Header Ads

Un regard francophone sur l'America's team

Les Cowboys font chuter les champions

DeMarco Murray Dallas Cowboys
DeMarco Murray, sa réussite au sol a changé le visage de l'attaque
En s'offrant le scalp des champions en titre, les Cowboys affirment encore un peu plus leur statut de prétendant aux plus hautes distinctions. Après son meilleur départ depuis 2008, Dallas enfonce le clou et accroche une cinquième victoire de suite dans l'enceinte la plus bruyante de la ligue. Si certains pouvaient encore en douter, The Dallas Cowboys are the real deal !

Au delà de la fiche de 5-1, ce qui nourrit les espoirs des fans c'est de voir Dallas continuer de gagner des matchs qu'elle aurait probablement perdu la saison dernière. Le duel fratricide contre Houston en était un bon exemple, ce match contre les Seahawks dans lequel nous avons fait des erreurs extrêmement couteuses est une parfaite illustration.

17 points offerts à Seattle


Alors que les Seahawks n'avaient encore presque rien montrés, ils se sont retrouvés à mener 0-10 à la moitié du premier quart-temps. Comment ? Grâce à une équipe spéciale texane qui a fait tout ce qu'elle pouvait pour perdre ce match.

Un punt bloqué... Rare et souvent inexcusable. Certes, Seattle a surpris son monde en utilisant une technique peu orthodoxe pour défendre ce punt. Mais voir Mike Morgan filer droit sur Chris Jones sans aucun début de signe d'un commencement de block... J'aime autant vous dire que ça a du salement remuer sur la side line lorsque coach Bisaccia (le coordinateur de l'équipe spéciale) leur est retombé dessus.

Équipe Spéciale à la ramasse, épisode 2. 3ème quart-temps. Les Cowboys sont revenus et mènent maintenant 17-10. Dwayne Harris doit réceptionner un punt. Deux idioties en une. D'une part, il ne demande pas de fair catch alors qu'il n'aurait eu aucun espoir de remonter ce ballon et risquait de faire un fumble. D'autre part, probablement troublé par sa première erreur, il laisse glisser le ballon au sol. L'ayant touché avant, la balle est vivante. Les Seahawks se jettent dessus comme des morts de faim et repartent à l'attaque à 14 yards de l'en-but. Le momentum joue à plein, touchdown. Merci la Special Team.

Les 3 points restant sont en revanche au crédit de l'attaque. Dans un stade chauffé à blanc, les problèmes de communication pré-snap sont nombreux. Les visiteurs sont souvent obligés d'utiliser un décompte silencieux pour définir le départ du ballon. Le snap manqué est l'illustration de ce qu'une foule déchainée peut faire. Si on pouvait s'en inspirer à Dallas... Mais il n'empêche que c'est une erreur et qu'elle a conduit à mettre les Seahawks en position de field goal.

Tout ça pour dire que lorsque je vois que cette équipe a réussi à gagner ce match, toutes ces explications deviennent finalement des éléments d'un grand sentiment de confiance. Après toutes ces erreurs et ces points offerts à un adversaire qui n'en avait vraiment pas besoin pour être une menace, Dallas survit, se redresse et arrache la couronne de la tête des Seahawks. Et ça... c'est à la fois nouveau et enthousiasmant.

La défense impose sa loi et fait taire la critique


Marshawn Lynch et Russel Wilson sont de véritables plaies au sol. La semaine dernière, face à Washington, Wilson a couru 122 yards... Quel est le bilan face aux Cowboys ? 61 yards pour Lynch et 12 yards pour Wilson. L'une des principales menaces de l'attaque des Seahawks rayée du match.

C'est d'abord la densité du front-4 qui a permis d'asphyxier le jeu au sol. La ligne défensive a en effet dominée son vis à vis pendant toute la rencontre, compliquant grandement toute course intérieure. Et si le talent de Lynch lui permettait parfois d’échapper au premier rideau, le groupe de linebackers solidement mené par Durant et McClain, voir même, l'intervention de Barry Church mettait fin à toute velléité. Pour une défense de Dallas dont les performances au sol étaient loin d'être parfaites, le résultat est à souligner plutôt deux fois qu'une.

