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Un regard francophone sur l'America's team

Retour gagnant

Week 3 : Dallas Cowboys 34 @ Saint Louis Rams 31


Tony Romo Dallas Cowboys
Tony Romo devant ses responsabilités de leader
Après la bonne réaction face aux Titans en semaine 2, les Cowboys se rendaient dans le Missouri avec l'envie de faire basculer le bilan de la saison dans le positif. Vainqueurs relativement tranquille des Rams en 2011 et 2012, les Cowboys avaient donc logiquement le statut de favoris. L'histoire nous montrera que rien n'est jamais simple, surtout pour Dallas.

Se donner un handicap, c'est tellement plus satisfaisant


Face à Tennessee, Dallas avait fait la course en tête. C'est tellement ennuyant... Non, pour que le fun soit au rendez-vous, rien de telle que de se mettre un peu la pression. On leur donne quoi ? 1 ? 2 ? 3 touchdowns d'avance ? Voici en gros ce qui a forcément du passer par la tête des Cowboys dimanche dernier. Je ne vois pas quelle autre explication au fait qu'à 6 minutes de la mi-temps, Saint Louis affichait déjà 21-0 au tableau.

Ironie mise à part, Dallas a vraiment mis le paquet pour démarrer ce match en retard. Pour commencer, le fumble habituel de DeMarco Murray. 1er turn over et 1er touchdown. Cette perte de balle devenue une habitude commence à vraiment me taper sur les nerfs. Certes, Murray enchaine sur une performance à 100 yards derrière mais tout de même, quand on pense à des rencontres comme face à Denver en 2013, perdue d'un petit point, on se dit qu'on ne peut pas gaspiller 7 points à chaque match. Surtout que, nous le verrons par la suite, les 100 yards de Murray sont un peu un trompe l'oeil. Alors peut-être qu'il va falloir que Jason Garrett commence à se poser des questions et envisage de faire rentrer la leçon en benchant un peu Murray au profit d'un Lance Dunbar qui ne demande pas mieux. Je ne parle pas de bouleverser la hiérarchie des running backs bien sur, ne soyons pas idiots, Murray reste excellent à son poste et mérite d'être le starter, mais plus d'une mesure symbolique sinon, disciplinaire, visant à faire comprendre au numéro 29 qu'il doit arrêter de frotter ses mains sur du beurre avant les matchs.

Ensuite, une erreur de jugement de Tony Romo et c'est une interception retournée dans la end-zone. Cette passe n'avait effectivement aucune raison d'être lancée et on voit bien que Romo précipite son geste par anticipation du choc avec le pass rucher qui lui fonce dessus.

Y'a pas à dire, on aime bien se saborder.

Une défense inégale


Première constatation, la bataille des tranchées a été remportée par les Rams. Comme nous le verrons plus loin pour la ligne offensive, nos DL ont bien souffert face à leurs adversaires directs. Même si les choses se sont améliorées en 2nd mi-temps, difficile de venir perturber le jeu de passes. Difficile aussi de combler les trous face à la course.

Mais heureusement, les linebackers ont a nouveau brillé. En l'absence de Rolando McClain, inactif pour cause de blessure, on pouvait craindre une certaine fébrilité. C'était sans compter Bruce Carter qui a pris les choses à son compte, ainsi que sur Anthony Hitchens, auteur de 13 tackles dont le fameux stop sur un 4th-and-one (à 21-17 pour Saint Louis) qui a vraiment marqué les esprits et participé à construire un momentum gagnant. Bonne mention aussi pour Kyle Wilber qui a profité d'une place de titulaire de circonstances pour se montrer.

En revanche, rencontre ratée pour 2 cornerbacks sur 3. Brandon Carr et Morris Claiborne se sont fait balader par les receveurs pendant toute la partie. Toujours un ou deux pas de retard, pas toujours incisifs sur les tackles bref, une prestation manquée. Alors que Orlando Scandrick faisait son retour après sa suspension, je pense que Claiborne doit commencer à s'inquiéter. En effet, malgré deux beaux matchs au crédit du remplaçant Sterling Moore, le staff a préféré le laisser sur le banc. Si pour Scandrick, le retour est satisfaisant, la prestation beaucoup trop limite des deux autres et en particulier de Claiborne laisse planer un sentiment de doute sur l'identité des starters face aux Saints dimanche prochain. Ce qui est certain pour moi, c'est que Moore mérite mieux que de cirer le banc... La semaine d'entrainement nous en dira surement plus.

Romo emmène l'attaque vers la victoire


Passé le coup de sang du fumble et de l'interception, l'attaque a montré un beau visage dimanche dernier. En effet, après ces ratés, Dallas a pratiquement scoré sur chaque possession offensive.

Première constatation, à cause d'une ligne offensive en souffrance, le jeu de course n'a pas été aussi performant que prévu. L'intérieur a longtemps été inaccessible, obligeant Murray a se frayer un chemin en contournant une défense bien compacte. Mais comme toujours en football, le systématisme conduit l'adversaire à s'adapter et, si l'on retire la course de 44 yards, on retombe à 56 yards pour 2.43 par portée. Tout de suite, ça n'a pas la même allure. Bravo donc aux Rams qui ont surpris sur la qualité de leur défense au sol que l'on prédisait prête à exploser face à Murray.

Du coup, Tony Romo s'est pour la première fois cette saison retrouvé dans le costume du sauveur. Le souvenir de l'interception derrière nous, l'analyse de son jeu ne peut être qu'une source de fierté. 78% de complétion pour 217 yards, 2 TD et un beau rating de 116.8. Ce fut donc un match très propre, avec des ajustements décisifs dans un stade extrêmement bruyant. Romo a usé et abusé des passes courtes, rapides, seule option viable lorsque la pression exercée par les DL adverses est aussi forte. Cela ne l'empêchera pas de trouver Dez Bryant qui avait complétement semé son vis à vis, démarqué en plein centre du terrain et filant au touchdown pour 68 yards.

A chaque match, le numéro 9 joue mieux. Même si certaines attitudes trahissent encore la peur de la blessure, Romo a su prendre les bons risques aux bons moments, comme le témoigne une course de 16 yards pour attraper un first down décisif. Si la défaite en week 1 était sur ses épaules, c'est bien lui qui a pris ses responsabilités et qui a mené les Cowboys à la victoire cette semaine.

Jusqu'où ira Dan Bailey ?


C'est la question que l'on se pose. Notre pépite du 3 points a établi un nouveau record de franchise. 28 field goals réussis de suite. C'est une superbe performance qui mérite d'être soulignée. Dan Bailey est vraiment une arme offensive de première main lorsqu'il s'agit de remporter des matchs serrés.

Le record NFL en la matière s'élève à 42. Il est détenu par Mike Vanderjagt, un ancien Cowboy d'ailleurs, réalisé entre 2002 et 2004 sous l'uniforme des Indianapolis Colts. Si Bailey en est encore loin, il n'y a pas de raison qu'il ne puisse pas en rêver.

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