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Un regard francophone sur l'America's team

Les Cowboys jusqu'au bout de l'effort

Cowboys 31 @ Giants 28

Dez Bryant Dallas Cowboys
Dez Bryant marque deux touchdowns et redonne vie aux Cowboys
Dieu qu'ils sont difficiles ces matchs contre les Giants. Si la NFC Est a toujours ce sel si particulier des rivalités profondes, les rencontres contre New-York semblent toujours se jouer sur le fil. En se déplaçant dans le nord-est du pays, les Cowboys portaient pourtant l'étiquette du favori. Mais c'était sans compter des locaux décidés à se battre et qui allaient rendre infernale la vie des texans.

Une mi-temps pour trouver les clefs


30 minutes de jeu effectif. C'est pendant cette moitié de rencontre que la défense des Cowboys a paru totalement dépassée par les évènements. Surclassée dans pratiquement tous les secteurs de jeu elle a permis à New-York de rentrer aux vestiaires sur un score de 21-10.

Mais donnons tout le crédit qu'elle mérite à cette attaque des Giants. Quasi aucune erreur de jugement par Eli Manning pourtant habitué aux interceptions, un jeu au sol très solide construit autour du running back Rashad Jennings et un receveur absolument incroyable, auteur d'une réception à une main déjà devenue mythique, se jouant de ses défenseurs avec une facilité insolente, Odell Beckham Jr.

Redoutables, implacables, les Giants vont dérouler pratiquement sans aucune résistance. La bataille des tranchées a clairement été en faveur de la ligne offensive des Giants. Les trous sont énormes pour la course, la protection est hermétique pour la passe. En face, la défense des Cowboys ressemble à celle qui nous a tant fait piquer des crises de nerfs pendant ces dernières saisons. Si la casse était limitée tant bien que mal au sol, notamment grâce à un Rolando McClain déjà très efficace, la couverture de passe était catastrophique. Au premier rangs des coupables, Orlando Scandrick et surtout, Brandon Carr, systématiquement battus par leur vis à vis, tant sur le rythme que sur le combat physique. Les passes le long de la ligne de touche sont bien trop simples et créent à chaque fois des situations dangereuses. Les linebackers eux, laissaient ouverts des pans entiers du terrain ouvrant les bras à Eli Manning et ses divers receveurs en leur indiquant presque les défauts des défenses en zone. Un défaut qui commence d'ailleurs à devenir récurant et que j'avais trouvé étonnant de ne pas voir plus exploité par les Giants lors de la dernière rencontre. Visiblement, ils ont retenus la leçon (ils ont surement lu mon article zut !). Enfin, inutile de préciser en prime que la pression infligée à Manning était quasi nulle. Bilan : 3 TD encaissés en 3 possessions New-yorkaise.

Une attaque désorientée


De l'autre côté du ballon, pas beaucoup de réponse non plus. Face à une défense des Giants très bien organisée, le groupe de Tony Romo peine à trouver son rythme. Dez Bryant, souvent confronté à une double couverture, échoue à créer les séparations recherchées. Romo, lui, laisse filer quelques bonnes occasions à cause d'une précision à géométrie variable.

Pire, au sol, la mayonnaise ne prend pas. Et on le sait, un jeu de course efficace est la condition indispensable au salut des Cowboys. Malgré un travail correct de l'OL, DeMarco Murray est bien géré par les adversaires et la magie auquelle il nous a habitué n'opère pas. Autant vous dire que les inquiétudes à la mi-temps sont légitimes et qu'en l'état, la défaite semble se profiler.

Le miracle opère


Et pourtant, c'est une équipe complétement différente qui va se présenter pour la seconde mi-temps au MetLife Stadium.

La défense pour commencer. Un gros serrage de boulons a été opéré. C'est le jour et et la nuit. Bien plus efficace et agressive, Eli Manning est bien plus été inquiété qu'en première mi-temps. Les linemen commencent à trouver les failles dans l'alignement et viennent régulièrement chatouiller le quarterback. Jeremy Mincey et George Selvie, peu visibles jusque là, voir même inefficace pour le second, s'offrent même chacun un sack. Et si les corners restent quand même un peu dépassés par les évènements, la pression force Manning à précipiter son jeu. Il en résulte un taux de complétion en chute et surtout l'interception par Barry Church qui va retourner le momentum du match.

