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Les Cowboys dominent le football Texan

L'interception par Orlando Scandrick, un message envoyé par cette défense
Beaucoup d'enjeux pour ce match surnommé le "Texas Bowl". Les Cowboys, fiers de leur meilleur démarrage depuis 2008 avec un bilan de 3-1, cherchaient à améliorer encore la marque. DeMarco Murray voulait continuer sa suite de matchs à plus de 100 yards pour entrer dans l'histoire. Enfin, Dallas avait a cœur de prouver à tout le monde qu'elle est la franchise dominante dans le Lone Star State.

La défense récidive


Après avoir rendu muette l'attaque des Saints lors de la première mi-temps, elle a recommencé cette semaine. La défense des Cowboys n'a en effet encaissé aucun point pendant les 30 premières minutes face aux Texans. C'est en grande partie grâce à une ligne défensive dominatrice que nous devons cette réalisation.

En effet, même s'il n'a pas été sacké, Ryan Fitzpatrick a subit énormément de pression lors des jeux de passes. Il a même été chargé 6 fois par les pass-ruchers, à l'image d'un Jeremy Mincey toujours très efficace.

Encore une prestation solide aussi chez les linebackers, malgré l'absence de Bruce Carter et même si Rolando McClain est apparu comme diminué physiquement dans le dernier tier du match. Il a d'ailleurs fini par sortir à cause d'une sur-blessure à l'aine. C'est Justin Durant qui en a profité pour briller à nouveau et gêner considérablement la progression adverse.

Du côté des corners, Brandon Carr a eu fort à faire face à Andre Johnson. Il faut l'avouer, la puissance physique du receveur a été compliquée à outrepasser pour Carr. Si le placement était souvent judicieux, il lui était difficile de vraiment casser les complétions tant Johnson est solide. Parfois pris de vitesse, il a tout de même réussi à tenir l'essentiel du match. Heureusement, de son côté, Orlando Scandrick a eu un bien meilleur match, n'autorisant que peu d'attaque dans la zone dont il avait la responsabilité. Il est aussi à l'origine d'une interception très tôt dans le match qui a vite donné le ton de cette défense agressive et capable d'infliger des turnovers. La philosophie gagnante de Rod Marinelli en somme. En revanche, premier match un peu décevant du jeune Sterling Moore lors des formations en nickel, qui était un peu dépassé par les évènements.

Chapeau bas en revanche à J.J. Wilcox toujours aussi efficace depuis quelques semaines. C'est simple, on dirait le Barry Church des deux dernières années. Il nous aura presque tout fait dans ce match et n'a pas hésité à se jeter face à un Arian Foster des grands soir dont le gabarit est quand même autrement plus imposant. C'est d'ailleurs pour cette raison que c'est plutôt Justin Durant qui s'y ait frotté l'essentiel du match mais pas toujours avec bonheur.

D'une manière générale, la défense a fait ce match pendant que l'attaque peinait à démarrer et à mettre des points. Elle a donné le temps nécessaire à l'attaque de se purger de ses erreurs. 12ème de la ligue en terme de points alloués, cette unité n'a vraiment pas à rougir de ses prestations depuis la semaine 2. Les Cowboys semblent maintenant pouvoir compter sur elle, même si un match difficile se profile dimanche face aux Seahawks, surtout en l'absence de Carter et peut-être avec un McClain pas à encore à 100%.

Attention tout de même à ne pas retomber dans les travers passés. Le quatrième quart-temps a vu revenir les Texans à égalité et il a fallu les prolongations pour remporter ce match. Le côté positif est que, justement, la défense a fait un gros travail en OT pour permettre à Dan Bailey de gagner ce match grâce à son pied. Mais ça n'enlève rien au fait que la défense a craqué lors de cette fin de match en laissant le champs libre, notamment, à Arian Foster.

Cowboys contre Cowboys


Ne réussir à inscrire que 3 points en première mi-temps est assurément une déception, surtout face à une défense finalement pas si redoutable que cela. Si en face, J.J Watt et Brian Cushing ont souvent trouvé les clefs pour perturber les jeux, ce sont finalement, comme d'habitude, les Cowboys qui se sont encore tiré quelques balles dans le pied.

Fumble de Murray, interception de Romo (même si elle n'est pas complétement de son fait, c'est surtout la défense des Texans qui été bonne pour perturber le lancer), le tout dans la zone rouge bien sur. Étant donné que le rythme de l'attaque des Cowboys est assez lent cette saison en raison de l'implication, judicieuse, envers le jeu de course, ces deux turnovers sont la cause principale de l'échec de l'attaque en première mi temps.

DeMarco Murray enchaine


Une fois l'attaque débarrassée de ses erreurs énervantes et stupides, le vrai visage de l'offensive de Dallas est apparu. Et ce vrai visage, c'est d'abord celui de DeMarco Murray. Hors normes cette saison avec 210 yards d'avance sur son poursuivant au classement des meilleurs coureurs, l'ancien Sooners semble filer tout droit vers une saison de tous les records. Il y file peut-être même trop vite au goût du staff qui a annoncé qu'ils allaient l'économiser un peu. Sage décision à mon avis étant donné que les pépins physiques récurrents de Murray sont bien connus.

