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Un regard francophone sur l'America's team

Faux départ

Week 1 : 49ers 28 @ Cowboys 17


Tony Romo Dallas Cowboys
Tony Romo n'était que l'ombre de lui-même face aux 49ers
Après un long mois de présaison, c'est le retour du football qui compte. Pour lancer leur saison 2014 les Cowboys recevaient un morceau de choix, des habitués des playoffs, des rivaux, les San Francisco 49ers. Si la tâche s'annonçait compliquée au vue du niveau supposé de la défense de Dallas, l'attaque semblait elle taillée pour profiter des manques de San Francisco. La réalité fut tout autre malheureusement. Chronique d'un naufrage.

Un match mort né


Mes amis, c'est bien simple, il n'y a pas eu de match. Dès la fin du premier quart-temps la messe était dite, même si notre petit cœur de fan de voulait pas se l'avouer. La première action de la rencontre, avortée par un false start de Tyron Smith, devait être le symbole de l'attaque. Brouillonne, empruntée, manquant cruellement de concentration.

En effet, sur sa première course, DeMarco Murray va laisser filer le ballon en fumble. Chris Culliver n'en demandait pas tant et va s'empresser de retourner cela en touchdown. 7-0.

Fin du quart-temps, alors que les 49ers nous ont déjà collé 7 points de plus, Tony Romo choisit de forcer une passe vers un Dez Bryant très bien couvert alors que Dwayne Harris était seul dans la profondeur. La première d'une longue liste. Interception retournée sur les 2 yards et touchdown. 21-3 à la fin du quart-temps, les Cowboys ne retrouveront jamais leurs esprits. Le reste n'est finalement qu'un grand garbage time.

L'échec de Tony Romo


Vous commencez à me connaitre si vous lisez régulièrement ce blog, je suis un ardent défenseur de Tony Romo. Je pense et je continue à penser qu'il est une arme incontournable pour les Cowboys. Seulement parfois, une arme ça s'enraye. Et cette nuit, elle a bien failli exploser.

Bien sur nous reviendrons sur la défense, mais ne tournons pas autour du pot, c'est l'attaque et en particulier Romo qui porte la responsabilité de ce cuisant échec. Le quarterback n'a jamais été dans son match. Ou si peu, à l'image des 4 dernières minutes de la rencontre où tout semblait d'un seul coup s'aligner. Mais pendant les 56 autres ? Nada. Un véritable récital d'imprécisions mené par un chef d'orchestre complétement perdu. Pourquoi forcer autant de passes vers Bryant alors qu'il était si souvent victime d'une double couverture par exemple ? Je veux bien qu'il représente une certaine sécurité, mais devant l'évidence de l'échec Romo aurait du revoir sa stratégie. Surtout que les Terrance Williams ou les Cole Beasley faisaient tous les efforts du monde pour se démarquer. Même les coachs auraient du lui souffler dans les bronches. Au lieu de ça, il a joué avec des œillères pendant toute la rencontre et a persisté encore et encore à pousser dans une direction qui, de toute évidence, était bouchée. Alors entre les passes dramatiquement mal ajustées et les décisions incroyablement mauvaises, Romo porte sur lui la responsabilité des 3 interceptions qui, ajouté au fumble de Murray ont tout simplement tué le match.

Le pire dans tout cela, c'est que certains éléments offensifs ont montré de belles choses. Cole Beasley, très actif dans le slot et toujours aussi agile, Dez Bryant qui, malgré son absence temporaire pour cause de déshydratation a réussi de belles réceptions toute en puissance.  Et que dire de DeMarco Murray, incontestablement la lumière de cette attaque avec 118 yards au sol et 1 TD. Profitant ainsi d'une OL parfois dominante pour nous montrer toute sa palette de talent.

Mais rien ne pourra éclipser les erreurs trop nombreuses et la pauvreté d'exécution du jeu aérien. Sans compter quelques modifications pré snap comme ces passes appelées à quelques yards de l’en-but alors que le jeu de course fonctionnait si bien et qui ont abouti soit à une interception soit à un échec. Ne blâmez pas Linehan ou Garrett sur ce coup, c'est bien Romo qui a décidé des ajustements.