Cette saison, Seattle n'a pas été franchement convaincante à la passe. Ce n'est pas dimanche qu'elle aura relevé la tête. Le schéma man-to-man mis en place par Rod Marinelli (Coordinateur défensif) a semblé rendre pénible chaque décision de Russel Wilson. Le quarterback a passé son match à tenter, souvent en vain, de trouver un receveur démarqué face à des DBs intransigeants. L'exemple le plus criant est l'absence totale de Percy Harvin. Avec 0 yard pour 3 réceptions, le joueur a été rendu totalement inoffensif. Wilson a pu se rabattre sur des cibles secondaires, mais avec seulement 126 yards de gagnés à la passe et seulement 9 firsts down obtenus sur toute la rencontre, on peut affirmer sans mentir que l'attaque des Hawks a subit un échec cuisant.

L'attaque... ne vous rappelle rien ?


Passé le premier quart-temps, le rythme typiquement Cowboys 2014 de l'attaque s'est mis en place. Un rythme lent, basé sur une course explosive, usant pour les défenses adverses, derrière une ligne offensive lourde et solide permettant à Tony Romo de jouer sereinement et efficacement.

Je ne sais pas vous, mais quand je vois cette attaque dérouler son plan de jeu un peu old school, à base de courses simples mais exécutées parfaitement par un running back bourré de talent bien aidé par des bloqueurs qui connaissent leur job et le font bien. Quand je vois un QB, jouant avec sérénité dans la poche, convertissant les jeux essentiels à la survie du drive, je sens comme un air des années 90. Je ne suis pas objectif, ok, si je suis fans des Cowboys aujourd'hui c'est à cause de l'équipe des 90s. A cause de Aikman, de Smith et de Irvin, entre autres. Mais mince, avec ce retour à un football plus simple mais efficace, un rythme plus lent permettant à tout moment à Dez Bryant ou Terrance Williams de sortir des réceptions incroyables, vous pouvez vraiment me le reprocher ?

Dans tous les cas, les performances sont là. DeMarco Murray a encore été incroyable mais il n'est pas le seul, car, conformément à ce qui était annoncé cette semaine, Joseph Randle a pris plus de snaps qu'à l'accoutumé. L'expérience est concluante car il n'a pas à rougir de ses 52 yards en 5 courses, dont un jeu de 21 yards qui a largement contribué au premier TD des Boys et, à 0-10, c'était vraiment une façon de reprendre le contrôle.

Dans le jeu aérien, Dez Bryant a du affronter celui que beaucoup considère comme le meilleur cornerback de la ligue, Richard Sherman. Si la victoire n'est pas écrasante, il n'est pas malhonnête de dire que c'est Bryant qui sort vainqueur du duel, même Sherman le reconnait. C'est dans ce contexte que Romo a pu faire parler la poudre lui aussi en permettant souvent à Dallas de convertir de précieux 3ème down (10/17). Bien évidemment, le plus emblématique restera ce 3rd-and-20 lancé vers Terrance Williams, après avoir éviter un sack, et dont la réception aussi spectaculaire que décisive conduira à la victoire. Incroyable réception après une nouvelle démonstration de grande évasion de Romo. A ce niveau, c'est de l'Art.

Les records s'enchainent


Alors que nous affrontions la meilleur défense au sol de la ligue, DeMarco Murray a tout de même réussi à enfiler 126 yards. Avec 6 matchs de suite à plus de 100 yards il améliore son propre record de franchise, mais rejoint surtout Jim Brown et son record qui tenait depuis 1958. Relisez et respirez... S'il réussi 100 yards face aux Giants dimanche, il établira un nouveau record NFL...

Et que dire de Dan Bailey. S'il ne fait pas oublier la désastreuse performance de l'équipe spéciale, il nous illumine tout de même de son talent. Il est désormais le kicker le plus précis de l'histoire de la NFL avec 91.1% de réussite devant Mike Vanderjagt, 86.5%. Rien que ça. Il établi en passant son nouveau record personnel à 56 yards...

Enfin, Jason Witten remplit un peu plus son bulletin de Hall of Famer en réussissant sa 900ème réception. Il est désormais le 2ème tight-end All-Time derrière l'énorme Tony Gonzalez.

