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Dans la douleur et le sang

Cowboys 17 vs Redskins 20 (OT)

La ligne défensive s'offre enfin 3 sacks sur Colt McCoy

Malgré son bilan flatteur de 6-1, les Cowboys ne s'étaient pas encore beaucoup frotté aux rivaux de division. Cette semaine, une des plus anciennes rivalités de la NFL était à l'affiche avec la réception des Washington Redskins. Si même les fans les plus durs s'attendaient à ce que les Cowboys finissent par perdre une rencontre, bien peu ont anticipé le pénible revers du dernier Monday Night Football.

Washington se rendait au Texas avec une fiche de 2-5 et un QB #3 comme partant. Après avoir eu la tête des Saints et des Seahawks, le challenge vous semblait facile ? Vous étiez très largement dans l'erreur.

La pression incontrôlable des Redskins


Une des clefs du match provient assez largement de implacablement pression que la défense de Washington a su infliger à la ligne offensive des Cowboys. Cette ligne, saluée comme l'une des meilleures, si ce n'est la meilleure, de la ligue, a laissé son quarterback mordre la poussière 5 fois pendant le match. La menace était constante et, surtout, n'était pas le fait de la faiblesse d'un seul homme. Autant Tyron Smith sur le côté gauche, que la paire centrale Fredericks/Martin, tout le monde a semblé souffrir pendant l'intégralité de la rencontre. Cet échec complet dans la protection de passe a ouvert la voie à un jeu aérien totalement castré et beaucoup moins efficace que ce que nous avons eu l'habitude de voir cette saison.

Heureusement, le jeu de course, lui, a encore très bien fonctionné. DeMarco Murray aligne encore un match gargantuesque en ajoutant 141 yards à son compteur. On aurait pu alors se dire qu'avec l'implication habituelle des Cowboys sur le jeu de course, la solution pour remporter ce duel très serré allait se situer dans ce secteur. Et pourtant, c'est précisément dans ce match que Scott Linehan et Bill Callahan ont décidé de concentrer l'essentiel des snaps dans les mains de Romo. Seulement 19 courses appelées contre 27.5 en moyenne sur les 6 dernières rencontres. Donc si on résume : ligne offensive défaillante dans la protection de passe, blitz récurrents, jeu au sol pourtant très efficace, leur conclusion est d'appeler plus de passes... Ok... Ce genre de play calling absurde nous rappelle les deux ou trois dernières saisons que nous préférerions oublier.

La blessure de Romo n'est pas la cause de la défaite


Évacuons tout de suite ce point. Oui, notre cœur s'est arrêté à la vue de Tony Romo allongé sur le sol et incapable de se relever. Oui, nous prions tous pour qu'il soit de retour, en forme, face à Arizona. Mais non, cette blessure n'est en rien la cause de la défaite des Cowboys.

Pour commencer, Romo n'était de toute façon pas dans un grand soir. Beaucoup d'imprécisions sur les passes même lorsqu'il avait plus de temps pour les ajuster. Son jeu ne respirait pas la sérénité dans un contexte où sa poche ne semblait pas vraiment capable de résister aux coups de butoirs adverses. Sa blessure, si elle nous inquiète évidemment tous, n'a que très peu joué sur le résultat. En effet, Brandon Weeden a parfaitement joué son rôle en tenant la maison de façon très propre. 4/6, 69 yards et 1 touchdown, franchement, que demander de plus à un backup QB.

Bien plus important, c'est l’incapacité de l'attaque à contrôler le jeu qui a condamné les Cowboys. Encore deux turnovers offensifs qui, cette fois, dans ce match où le moindre point allait compter, ont largement amputés Dallas. Joseph Randle laisse échapper le cuir après une belle course de 12 yards. DeMarco Murray, se fait arracher le ballon après une cavalcade de 36 yards qui aurait placé les Cowboys en position de scorer, fut-il seulement les 3 points qui nous auraient épargnés l'over-time.

Il faut toutefois rendre hommage à cette défense des Redskins qui a su provoquer ces pertes de balles, mais surtout à leurs DBs qui ont considérablement gênés Dez Bryant et Terrance William. Certes, Bryant nous encore gratifié d'une réception improbable (après une mauvaise passe...) qui a débouché sur un touchdown grâce à une bataille physique brillamment remportée. Mais globalement, Meriweather, Murphy mais aussi et surtout Breeland ont été de véritables plaies pendant toute la rencontre.

La défense en échec, l'attaque n'y est pas étrangère


Il faut bien comprendre que l'essentiel du succès des Cowboys cette saison provient de leur capacité à conserver leur attaque sur le terrain. Plus la défense passe de temps sur le gridiron, plus les risques de big plays, que l'on sait être le gros défaut de l'escouade, augmentes. C'est ce qu'il s'est passé lundi, mais pas seulement.

En effet, les Redkins se sont offert quelques jeux qui ont crucifié le tertiaire de Dallas. DeSean Jackson et Pierre Garçon ont tout deux pris le meilleur sur leur vis-à-vis pendant la quasi totalité de la rencontre. Brandon Carr et Orlando Scandrick ont passé un match difficile et n'ont jamais réussi à s'imposer. De son côté, le jeune Sterling Moore, souvent aligné face à Niles Paul, a véritablement souffert et n'a jamais été dans le match.

