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Un regard francophone sur l'America's team

Les 10 choses que seul un fan des Cowboys peut comprendre

Cet article est la traduction d'un texte paru sur le site de Fox Sport. Vous pouvez donc le lire en version originale si vous préférez. Nous remercions David qui nous a gentiment proposé cette traduction en y ajoutant quelques visuels. Le texte est très intéressant pour les fans des Cowboys et permet de découvrir ou redécouvrir quelques références que toute la Cowboys' Nation partage.

Ce n’est pas facile d’être un fan des Dallas Cowboys ces derniers temps. Avec seulement une victoire en play-off sur les 17 dernières saisons, les 5 Super Bowls gagnés commencent à ressembler à de l’histoire ancienne.

Heureusement, nous ne sommes pas seuls. Les Cowboys ont toujours une foule immense pour  les suivre, ce qui fait envie à la plupart des équipes. Les audiences télévisuelles explosent lorsque les Cowboys passent à la télévision. Les Cowboys trouvent toujours des stades pleins lorsqu’ils jouent à l’extérieur. Les produits dérivés continuent de se vendre comme des petits pains.

Mais être un fan des Cowboys c’est bien plus que de simplement porter les couleurs bleu et argent et d’applaudir l’équipe. Etre un fan des Cowboys c’est faire partie d’une culture, d’une tradition, et d’une conscience collective.

Seul un fan des Cowboys peut comprendre que...

1. Le maillot bleu porte malheur.


Jason Witten Dallas Cowboys
Jason Witten portant le maillot bleu "porte-malheur"
Dans les années 60, le président des Dallas Cowboys, Tex Schramm, décida de jouer en blanc lors des matchs à domicile. De cette façon les spectateurs pouvaient voir les différentes couleurs des équipes adverses. Ce fut vite adopté sur que le blanc est plus confortable dans la chaleur texane.   

Mais en 1968, les Cowboys portaient le maillot bleu lorsqu’ils furent éliminés des playoffs par les Browns. Peu de temps après, les Cowboys portaient également leur maillot bleu lors  du Super Bowl V perdu face aux Colts. La malédiction du maillot bleu était née.

Depuis, les Cowboys ne portent leur maillot bleu que lors de certains matchs à l’extérieur, habituellement face à des rivaux de division essayant de les déstabiliser, et lorsqu’ils en sont obligés. La seule exception concerne le match de Thanksgiving, où, depuis les années 2000, les Cowboys jouent avec une réplique de leurs premiers maillots, le « Throwback jersey ». 

Billy Howton Dallas Cowboys
Billy Howton portant ce qui est aujourd'hui notre Throwback Jersey
Cependant, un peu de confusion fut introduit lors du dernier Thanksgiving, en 2013, à cause d’un changement de règle de la NFL. Les Cowboys furent en effet obligés de porter leur maillot bleu face au Raiders. C’était la première fois depuis les années du Cotton Bowl. Les Cowboys réussirent pourtant à surmonter la malédiction pour battre les Raiders, 31-24, bien que la superstition fût sur toutes les lèvres lorsque que les Cowboys réalisèrent un fumble sur le coup d’envoi qui permit aux Raiders de le retourner et de marquer le premier touchdown du match.

2. Nous avons inventé le Hail Mary


Le terme “Hail Mary” est devenu commun dans beaucoup de sports comme signifiant une tentative d’action désespérée en toute fin de match pour remporter la rencontre. Mais à l’origine, cela vient d’un match de play-off de 1975 lorsqu’avec seulement 32 secondes à jouer, Roger Staubach lança une balle de 50 yards vers Drew Pearson. Les Cowboys battent alors les Vickings 17-14.

Staubach était plaqué par terre et n’a pas vu la prise de balle de Pearson. Après le match, le très catholique Roger Staubach déclara : « j’ai fermé les yeux et j’ai récité l’Avé Maria (Hail Mary).
Drew Pearson Hail Mary Dallas Cowboys
Drew Pearson pour le premier Hail Mary de l'histoire lancer par Roger Staubach (1975)

3. Le terrain pour les asthmatiques est de l’autre côté


Les fans des Cowboys ont su que les jours de l’impassible de Tom Landry au visage de pierres étaient finis lorsque les caméras de télévisions ont capturé l’un des premiers entraînements avec Jimmy Johnson en 1989. Pendant que Johnson menait l’échauffement des joueurs, il remarqua que l’un des kickers marchait sur le bord du terrain.

Johnson perdit complètement son sang-froid. 