L'attaque aussi se discipline. Tony Romo prend en charge les choses et sent qu'il va falloir mettre un peu de folie de ce match. Plus précis, plus propre, le numéro 9 a su hausser son niveau quand il le fallait. Si l'attaque n'aura pas été la plus incroyable que nous ayons vu, elle aura su se créer les big plays nécessaires au bon moment. Et ça, c'est aussi la marque des Cowboys version 2014. Pas toujours en mesure d'avancer avec fluidité face à des défenses rigoureuses, mais capables de faire exploser les couvertures pour être décisifs. Cole Beasley profite d'une erreur des Giants qui l'avaient oublié pour planter un touchdown de 45 yards et Dez Bryant fera parler la poudre deux fois dont une belle réussite de 31 yards. Romo-Bryant-Beasley, à eux trois ils ont personnifié le terme "Clutch".

Romo en profite d'ailleurs pour s'affirmer comme le spécialiste des retours en grâce en réalisant son 27ème drive gagnant de fin match. Le TD à 1:01 de la fin de match a ouvert la porte de la victoire, le stop défensif sur 4ème down par Rolando McClain qui a suivi a scellé l'issue de la rencontre. Les Cowboys finiront même par un QB-kneel. Ce n'est clairement pas ce que la première mi-temps laissait présager.

Oh boy.... cette ligne offensive...


Mais ce bilan ne serait pas complet sans rendre hommage au seul secteur de jeu qui a bien joué pendant la totalité de la rencontre : la ligne offensive. Après deux rencontres en demi teinte, les cinq titulaires ont bien compris que cette rencontre à enjeu était l'instant ou jamais de rebondir. C'est incontestablement chose faits. La protection de passe était une des plus belles de mémoire de fan. Romo a parfois eu plus de 7 secondes pour lancer alors même que les Giants envoyaient 4 pass-rushers à l'assaut. Incroyable. Combiné aux talents de Romo pour l'évitement, beaucoup de passes ont été lancée dans un confort absolu.

Si la presse souligne le grand talent du rookie Zack Martin, je saluerai moi la performance de Tyron Smith qui a du faire face toute la soirée à Jason Pierre-Paul. Si le defensive end a réussi quelques dégagements en situation de course notamment, il aura quand même été sacrément bien géré par Smith. Paul est un des tout meilleurs à son poste et ce n'était pas une mince affaire que de le ralentir.

Le moment de vérité


La participation en playoffs est dans tout les esprits, nous ne le nions plus depuis au moins la victoire contre les Seahawks. Maintenant, le nouvel espoir est de se qualifier en remportant la division pour rêver, pourquoi pas, à un tour de bye. Le titre se jouera très probablement en deux actes et cela commence jeudi pour Thanksgiving. La réception des Eagles est capitale. Dans le contexte d'un calendrier de fin de saison exigeant, retour à Philadelphie, déplacement à Chicago, réception des Colts, une victoire à domicile face aux seuls concurrents restants pour la première place est capitale.

La tâche ne sera pas aisée car le bilan identique des Eagles, 8-3, n'est pas usurpé. Leur attaque sera probablement le plus gros challenge que notre défense aura eu à affronter cette saison et les Cowboys n'auront pas le luxe de s'offrir une mi-temps d'échauffement sous peine de se retrouver irrémédiablement largués.

Enfin, symboliquement, une victoire jeudi rendra enfin mathématiquement impossible une fin de saison à 8-8. Et ça, pour nous autres, ça veut dire beaucoup.

2 commentaires:

  1. Pourquoi est-ce qu'ils ne jouent pas TOUS leurs drives comme le dernier de dimanche soir ??!!
    Un grand ouf de soulagement, ce fut dur.
    Les 9 secondes dans la poche m'ont fascinées autant que le TD de Odell Beckham. Impressionant boulot de notre OL !!

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    Réponses
    1. C'est vrai que l'incroyable réception est plus vendeuse... Et je me pose aussi la même question que toi parfois ! Mais bon, je ne crois pas que ce soit possible en fait^^

      Après, pour être honnête, nous avons surtout besoin de jouer deux mi-temps comme la seconde mi-temps et ce sera déjà pas mal à mon avis.

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