Barry Church, de son aveu même, enfonce le clou en nous offrant l'une de ses pires prestations de mémoire de fan. Il a non seulement trop souvent regardé le jeu se dérouler sans être capable d'y prendre part, mais il a en plus manqué deux tackles à l'importance critique qui auraient à chaque fois fait reculer l'attaque des Redskins. Des échecs inhabituels pour lui, même s'il est moins efficace que l'année dernière.

Pour enchainer sur le sujet des tackles manqués, c'est un mal que nous connaissions bien ces dernières années et que nous n'étions pas pressé de revoir. Rolando McClain a pourtant manqué une réalisation largement à sa portée, couronnant ainsi une prestation très en dessous de son niveau. Trop lent, mauvaise couverture, le joueur n'a pas été à la hauteur de l'évènement. Justin Durant a bien relevé le niveau au sol mais à la passe, ça n'était pas folichon. Toutefois, ne vous y trompez pas, sa blessure est véritablement critique et il va laisser un trou béant parmi les linebackers. Nous ne pouvons qu'espérer que le retour de Bruce Carter soit plus impactant que les quelques snaps pris lundi, car il a été parfaitement transparent dans sa prestation.

Heureusement,  point très positif pour finir la revue défensive, la ligne défensive a encore été d'un très haut niveau. 73 yards seulement pour Alfred Morris, et encore, son big plays de 29 yards induit un petit effet de trompe l'oeil. C'est un succès à mettre au crédit d'une ligne défensive très aggressive et capable de poursuivre l'effort même hors de sa zone de tackle initiale. Le contrôle au sol a été une véritable force pour maintenir ce match à portée de fusil. Mais il ne faut pas oublier aussi que, enfin, cette ligne s'est offert trois sacks sur Colt McCoy. Un de Jeremy Mincey et deux de Henry Melton. Toute la pression dont ils sont capables est enfin récompensée, c'est très encourageant pour la suite.

Des raisons d'espérer dans la défaite


Naturellement, cet article est bien plus à charge que ces dernières semaines. La frustration d'une défaite face aux rivaux de toujours y est pour beaucoup et il faut reconnaitre que cette rencontre était truffée de bêtises et d'erreurs. Mais il faut pourtant finir sur une note positive.

Paradoxalement, on peut trouver une certaine source de satisfaction dans les actes manqués de cette rencontre. Après tout, malgré deux turn-overs, malgré une défense beaucoup trop poreuse, malgré une attaque trop souvent incapable de convertir les third downs importants (6/14), ce match a toujours été tellement serré que la victoire restait possible.

De plus, la défaite des Eagles nous laissent en tête de la division. Alors certes, perdre face à un rival de la NFC Est c'est toujours embêtant, perdre contre les Redskins c'est un peu la double peine, mais cette défaite n'hypothèque en rien nos chances de playoffs. Les Cowboys vont devoir se recentrer sur leur force autour d'une implication sans faille envers la course et un resserrage de boulons de la ligne offensive. Il faut reprendre le contrôle de l'horloge afin de laisser souffler une défense toujours au bord de la rupture mais pourtant capable de contrôler assez les choses pour être classée 9ème défense en terme de points moyens encaissés par match.

Bref, au delà de l'orgueil blessé, il faut analyser froidement les choses. Des mauvais matchs, ça arrive. Pour l'instant, la tendance 2014 et plutôt d'enchainer les bonnes perfs que les mauvaises. Tant que je n'ai pas vu la spirale de la défaite se mettre à nouveau en route, je vais faire comme Bon Jovi, Keep the faith...

2 commentaires:

  1. Ca ne fait pas 10 ans que je suis les Cowboys assidument et suite à ce match, une question de débutant me fait vraiment peur... On peut dire, je pense, qu'une des choses qui a miné notre attaque, c'est cette défense des Redskins constamment en train de blitzer ou de feindre un blitz. Maintenant que nos adversaires ont remarqué cette faille de l'OL face aux blitzs, doit-on s'attendre à voir tous nos futurs adversaires en abuser ? Peut-on redresser rapidement la barre dans notre défense contre le blitz ?

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    1. J'ai plusieurs éléments à te répondre à cette question Ben.

      Première chose oui, l'entrainement ça paye. Surtout avec une OL de très bon niveau comme la nôtre. Zack Martin, Travis Frederick ou Tyron Smith ne seront pas toujours aussi "largués". Ils ont eu des jours meilleurs et ils en auront encore.

      Deuxièmement, la DL de Washington était très bonne, il faut lui accorder ce crédit là. Ce ne sera pas toujours le cas de tous les adversaires. Il faut avoir les moyens de sa stratégie défensive je dirais.

      Troisièmement, nous leur avons en quelque sorte permis de faire du blitz à tout va. Je veux dire qu'en faisant moins courir Murray, en revenant à nos anciens démons qui étaient de donner beaucoup trop la balle à Romo, nous avons introduit un certain irrespect envers le jeu au sol dans l'esprit de nos adversaires. Quand on voit les blitz à 7 ou 8 joueurs qu'ils mettaient en place au plus fort du jeu, c'est quelque chose qui disparait lorsque le jeu au sol est une plus grande menace. Revenons à ce qui a fait le succès de l'équipe cette année et ce genre de situation seront naturellement plus rares car l'adversaire ne pourra pas tout miser sur des blitz massifs en prenant le risque de se faire trouer au sol (ou prendre sur un big play profond à la passe).

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