« Tu as de l’asthme ? » Cria-t-il au kicker, et il indiqua le parking. « Bouge ton … vers le terrain des asthmatiques, et prend ton asthme ! Le terrain des astatiques est là-bas. »

4. Nous savons qu’il ne sert à rien de demander quand Jerry Jones ira engager un General Manager.


Jerry Jones Dallas Cowboys
Jerry Jones toujours seul maître à bord.
L’une des questions les plus éculées de tout le sport à Dallas est : “Quand Jerry le Propriétaire ira-t-il engager un vrai General Manager ? ».

Cela fait référence au statut particulier que Jones s’est octroyé. Après avoir fait fortune avec les exploitations de gaz et de pétrole, il acheta les Cowboys en 1989. Depuis le premier jour, Jerry Jones est le Propriétaire, Président et Général Manager. Mais cette question a été posée tellement de fois, autant par les fans que par les médias, que cela en est devenu lassant. Cela fini par ressembler à un disque rayé.

Jones a déclaré à plusieurs reprises entre les tournages pour les publicités, les bavardages avec les VIP et les négociations pour les contrats publicitaires, que personne d'autre ne va prendre les décisions dans l'équipe tant qu'il est le propriétaire et ce, malgré les demandes régulières qui lui sont faites de prendre du recul. La plupart des médias et les fans ont compris qu’il ne servait à rien de poser cette question. Mais c’est l’une des raisons pour lesquelles Jerry Jones ne prend plus les appels de fans sur son émission de radio hebdomadaire.

5. Herschel Walker devrait être le MVP de trois Super Bowls.


Hershel Walker Dallas Cowboys
Hershel Walker, running back star des années 80
Une des raisons pour lesquelles Jones ne se mettra pas en retrait et qu’il compte trois Super Bowls gagnés sous son règne. Ces trois Super Bowls auraient pu se retrouver ailleurs sans le trade osé du running back Herschel Walker, star de la fin des années 80 à Dallas, lors de la saison 1989.

Ce fut le plus important transfert de la NFL et peut-être le plus déséquilibré. Les Vikings ont échangés Walker, contre cinq joueurs et huit tours de draft que la franchise utilisa judicieusement pour construire une dynastie. Deux de ces tours ont servis pour drafter un certain Emmitt Smith, futur Hall of Famer, et le futur safety all-stars Darren Woodson.

6. On ne déconne pas avec l’Etoile (Don't Mess with the Star !)


Durant les premières années du Texas Stadium c’était le logo de la NFL qui était au centre du terrain. Lorsque les Cowboys l’ont remplacé par notre Etoile, personne n’y prêta vraiment attention jusqu’au 24 septembre 2000, lorsque le Safety George Teague est devenu un héros pour la Cowboys’ Nation.

Ce jour-là, le receveur Terrell Owens, oui LE Terrell Owens, futur Cowboy, représentait les 49ers. Par provocation, il n’a rien trouvé de mieux que de célébrer un touchdown en plein milieu de l’étoile.

Pour son second touchdown, Owens se dirigea à nouveau vers l’étoile mais Teague le tacla violemment et l’envoya balader. Plus tard Emmitt Smith marqua un Touchdown et vint placer fermement le ballon sur l’Etoile afin de la déclarer officiellement zone sacrée.


Plus tard, le coach Bill Parcells instaura une tradition que Jason Garrett perpétue encore aujourd’hui. Au début des Training Camps les rookies n’ont pas d’Etoile sur leur casque. Ils doivent mériter le droit de la porter.

7. L’identité du “Mad Bomber”


Clint Longley Mad Bomber Dallas Cowboys
Clint Longley, le "Mad Bomber"
Le Thanksgiving de 1974 semblait être promis à des heures sombres avec Roger Staubach, alias Captain Comeback, sortie pour cause de blessure et les Redskins gagnant 16-3. C’est alors qu’un inconnu nommé Clint Longley a commencé à lancer des Touchdowns. Longley a complété une passe de 35 yards vers Billy Joe Dupree puis une passe finale de 50 yards avec Drew Pearson pour une victoire 24-23.

La carrière de Longley n’a ensuite jamais vraiment décollée et il s’est même rendu tristement célèbre pour avoir frappé Staubach à l’entrainement. On ne sait pas grand-chose de lui actuellement, mais il sera à jamais le « Mad Bomber » de ce Thanksgiving de 1974.

8.  Nous ne parlons pas du  Super Bowl XIII


C’est bien trop douloureux.

Des trois défaites au Super Bowl des Cowboys, la défaite 35-31 face aux Steelers est de loin la plus douloureuse.

