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Un regard francophone sur l'America's team

Des vétérans sur le départ ?

Miles Austin Dallas Cowboys
Même si la NFL doit encore se trouver un champion, les Cowboys ont déjà terminé leur saison. Pour la quatrième année consécutive, Dallas n'a pas réussi à se qualifier pour les Playoffs. De fait, la off-season est donc en marche pour eux. Certains attendaient peut-être des annonces fracassantes lors du black monday, il n'en a rien été. Comme le faisait remarquer David sur notre page facebook "le calme qui entoure les Cowboys est assez plaisant". Pas de décisions hâtives concernant le staff, personnellement, ça me va bien. Toutefois, du côté des joueurs, certaines questions se posent forcément. Si nous aurons tout le temps d'aborder les enjeux de la future Draft, il m'a semblé intéressant de mettre en lumière le cas de trois vétérans incontournables qui pourraient bien ne plus porter l'étoile solitaire sur leur casque en 2014.


DeMarcus Ware

DeMarcus Ware Dallas Cowboys

L'ancien linebacker sorti de l'Université de Troy, Alabama, fait parti de ces joueurs qui auront marqué l'image de la franchise. Rapidement qualifié de chasseur de QB, il a même mené la ligue en nombre de sacks en une saison en 2008 (20 sacks) et 2010 (15.5 sacks). Problème, à 31 ans, le joueur reconverti cette année en defensive end commence à accumuler les pépins physiques. Ware s'est notamment battu contre des problèmes de dos pendant toute la saison et a même du manquer 4 rencontres. Au final, on constate une diminution significative de ses résultats pour aboutir à une saison 2013-2014 très moyenne.

Salaire et bonus compris, Ware devrait compter à hauteur de $16 millions contre le cap. C'est beaucoup pour un joueur dont la forme et les capacités sont de plus en plus entourés d'incertitudes et qui, en toute objectivité, semble sur la pente descendante. Disposant d'un contrat courant jusqu'en 2017, les Cowboys ne feront évidemment pas l'économie de certains montants garantis. Toutefois, en cas de cut avant le 1er juin, l'argent "mort", c'est à dire le montant garanti incompressible même en cas de libération du joueur, descendrait presque de moitié aux alentours de $8.5 millions. C'est beaucoup d'argent dans un contexte de cap déjà bien rempli. Même si le départ de ce genre de figure emblématique de la franchise est toujours un crève cœur, la raison pousse à laisser partir un joueur qui n'a fait que baisser de niveau ces trois dernières saisons. Jerry Tout-Puissant pourrait utiliser son intervention Divine et Omnisciente pour le sauver et lui offrir une chance de rebondir, il l'a déjà fait à l'image de Andre Gurode, ce qui fut un succès, mais nous n'aimerions pas nous retrouver avec un autre Roy Williams (choisissez entre le receveur et le safety...).

Jason Hatcher

Jason Hatcher Dallas Cowboys

Là, on touche à une décision qui sera purement comptable. Drafté au 3ème tour en 2006, notre nose-tackle titulaire est lui aussi âgé de 31 ans. 8 ans d'expérience, il a passé toute sa carrière à Dallas depuis sa sortie de l'obscure fac de Grambling State. Mais contrairement au cas de Ware évoqué au dessus, Hatcher vient de réaliser sa meilleure saison sous l'uniforme des Cowboys. 34 tackles, 2 forced fumbles et surtout 11 sacks sont d'excellents résultats. Son influence sur le jeu a été considérable et il fut toute la saison un élément incontournable dans l'agressivité défensive qui a été mise en place avec plus ou moins de succès.

Le problème est que Hatcher entre dans cette inter-saison en tant qu'UFA (Unrestricted Free Agent). Dallas sera donc en compétition pour le resigner sans avantage particulier par rapport aux autres. Si Hatcher a déjà indiqué que ce serait "Génial de terminer (sa) carrière avec les Cowboys", il a aussi ajouté que le football est un business et qu'on entrait justement dans la phase "business". Un œil sur son salaire actuel suffit à le comprendre. $2.6 millions bonus compris, on se dit que sur le marché des agents libres, Hatcher se verra proposer beaucoup plus. Tellement plus que les Cowboys pourraient ne pas pouvoir, ou même vouloir, s'aligner.