En attendant, profitant d'une ligne offensive lui fournissant d'excellents blocks, Murray a encore rendu une fiche stratosphérique de 136 yards. Ce cinquième match de suite à plus de 100 yards lui fait battre le record de la franchise jusqu'alors détenu par le grand Emmitt Smith. Chapeau DeMarco.

Ce succès récurent du jeu au sol donne des ailes à Tony Romo. 324 yards et 2 TD pour lui dans sa meilleure prestation de la saison. On retiendra bien évidemment la spectaculaire reception de Terrance Williams dans la end-zone après une passe de 43 yards réussie. Une passe faisant suite à une évasion épique "RomHoudiniesque" alors que J.J Watt pensait surement obtenir son premier sack du match. Mais non, Romo était au top de sa forme et, souvent à l'abris derrière sa ligne encore une fois excellente, a pu tranquillement enchainer les passes.

On retiendra aussi que Dez Bryant nous a sorti une réception complétement improbable en overtime, alors que son défenseur n'a pas grand chose à se reprocher en terme de timing ou de placement. C'est simplement le talent mais aussi la supériorité physique du numéro 88 qui a parlé. Enfin, Witten continu d'être le filet de sécurité que l'on aime tant, aidant régulièrement Romo a se sortir de third downs relativement longs dus, revers de la médaille, à des drives parfois raccourcis en raison d'un recours à la course devenu trop prévisible.

Que pouvons nous espérez cette saison ?


4-1. Avouez le, ça a de la gueule. Peu d'analyste, qu'ils soient professionnels ou non, n'avait prévu un départ aussi réussi. Mais les résultats sont là, après une défaite cuisante et humiliante en première semaine, les Cowboys ont enchainé des victoires convaincantes face à des Rams courageux, des Saints à l'attaque pourtant foudroyante, et à des Texans conquérants. Alors que les principaux Power Rankings de la presse les classe dans le top 10, les Dallas Cowboys apparaissent de plus en plus comme des candidats crédibles aux playoffs.

D'après les statistiques, 77% des équipes commençant par 4-1 finissent en post saison. Mais avant de savoir si la NFC Est sera capable de produire deux franchises en playoffs, le but est avant tout de tenter de remporter la première place. Cette équipe en est-elle capable ? Je le crois. Cette dynamique positive, ce vent de réussite qui souffle sur Dallas, nous ne l'avons pas senti depuis de longues années. Je ne dis pas que nous survolerons cette division, je pense même que la conquête se fera dans le sang et la douleur face à des Eagles en position de force et à des Giants sur le pente ascendante. Le titre de division pourrait bien se jouer en semaine 15, à Philadelphie. Mais la réalité est que lorsque Dallas cesse de se mettre elle même des obstacles sur le route, Dieu qu'elle est belle à voir jouer.

5 commentaires:

  1. Réponses
    1. Merci ! J'essaye de ne pas sonner trop "fanboy" quand j'écris un article, mais on est sur un blog de fan alors on est forcé de s'enthousiasmer un peu en ce moment.

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    2. Et franchement on peut bien se le permettre ! Le score de ce derby texan reflète assez mal le fait qu'on a été peu inquiété durant toute la rencontre. Le dénouement est logique et l'inverse aurait été du vol. Je trouve... Alors n'hésitons pas à être enthousiastes !!

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  2. Perso, j'ai trouvé que le game management de Romo (notamment) en fin de match était catastrophique. time-out, delay of game, intentionnal grounding, ça fait beaucoup.

    Mais c'est typiquement le genre de match qu'on perdait l'année dernière: tous les momentum étaient pour les Texans (remontée de 10 points, égalisation, field goal raté, ils gagnent le toss). Mais au final, un grand ouf de soulagement.

    La clé pour l'avenir, ça sera les matches de division. Si on a le même bilan en division que l'année passée, ça peut passer. Mais méfiance: les Giants se réveillent et les Eagles sont toujours là (même si en baisse de régime).

    Ah oui, dernière chose: Wilcox m'a impressionné aussi, je me demandais si j'étais le seul à me dire ça, et ben non (bien vu!). Lui et O. McClain : quelle belle bande de brute, ça fait plaisir à voir une défense un peu nasty, comparé à ce qu'on a vu l'année passée :-)

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    1. J'ai la même conclusion que toi sur l'importance des matchs de division ainsi que sur le réveil des Giants.

      Et c'est vrai aussi que j'aurais pu parler de cette fin de match mal fichue. Maintenant, c'est peut-être parce qu'effectivement, devant le fait que nous avons gagné alors que oui, encore la saison passée typiquement nous perdions ces rencontres, je n'ai pas eu envie de m'éterniser dessus. C'est surement un oubli cela dit, que tu as raison de souligner.

      Et concernant Wilcox, je l'ai pas mal critiqué l'année dernière donc c'est vrai que j'insiste sur le fait que cette saison, le gars fait un très bon boulot. Et pour moi (et pour Hugues aussi j'en ai parlé avec lui), Wilcox a fait son meilleur match depuis qu'il porte le casque étoilé.

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