Le Super Bowl V (16-13, Colts) a été surnommé le  "Blunder Bowl" (le Bowl de la boulette…) et ce fut la grande première de la franchise pour la grande Finale. Le Super Bowl X (21-17, Steelers), lui, voyait les petits nouveaux (Dirty Dozen rookies), comme Randy White et Hollywood Henderson, faire face aux champions en titre.

Mais le Super Bowl XIII départagea les Cowboys et les Steelers à leur apogée dans un combat pour déterminer l'équipe des années soixante-dix. Les fans de Cowboys sont toujours hantés par  l'interférence assez discutable appelée par l’arbitre sur Benny Barnes,  par un "bloc" d’un arbitre qui lança Franco Harris pour un touchdown et par le maudit fumble dans la end zone par Jackie Smith ("L'homme le plus malade d’Amérique " comme le journaliste Verne Lundquist l’a décrit suite à cette action).

Bien qu'il fût l’un des Super Bowls les plus divertissants, cette édition  est celle que les fans des Cowboys ne supportent pas de regarder lorsque NFL Network la rediffuse. Et puis, pourquoi ne montrent-ils pas les Super Bowls VI, XII, XXVII, XVIII et XXX plus souvent ?

9. Ce que représente le  “Sky Mirror”

AT&T Stadium Sky Mirror Dallas Cowboys
Une vue du fameux Sky Mirror sur la façade est de l'AT&T Stadium

Comme si l’AT&T Stadium n'était pas déjà assez tape à l’œil, durant l'automne dernier, les Cowboys ont dévoilé un mystérieux miroir concave de 35 pieds sur le côté est de l'enceinte.  Bien sûr, tout le monde connaît l’écran géant de 160 pieds suspendu au-dessus du terrain. Mais qu’est-ce que ce miroir vient faire ici ?

Il s'avère que c'est l’une des nombreuses œuvres d'art qui sont exposées dans le stade des Cowboys. Cette collection d'art est la fierté et la joie de Gene Jones, épouse de Jerry, dont le désir était de faire du stade à 1,3 milliard de dollars un centre culturel et pas seulement un centre sportif. Les Cowboys ne sont peut-être plus la meilleure équipe de NFL, mais le Sky Mirror représente la volonté de la famille Jones de s’assurer qu’ils disposent de la plus belle collection d'art de la ligue.

Le Sky Mirror pèse 23 tonnes et a coûté environ 10 millions de dollars et 3 millions de dollars de plus ont été nécessaires pour la fontaine de granit qui lui sert de base. Les fans ont pris l’habitude de regarder le Sky Mirror avant chaque match, surement dans l’espoir d’apercevoir une lumière divine indiquant la victoire.
Si jusqu'à présent, le Sky Mirror n'a pas procuré d'avantages  mystiques à l'équipe (aucun que nous puissions prouver…), les fans purs et durs des Cowboys savent  reconnaître sa véritable force : Chaque fois qu'une équipe de télévision arrive en ville, au moins un reportage est consacré à la collection d’Art de la Famille Jones.

10. Pourquoi les Cowboys sont l’America’s Team… et que ton équipe de l’est pas.


Bien que que les Cowboys n’aient pas dominé la NFL depuis longtemps, ils gardent ce surnom d’America’s Team, pour le meilleur et pour le pire. 

Tout a commencé quand NFL Films remarqua la popularité des Dallas Cowboys et décida d’appeler le film de leur meilleurs moments de  la saison 1978 « America’s Team ».
Tom Landry n’aimait pas ce surnom, mais le président et principal promoteur de l’époque, Tex Schramm, a adoré.

Depuis, le surnom a été détourné contre les Cowboys, alors que dans le même temps, d'autres équipes dans d'autres sports ont essayé de le revendiquer. Mais les chiffres ne mentent pas: les Cowboys sont toujours l'une des équipes les plus populaires de la planète. 

Les Cowboys continuent à attirer les foules lors de leurs déplacements dans tout le pays et de vendre des tonnes de produits dérivés. Grâce au sens du marketing de Jerry Jones, les Cowboys ont su développer  leur marque sans le bénéfice d'une sixième victoire au Super Bowl. L’AT&T Stadium est immédiatement reconnaissable et est reconnu comme étant l’une des meilleures installations sportives du monde. De plus, chaque année la franchise est dans le top de la liste Forbes des franchises avec le plus de valeur du monde du sport.

Pour rester aussi populaire et conserver autant d’influence une équipe doit avoir quelque chose de plus que la vérité du terrain. Les joueurs et les entraîneurs vont et viennent, mais les fans des Cowboys restent fidèles à jamais.

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