Une défense parfois surprenante


Quand l'attaque travaille contre vous, la défense doit se retrousser les manches et faire les jeux. Sauf que lorsqu'on a un front-7 en morceaux et des defensives backs pas franchement à la fête, l'édifice ne risque pas de tenir bien longtemps debout.

Sans surprise, la défense de Dallas a souffert. Beaucoup. Au sol d'abord avec un Franck Gore en mode bulldozer qui marchait littéralement sur les défenseurs étoilés. Mais c'est surtout à la passe que les 49ers ont déroulé sans jamais vraiment avoir été gênés. Deuxième passe du match, 37 yards sur une connexion entre Kaepernick et Boldin. Le ton de la rencontre est donné, ces deux là vont cisailler méthodiquement la trop lente et trop poreuse défense des Cowboys ouvrant la voie à Vernon Davis pour le coup de grâce à deux reprises. Douloureux.

Et pourtant... Prenez moi pour un fou, mais j'ai envie de souligner quelques belles prestations défensives. A commencer par nos trois linebackers qui sont loin d'avoir été ridicules. Justin Durant et ses 8 tackles, Bruce Carter et son sack mais aussi sa bonne protection de passe. Même Rolando McClain nous offre une performance relativement solide pour un premier départ, bien que largement perfectible. Ils sentent bons nos linebackers, et l'année prochaine, avec le retour de Sean Lee, nous aurons trois ou quatre gaillards bien solides pour former l'ossature de ce secteur.

Ensuite, si la ligne défensive n'a pas forcément su s'imposer, je suis tout même plutôt satisfait de la prestation de Jeremy Mincey. Sur le papier, pas beaucoup de tackles, mais en terme de pression infligée sur le QB, il était tout à fait satisfaisant. Le problème et que c'était Kaepernick en face et qu'il gère très bien le fait d'être agressé par une défense. Mais sur le principe, n'oublions pas cette petite consolation.

Je ne m'étendrai pas sur la prestation des DB. C'en était navrant d'inefficacité. Entre les erreurs de placement et une lecture du jeu... fantaisiste, ni les cornerbacks ni les safety n'ont été à la fête pendant cette rencontre. En même temps, quand un QB a presque 70% de réussite en passe, ça veut dire quelque chose...

On déchire la copie et on recommence au propre


J'ai nommé cet article "Faux départ" car c'est ce que je veux croire. Je veux croire que ce match n'était qu'un accro, une anomalie. Je veux croire que la prestation de Romo n'est que le résultat d'un jour atrocement "sans" comme il en arrive à tous. Je veux croire que cette attaque remplie jusqu'au col de talents vaut mieux que cela. Je veux croire, et pour l'instant, j'y crois.

Dimanche, le déplacement au Tennessee aura presque l'allure d'une finale. Oui, une finale dès la deuxième semaine. Bien sûr nous surveillerons la défense et nous chercherons à confirmer ce que l'on sait déjà. Qu'il y aura de longs jeux alloués dus à des secondaires trop justes voir, pour certains, franchement inadaptés. Mais aussi que le front-7 est capable de mieux à l'image des linebackers qui ont tenu la maison du bout des doigts.

Mais ce que nous allons tous décortiquer, ce que les analystes vont commenter pendant toute cette semaine et se feront ensuite un plaisir, soit de détruire, soit d'encenser. Ce que tous les fans vont regarder avec l'anxiété fébrile que seule la passion d'une équipe peut déclencher, c'est la capacité de cette attaque à se relever et à frapper d'un poing rageur sur la table en disant : oubliez San Francisco, oubliez ce début de saison manquée, oubliez cette prestation qui restera à jamais dans les mémoires comme l'une des entames les plus catastrophiques de l'Histoire de Cowboys. Regardez plutôt notre talent, notre soif de victoire et notre capacité à insuffler un peu de magie dans ce morceau de cuir. Et c'est là, et seulement là, que lundi prochain, l'espoir renaitra.

2 commentaires:

  1. Tcheu, merci ! J'ai presque chialé en fin d'article. En repensant au match certes, mais aussi pcq c'est bien écrit !

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  2. Merci ! C'est vrai que j'étais un peu lyrique sur ce coup là... Mais bon, des fois, y faut^^

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