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Cowboys vs Packers : Football 101, perdre un match que vous maîtrisiez

Les Cowboys recevaient les Packers en sachant déjà que Philadelphie avait perdu son duel face à Minnesota. La victoire pouvait donc leur permettre de reprendre la tête de la NFC Est, faisant un pas décisif vers le titre de division. La première mi-temps étincelante nous a tous fait rêver à un match parfait de l'America's Team. Mais c'était sans compter son extraordinaire talent pour le sabordage... Retour sur le film d'un cauchemar qui fera date dans l'histoire des Cowboys.


La mélodie du bonheur


Personne n'osera dire le contraire, pendant la première mi-temps, notre petit cœur de fan bondissait de joie. L'attaque n'a pratiquement pas joué aussi bien de la saison. Au sol, DeMarco Murray semble inarrêtable. Il virevolte à travers le front-7 des Packers et enfonce toujours plus les DB qui s'interposent. Grâce à une OL qui lui fournit des blocks de qualité, le running back se pose en élément incontournable de cette attaque plus versatile que jamais. Libre d'improviser, Tony Romo enchaîne lui aussi les belles passes. Chaque drive ou presque apporte son lot de big plays pendant que le duo Romo/Bryant fonctionne à plein. Au bout de 30 minutes, les Cowboys affichent 300 yards au compteur, c'est un nouveau record de franchise. Le bonheur quoi.

Et lorsque l'on nage dans le bonheur, on préfère oublier les petites (ou pas si petites que ça) imperfections qui émaillent le jeu. On sent bien qu'il y a des choses qui coincent, mais on préfère se concentrer sur le positif parce que ça faisait longtemps qu'on avait pas eu autant le sourire. Après tout, ce n'est pas si grave ces quelques petites passes mal ajustés quand l'action d'après, Dez Bryant complète une passe de 37 yards. Ce n'est pas dramatique ces trous dans l'OL quand au snap suivant Murray court pour 41 yards ! Et on fini par excuser la défense aussi... Cette défense dont les linebackers n'ont jamais été aussi inexpérimentés en raison de blessures toujours plus importantes. Cette défense où les DBs ne sont pas tout à fait dans le rythme. Cette défense où le font-7 peine à imposer de la pression. Parce que finalement, bon an mal an, les Packers n'inscrivent que 3 petits points dans la mi-temps. 26 à 3 au moment de rentrer aux vestiaires, la victoire semble inéluctable et nous oublions...

L'Empire contre-attaque


Nous oublions que les Cowboys sont passés maître dans l'art de se tirer non pas une, non pas deux, mais toute une cartouchière de balles dans le pied. Mais il faut commencer par donner du crédit à ces Packers dont la défense a clairement gagné en efficacité en seconde demie. Les linebackers par exemple. Leur qualité de jeu n'a rien à voir avec celle qu'ils ont produit depuis le début du match. Plus présents, plus incisifs, il devient plus difficile de faire progresser la balle. Mais le plus flagrant est le niveau de certains DB comme Shields et Williams qui crèvent littéralement l'écran. Bons sur les deux premiers quarts temps, mortels dans les deux derniers.

Du côté de Dallas, c'est exactement l'inverse qui se produit. Si la défense avait fait illusion face à une attaque de Green Bay hésitante, ce n'est plus le cas à partir du 3ème quart. Devant l'échec grandissant du front-7 à venir presser Matt Flynn, le QB adverse commence à ajuster de mieux en mieux ses passes. A chaque fois qu'il a du temps pour préparer son action, la menace de perte importante de yards est très présente. Le danger apparaît d'autant plus grandissant que l'échec de l'attaque à marquer des points met en lumière les grands défauts de la couverture de passe. Pour résumer, tant Scandrick que Carr ont fait un match tout bonnement atroceJordy Nelson n'était pratiquement jamais inquiété par son vis à vis et semblait être capable de tout réussir. Même sanction pour le tight-end Quarless et le jeune receveur Boykin. Une véritable hémorragie de points dont la faiblesse des safeties ne fait que confirmer le caractère inéluctable. Au vu du niveau de Heath ou Webb, nous pouvons tout aussi bien considérer que nous ne jouions qu'avec un seul safety, Barry Church qui, malgré ses qualités, n'est pas Superman.

Enfin, l'absence total de linebacker a énormément compté. Sean Lee out (surement pour la fin de saison), Justin Durant et Ernie Sims rapidement out pour le match. C'est une hécatombe qui ne nous a laissé que le terriblement lent Cameron Lawrence, l'inexpérimenté DeVonte Holloman et le décevant Kyle Wilber, brillant pendant 2 rencontres mais en dessous depuis la semaine dernière. Ce fut un véritable carnage. Aucune lecture de jeu, aucune pression, une défense contre la passe inexistante, tout cela a ouvert des boulevards au running back Eddie Lacy déjà auteur d'une saison de rookie exceptionnelle et qui n'en demandait pas tant. Mais aussi à l'attaque aérienne des Packers qui a retrouvé sa confiance en la victoire. La défense a failli dans son ensemble. La seconde mi-temps fut une vrai purge et, à ce niveau de médiocrité, c'est pratiquement une trahison qui s'est déroulée devant nos yeux ébahis.

