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Les Cowboys seigneurs à domicile face aux Giants

DeMarco Murray, 1er joueur NFL à enchainer les 7 premiers matchs à plus de 100 yards
Cette saison n'en finit plus de ravir les fans de l'America's Team. Les victoires décisives s'empilent les unes après les autres. D'abord l'autre équipe du Texas, Houston, puis les Champions en titre, Seattle, il nous manquait une convaincante victoire en division. Les premiers pensionnaires de la NFC Est à venir se frotter aux Cowboys next gen sont les rivaux New-Yorkais. Si les Giants n'auront pas réalisé un mauvais match, Dallas aura su trouver les clefs pour s'imposer et continuer cette folle suite de victoires qui nous font tous rêver d'être présents en février prochain.

Non, ce n'est pas une hallucination, ce match a bien eu lieu à l'AT&T Stadium. J'ouvre mon article dessus tellement j'ai été marqué par ce changement de tonalité. Les performances des Cowboys doivent commencer à enthousiasmer les foules, si souvent déçues ces dernières années, car cette fois-ci, les joueurs ont pu se laisser porter par un environnement définitivement acquis à leur cause. Espérons que la froideur légendaire de la super structure texane (du moins envers l'équipe locale...) appartienne désormais à l'histoire, et que la honte de devoir utiliser des snap count silencieux à domicile ne soit plus qu'un mauvais souvenir.

Murray, encore Murray, toujours Murray


Une nouvelle fois, et pour le plus grand plaisir des fans de football old-school dont je fais parti, les Cowboys sont restés fidèles à leur nouvelle philosophie offensive. L'implication envers le jeu au sol a été la base de l'attaque et continue à forger les succès match après match. Cette stratégie a bien sûr un visage, celui de DeMarco Murray.

En produisant 127 yards lors de ce match, Murray entre dans l'histoire et devient le seul joueur à avoir couru plus de 100 yards dans les 7 premières rencontres d'une saison. Une performance folle qui constitue la pierre angulaire de l'attaque. Derrière, Romo réalise un match presque sans bavure, à l'exception d'une passe mal ajustée qui fini en interception et qui permet aux Giants de prendre l'avantage pendant le second quart-temps. Mais en dehors de ça, encore quelques belles échappées et un festival de passes lasers dont une superbe en direction de Gavin Escobar pour un touchdown.

Parlons en d'ailleurs d'Escobar. 3 réceptions pour 65 yards et deux touchdowns. L'ancien tight-end de l'université de San Diego State, drafté la saison dernière au second tour, prend de plus en plus de place au sein de l'attaque des Cowboys. Si on sent bien qu'il n'aura jamais l'impact de Jason Witten sur les blocks, on se dit en revanche que si des prestations comme celles de dimanche venaient à se reproduire, nous aurions grâce à lui une très bonne solution de plus sur les jeux de passes.

Intraitable au sol mais poreux à la passe


A l'image du play-calling de Dallas, les Giants sont resté fidèles à une attaque basé sur un établissement de la course. Mais à l'inverse des Cowboys, cette stratégie s'est avérée être un échec sur la quasi totalité de la rencontre et c'est peut-être même ce qui a condamné New-York.

En maintenant les running backs Andre Williams et Peyton Hillis respectivement à 51 et 29 yards, la défense texane a brisé le plan de jeu mis en place par les New-Yorkais. Le mérite en revient en grande partie à ligne défensive qui joue de mieux en mieux dans ce secteur de jeu. Les Giants se sont entêtés pensant surement que cela finirait par payer, mais l'attaque n'a fait que s'enterrer un peu plus.

Pourtant, le jeu de passes adverse a bénéficié de bons résultats, parfois même, de certaines facilités. Même en l'absence de Victor Cruz, le duo Donnell / Randle fonctionne bien. Ajoutez Beckham Jr. et vous obtenez le cauchemar des corners. Orlando Scandrick n'était pas à son meilleur niveau et Brandon Carr a eu pas mal de soucis. Mais le pire à mon sens est venu de la couverture de passe gérée par les linebackers. Trop lâche, pas assez dynamique, le centre du terrain était souvent un open-bar pour les courses croisées. A mon sens, si New-York avait un peu plus appuyé dans ce secteur, le match aurait pu être bien plus disputé.

Heureusement, le jeu aérien a tout de même été mis régulièrement en difficulté grâce à la ligne défensive conquérante. On est forcément un peu partagé devant la prestation de la DL car malgré toute son agressivité et le grand nombre de blitz appelés par Rod Marinelli, Eli Manning n'a jamais été sacké. Pas une seule fois. C'est d'autant plus frustrant que tout semble construit autour du pass-rush. La pression est bonne, le jeu aérien adverse est régulièrement gêné, mais le geste final n'arrive pas. C'est aussi ce qui pourra faire la différence dans un match serré. Peut-être que le retour prochain de blessure du rookie DeMarcus Lawrence, drafté cette saison précisément pour ses talents de pass-rusher, pourra apporter des solutions. Mais en attendant, saluons tout de même son remplaçant, Jeremy Mincey qui était impliqué dans tous les bons coups et qui a souvent infligé quelques douleurs à Eli Manning.

Des Cowboys au sommet de la ligue


Avec un résultat à 6-1, Dallas est non seulement première de la NFC Est (grâce au Bye de Philadelphie), mais affiche surtout le meilleur bilan de la ligue ! Depuis la semaine dernière, les Power Rankings divers et variés classent les Cowboys en moyenne numéro 1 ou 2. Quel engouement, quelle vague d'espoir alors que la presse enterrait déjà la saison des Boys avant qu'elle n'ai commencée.

Comme toujours en ce qui concerne la franchise texane, les choses vont vites, dans un sens comme dans l'autre. La loupe médiatique qui surplombe toujours Dallas a cet effet. Mais difficile de ne pas s'emballer et de rêver, allez, disons-le, à une participation au Super Bowl car toute cette hype autour de Dallas se confirme chaque semaine, sportivement, sur le terrain. Sauf catastrophe, la qualification en playoffs n'est plus vraiment une angoisse. En revanche, une fois en post-saison, on le sait, les cartes sont souvent rebattues, il sera alors temps de montrer ce que cette équipe vaut vraiment dans les matchs à couperets.

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