On prend les mêmes, mais on ne recommence pas


Le noyau dur de l'attaque n'a pas beaucoup changé depuis la saison dernière. La défense a un peu plus bougé, surtout sur la ligne défensive, mais n'a pas non plus été révolutionnée dans son ensemble. Et pourtant, quelque chose s'est passé. Le travail entrepris par Rod Marinelli mais aussi par Jason Garrett qui n'a que très peu changé de philosophie malgré les critiques commence à payer. L'esprit de cette équipe à changé. Dallas se bat comme un beau diable et semble réussir à chaque fois à outrepasser ses erreurs. Menés 21-0 face aux Rams, nous avons gagné 34 à 31. Accumulant les erreurs contre Seattle, nous arrachons tout de même la victoire avec panache. Cette équipe a du coeur, cette équipe fait preuve de courage et de résilience. Elle n'abandonne pas, ne cède plus face à ses démons. Elle ne cherche plus à briller en forçant des big plays qui de toute façon, finissent par arriver d'eux mêmes grâce à une discipline de jeu renforcée.

L'année dernière, les Cowboys restaient cette collection de stars talentueuses qui ne jouaient pas toujours ensemble. Ils formaient une étrange équipe accumulant les erreurs auto-destructrices et qui finissaient invariablement par devoir compter sur leur quarterback pour sauver des situations catastrophiques en 4ème quart-temps.

Cette semaine, il faut se rendre à l'évidence, cette équipe n'est plus. Les Cowboys ont trouvé comment jouer ensemble, comment harmoniser une attaque propre et efficace qui monopolise le ballon et qui permet à la défense de conserver sa fraicheur. Et cette dernière, peut-être aussi grâce à un sursaut d'orgueil, est en train de prouver qu'elle a son mot à dire et qu'elle n'est pas le gigantesque point faible de l'organisation.

Il reste maintenant à gommer les dernières imperfections, à solidifier l'équipe spéciale et, ma foi, comme disent les américains... Sky is the limit...

5 commentaires:

  1. Ou comment battre les champions sans forcer le talent... Magnifique ! On peut vraiment rêver de tout maintenant !

    J'aurais personnellement réservé un article entier a la réception INCROYABLE de Williams. Quel moment ! Quel tournant ! Quelle action ! Quel catch !!! J'ai sérieusement vibré là dessus.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. 3 étoiles pour Williams !!! ;-)

      Supprimer
    2. J'étais comme un petit fou aussi devant le match, ça doit se sentir à l'écriture^^.

      Concernant Williams, il a certes réalisé une réception de malade dans un moment où le match aurait pu être perdu sans cette réussite, mais sur le reste du match, il n'a pas été non plus le plus impactant des receveurs. Seulement 2 réceptions. Deux belles oui, mais seulement deux.

      Les étoiles du matchs ne sont pas encore décidées, Hugues et moi y réfléchissons encore. Mais pour moi, cela demande une constance à travers la rencontre, ce qui n'a pas été le cas. Mais bravo à Williams quoi qu'il arrive !

      Supprimer
    3. Non, je sais, j'en rajoute pcq vraiment je trouve cette glissade sur la pointe des pieds d'une lucidité et d'une beauté tout à fait incroyable. Deux réceptions c'est en effet pas énorme. Ceci dit, j'ai lu récemment un article sur un site US montrant l'impact énorme et déstabilisateur de ses courses sur les défenses adverses.

      Je trouve l'OL superbe sur ce dernier match et ils méritent une étoile... Mais je suis par contre beaucoup trop mauvais observateur pour désigner un joueur en particulier. J'ai lu à ce sujet que Zack Martin était sur le chemin du titre de Rookie of the year s'il continuait comme ça... Si des pros le disent...

      Supprimer
    4. L'OL c'est compliqué car il s'agit vraiment d'un seul corps. D'ailleurs, l'année dernière, c'était presque la même OL, et elle n'était pas terrible. Cette année, avec l'ajout de Martin tout prend forme. Cela dit, c'est plus simple de voir le maillon faible. Doug Free l'est encore pour moi. D'ailleurs, Jermey Parnell a peut-être un coup à jouer avec la blessure de Doug Free qui pourrait durer 3 ou 4 semaines.

      Maintenant, c'est vrai que Martin fait une saison de rookie excellente surtout si on le compare à Leary par exemple.

      Supprimer

Tous droits réservés Hugues Manetti et Maxime Bardot. Fourni par Blogger.