement mis en place. C'est aussi ce qui explique, en partie, la performance un peu en berne de Murray.

Mais que constatons-nous ? Derrière une ligne plus friable qu'à l'accoutumée, Tony Romo a lancé pour 265 yards et 3 touchdowns. Rapidité d’exécution, bonne séparation des receveurs, voici les recettes d'une attaque aérienne qui a su prendre le relais des courses défaillantes. Jason Witten en profite pour rappeler à tout le monde qu'il reste une cible sûre à moyenne distance, et Dez Bryant a passée la soirée à ridiculiser Bradley Fletcher.

Encore une fois, Dallas a su trouver une réaction à la bonne couverture de passe des Eagles et à l’agressivité souvent payant de leur ligne défensive. Ce qui était jusque là une condition de victoire, à savoir une ligne offensive sans reproche, a été amoindrie devant le talent du reste de l'équipe.

Une diversité salutaire


Jusqu'ici, la recette de la réussite passait quasi exclusivement par les mêmes schémas. DeMarco Murray marchait sur les défenses adverses pendant que Romo ajustait l'attaque pour frapper chirurgicalement. Malheureusement, briser cette dynamique semblait conduire inexorablement vers la défaite. Dès lors, si la saison était dors et déjà un succès puisque le 8-8 n'était plus une menace, la réussite en post-saison semblait, elle, encore un peu aléatoire à cause d'une attaque assez stéréotypée.

En s'imposant d'une manière franchement différente dimanche, les Cowboys brouillent les cartes et invalide cette théorie. Les futures défenses adverses qui avaient eu 13 rencontres pour bâtir leur réponse doivent aujourd'hui revoir leurs fiches. Derrière cette victoire de division, c'est aussi une victoire stratégique peut-être encore plus importante que Dallas a acquis.

On a souvent reproché aux Cowboys (et surtout à Romo...) de s'écrouler en décembre, de ne pas savoir gérer la pression des matchs à enjeux. Dimanche, Dallas a su se transformer pour mieux répondre aux défis posés par Philadelphie. Romo a produit un jeu très propre, souvent très précis et Bryant a pris ses responsabilités de WR#1 au caractère si volcanique. Alors que nous sommes dans une année où les Cowboys vont enfin, selon toute vraisemblance maintenant, concourir en playoffs, c'est une nouveauté qui ne pouvait pas mieux tomber.

2 commentaires:

  1. Superbe victoire à Philly! Pour autant même si celle-ci nous positionne à la tête de la division, elle ne nous permet que d'entrevoir les playoffs pour le moment. En cas d'égalité nous sommes battus par tout nos concurents directs à savoir Philly dans la division et Detroit, Green Bay, Arizona et Seattle dans la conférence. Même s'il n'existe pas de matches faciles, il est fort probable (enfin logiquement) que les Eagles remportent leurs 2 dernières rencontres, que GB et les Lions en gagnent 1 et s'affrontent pour le titre de leur division et il en va de même pour l'Ouest. Ce qui signifierait pas de wild card pour l'Est! Cela veut dire tout simplement que nos 'Boys n'ont pas le droit à l'erreur (sauf faux pas de nos concurents) lors des 2 dernières rencontres! Le gros bénéfice de cette victoire chez les emplumés est d'avoir notre destin entre nos mains! LET'S GO 'BOYS...FINISH THE FIGHT!!!!!

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    1. Ce que tu dis est tout à fait vrai. Je n'ose pas croire que nous perdrons face à des Redskins en si mauvais état lors du dernier match. Reste les Colts. Mais les Boys 2014 peuvent les battre, c'est loin d'être impossible. En tout cas, une non participation en playoffs serait vraiment décevante, même si la saison est déjà un succès.

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