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La machine à voyager dans le temps

Cowboys 10 vs Eagles 33


Jason Garrett Dallas Cowboys
Jason Garrett, incapable de trouver les clefs pour éviter une lourde défaite
Mesdames et messieurs, devant vos yeux ébahis, le miracle de Thanksgiving s'est produit. Bien installé dans votre canapé (ou sur votre chaise de bureau c'est selon...), la magie de ce Holy Day vous a transporté tout droit en 2013 pour y assister à un match des Dallas Cowboys. Formidable non ? Envoûtant ? Charmant ? Pas vraiment non...

Retour de la 32ème défense


Parce que finalement, c'est un peu l'impression que j'ai eu en regardant ce match. Je n'avais pas devant moi les Cowboys cuvée 2014 mais bien l'équipe fatiguée, maladroite et hésitante de 2013. L'absence quasi total de pass rush, la couverture de passe dramatiquement poreuse, le jeu au sol indéfendable tout y était.

Et comment pourrait-il en être autrement alors que la ligne défensive a été dominée pendant 60 minutes. Chapeau à l'OL d'en face qui a ouvert des boulevards grands comme la Tom Landy Highway pour un LeSean McCoy inarrêtable. Le running back nous a fait énormément de mal comme souvent dans les duels face à Philadelphie et a gentiment cumulé 159 yards au nez et à la barbe d'une DL surclassée et d'une ligne de linebackers complétement apathique. Comme la semaine dernière, on pourra tout de même citer Rolando McClain qui a fait ce qu'il a pu, seul dans la bataille, rejoint quelque peu très tardivement par le rookie Anthony Hitchens.

Concernant la passe, je vais encore me répéter, mais depuis plusieurs semaines maintenant les adversaires l'ont bien compris. Tout ce qui se situe au centre de la couverture c'est open bar. Les linebackers ne semblent plus savoir comment défendre la passe et réagissent systématiquement avec un temps de retard. Résultat, les safety, J.J. Wilcox en tête doivent être au four et au moulin et forcément, les first down faciles s'enchainent.

L'attaque au point mort


Autre caractéristique typique de 2013, une attaque inefficace malgré sa collection de talents. La première raison est donc identique : la ligne offensive n'a jamais été au niveau. Au sol, DeMarco Murray n'a que peu bénéficié d'ouvertures à l'intérieur. A l'extérieur, les blocs été déjà un peu meilleurs grâce notamment à Zack Martin qui galope comme un tight end (j'exagère un peu mais quand même). Mais ça restait très très limité.

Gros point noir, la protection de passe. 4 sacks sur Romo et de la pression en provenance de partout. Si mon scepticisme envers Doug Free est récurent, il faut bien reconnaitre qu'il n'était pas le seul à faire défaut dans ce secteur jeudi soir. L'ensemble de la ligne a réalisé un travail médiocre et si en moyenne Romo a disposé de 2 secondes pour lancer ses ballons, c'est déjà beau. Dans un contexte où les courses étaient très difficiles, voir, inexistantes passé un certain écart de points, ce défaut est évidemment devenu encore plus décisif.

Forcément, tous les acteurs du jeu de passe en ont pris un coup. Si Dez Bryant a tenté quelques belles séparations et nous a même gratifié d'une belle réception, bien physique, conduisant quelques secondes plus tard au seul touchdown des Boys, la vie n'a pas été rose pour les receveurs bien couverts par leurs défenseurs, même à 1 contre 1. Terrence Newman ? Inexistant. Cole Beasley ? 1 coup d'éclat, 1 fumble et hop, quasi absent le reste du temps. Jason Witten ? Un véritable non-facteur tant il a été discret.

Enfin, je n'exonère pas Tony Romo qui n'a pas toujours fait preuve d'adresse et de précision et qui, de son aveu même, aurait du "mieux jouer".

La discipline !


Au final, nous n'aurions pas eu un authentique match de 2013 sans la ribambelle de fautes qui va avec. Grosse différence notable, l'OL n'a pas grand chose à se reprocher sur ce registre. Mais alors du côté défensif...

6 pénalités pour 42 yards. Ce n'est pas tellement le nombre qui impressionne, mais plutôt le timing critique d'une précision étonnante. Prenons, J.J. Wilcox par exemple. Auteur d'un bon match par ailleurs il arrive à nous sortir un holding défensif d'une évidence criante pile poil lors d'un 3rd down critique pour remettre les Eagles sur les rails. A la limite, il a la jeunesse pour expliquer cette faute grossière mais si on regarde maintenant George Selvie. L'une des rares fois où le pass rush fonctionne, il réussi à, d'une part, manquer un sack pourtant simple comme bonjour et d'autre part à frapper directement dans le casque de Sanchez soulevant ainsi une faute logique et inexcusable à ce niveau d'expérience. Affligeant.

Une défaite qui en vaut deux


Les matchs perdus, ça arrive, il y en aura d'autres. Dans mon esprit, cette saison reste une belle saison. Mais ce qui est dangereux, c'est qu'elle intervient face aux Eagles. En s'inclinant ainsi, Dallas offre la possibilité à Philadelphie de s'envoler vers le titre de division. Dans un contexte où les autres franchises NFC se battent déjà pour un spot en wild card (Green Bay, Detroit et Seattle sont tout trois à 8-4 ou 8-3) la perte de la tête pourrait s’avérer dramatique au moment de désigner les concurrents de janvier. Nous n'y sommes pas, mais il existe une vrai possibilité que, même en gagnant tout les matchs restant, Dallas ne puissent pas participer à la post saison. Avouez que ce serait une sacrée douche froide...

Les Cowboys n'ont été que l'ombre d'eux-mêmes dans cette rencontre. Et encore une fois, c'était à domicile. Si le "home field advantage" est souvent critiqué depuis la construction du Jerry's World, cette saison en est la parfaite illustration. Invaincus à l'extérieur, les Cowboys ont été battu 4 fois à domicile, c'est même leur 3ème défaite de rang. C'est une statistique qui fait peur surtout que, le but de vouloir remporter la division est d'obtenir l'avantage du terrain en playoffs.

Pas sur que la meilleure chose qui puisse finalement arriver à Dallas ne soit pas une qualification par les Wild Cards et des matchs de post saison à l'extérieur...

2 commentaires:

  1. Ce qui pourrait effectivement etre vraiment frustrant, ce serait de finir à 12-4 ou 11-5 et de manquer les play offs, alors que les années précédentes notre division se gagnait à 9-7!
    Sans compter qu'il suffira probablement d'une fiche négative à Atlanta ou New Orleans pour y participer! ;(
    Il faudra impérativement gagner une fois de plus que les Lions...

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    1. Je suis d'accord. Il va falloir être au dessus des standards des années précédentes et malheureusement, à ce moment de la saison, un spot de Wild Card n'est pas du tout garanti. Le plus sur reste de remporter la division sinon, ça ne dépendra pas que de nous.

      Espérons que l'ampleur de l'échec face à Philadelphie agisse comme un électro choc.

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