Pourtant, la ligne défensive est en chantier. Les premiers mock draft prédisent d'ailleurs un premier choix dans ce secteur. Étrangement, si Jerry Jones l'a beaucoup félicité en fin de saison, on ne sent pas un enthousiasme particulier à faire l'effort financier que nécessiterait sa resignature. On comprend les impératifs liés au cap, mais en prenant en compte les 8 millions libérés par un cut de Ware, on se dit qu'il y aurait peut-être matière à conserver le pilier de notre DL. Encore une fois, Hatcher a littéralement explosé cette année, la dynamique est clairement positive et il a surement été le lineman défensif le plus important cette année. Des choix guidés par le cap il y en a toujours, c'est même tout l'objet de ce système. Je pense simplement qu'il faudrait les faire aux dépends de joueurs moins vitaux.

Miles Austin

Miles Austin Dallas Cowboys

Signé en 2006 comme agent libre non drafté en provenance d'une petite fac du New-Jersey (Monmouth University), Austin a véritablement explosé en 2009 après le départ de Terrell Owens. En 2010, il s'est vu offrir une juteuse extension de contrat de 7 ans avec $57.1 millions à la clef dont $18 millions garanti. C'était une décision qui semblait ambitieuse à l'époque mais toutefois raccord avec les énormes espoirs placés en lui.

Dire qu'Austin est un échec serait tout de même exagéré. En revanche, il est très certainement une déception. Pourtant, son talent n'est absolument pas en cause. En effet, ses mains très sûres et sa vitesse et sa capacité à briser les tackles font de lui une énorme menace pour les DB adverses. Mais sa carrière a été trop souvent entachée de problèmes de santé dont des soucis chroniques aux ischios. Si la saison 2012 n'était pas catastrophique, elle faisait suite à 2011 et ses 10 matchs seulement de joués. On finit ensuite sur 2013 avec 11 matchs joués et aucun touchdown de marqué. 0 TD pour un receveur titulaire c'est extrêmement rare et surtout, ça ne lui était pas arrivé depuis 2007 où il ne participait qu'à peu de snap (5 réceptions dans l'année...).

Austin devait être un franchise player, il semble abonné au rôle de play-maker joker. Malheureusement pour lui, 2013 marque l’émergence d'un sérieux concurrent : Terrance Williams. Le rookie a brillé dans son poste de WR#3 et a réussi à nous faire oublier Austin pendant sa période de convalescence. Moins cher, plus jeune, aucun signe de faiblesse physique, la messe semble dite. Pourtant, on sent que l'organisation croyait en Austin (et nous aussi d'ailleurs !). Les entraînements ont souvent été adaptés pour essayer de trouver la bonne formule, mais rien n'y fait. Austin continue de voir ses performances polluées par une résistance physique précaire.

Des trois vétérans cités dans cet article, c'est celui dont je suis le plus certain du sort. Je ne vois pas comment Miles Austin pourrait échapper à un cut ou un échange. Stats éloquents, bilan physique effrayant, successeur tout trouvé... Le seul choix sportif cohérent et de le laisser partir.

1 commentaire:

  1. Hatcher est sélectionné au pro bowl finalement (remplacement).

    À mon avis, les carottes sont cuites pour Austin, surtout comme dit dans l'article à cause des performance de Williams, mais aussi un peu de Beasley (Monsieur 3ème down).

    Quant à Hatcher, c'est dommage mais avec son statut de FA, je pense qu'on ne doit pas se leurrer. La défense en 4-3 a été une bénédiction pour lui (à l'inverse de Ware), mais si on parvient à le garder, ça serait plutôt un petit miracle.

    Au vu de cela, je pense qu'il y a plus d'espoir pour garder D. Ware. Mais, Jerry Jones est parfois sentimental et ses choix ne sont toujours pas les plus rationnels. On vera si la promotion de Will McClay dans l'organigramme et son importance dans les choix de draft aura son inflence.

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