Suicide Boys


En parlant de trahison... Ce qui défraye la chronique depuis lundi, ce sont les choix parfaitement incompréhensibles des jeux d'attaques. Parce que dans le marasme défensif dans lequel nous nous étions enfermés, au milieu de cette spirale de l'échec, il nous restait tout de même un petit récif de satisfaction auquel nous raccrocher. L'attaque avait fait le job. Elle avait battu un record de franchise et devrait nous permettre in fine de remporter ce match, même d'une toute petite avance. Oui. Mais comme dirait la pub, ça, c'était avant.

Avant, nous avions une attaqué équilibré. Avant nous avions un running back employé à bon escient et qui en plus, enchaînait les succès et permettait un jeu de passe plus facile. N'importe quel individu normalement constitué et doté d'un minimum de stratégie en matière de football aurait, en toute logique, continué à appuyer son attaque sur le jeu de course. Après tout, nous étions toujours en tête, il fallait donc faire tourner l'horloge et lorsque l'on voit les excellents résultats obtenus au sol dans cette rencontre, il n'y avait pas de question à se poser.

Ça aurait été trop simple je crois... Parce que nos brillants stratèges ont tout simplement décidé de faire l'inverse. L'attaque, si balancée, s'est retrouvée subitement monomaniaque. Contre toute logique, alors que le matchup au sol était à notre avantage, nous avons choisi de nous confronter à des DBs en réussite en lançant encore et encore. D'échec en échec, de passes forcées en passes forcées, cette lumineuse stratégie a conduit a lancer deux interceptions fatales en fin de match. Une pour permettre à Green Bay de prendre l'avantage et une pour mettre fin à la partie. Game over. Après avoir mené 26 à 3, Dallas s'incline 36 à 37 en ayant égrainé tous les plus mauvais choix possibles.

C'est tout simplement inexcusable. Comment cette stratégie complètement stupide, et je pèse mes mots, a-t-elle pu germer dans la tête de Garrett ou de Callahan. Plus grave, comment ni l'un, ni l'autre, n'a pu renoncer devant l'échec flagrant de cette option ridicule. Comment Romo, sur lequel les responsabilités offensives pèsent de plus en plus, a-t-il pu se prêter à ce jeu destructeur et condamner, en conscience, son équipe à l'échec. Dans la presse, Garrett ne s'explique pas, il se contente d'admettre qu'ils auraient du "courir plus avec la balle". Vraiment ? Vous croyez ? Attentez, je réfléchis... Peut-être qu'effectivement, quand j'étais comme un fou devant ma télé à gueuler "run the damn football !!!" c'est ce que je me disais oui... Et pourtant, je ne suis qu'un obscur blogueur Français. Affligeant.

Le Titanic était texan


C'est bien un naufrage collectif que nous retiendrons. Et je ne sais pas vous, mais justement parce que la première mi-temps nous avait fait tellement rêver, je suis d'autant plus frustré, déçu et écœuré de l'effondrement en seconde mi-temps. On parle bien d'un dysfonctionnement global, de responsabilités partagées par les deux côtés de la balle et par le coaching staff. Une défense apathique et incapable de s'ajuster. Une attaque monolithique, engoncée dans un costume de big plays obligatoires et qui ferme la porte à un jeu de course pourtant si fructueux au bénéfice d'un jeu de passes en recherche d'un exploit qui ne viendra jamais. Un staff de têtes pensantes incapables d'envisager une attaque agressive autrement que par la passe et qui, même mis face à l'échec, alors que la marche à suivre est claire comme jamais, persiste et signe dans des choix catastrophiques et destructeurs.

Ce match restera longtemps comme un cas d'école dans l'histoire des Cowboys. Une rencontre dont la première mi-temps fut si bien maîtrisé et qui, par les efforts conjugués de toute une équipe finira par être une des défaites les plus improbables dont je me souviens. Deux matchs, c'est ce qu'il reste dans la saison régulière. Deux rencontres à remporter pour pouvoir jouer en janvier. Si on a touché le fond dimanche, nous ne pouvons que rebondir non ? C'est ce qu'on se dit pour se consoler... Mais y crois-t-on vraiment ? Car encore faut-il que cette équipe ait encore l'énergie de donner le coup de pied salvateur. Et en l'état, rien n'est moins sur.

Faites-moi mentir messieurs les Cowboys. Prouvez moi que j'ai tord de douter qu'il reste encore de quoi fournir une étincelle qui permettra à cette équipe de sortir la tête de l'eau. Retrouvez de l'énergie, de la cohérence, de l'envie cette semaine face au rival historique qu'est Washington. Donnez nous à nouveau des raisons de nous enthousiasmer. Faites que le souvenir de cette saison chaotique reste dans la mémoire collective comme un parcours du combattant ouvrant la route vers une fin éblouissante.

Photos : dallascowboys.com et packers.com

2 commentaires:

  1. Pas sûr que Romo partageait les options de jeu débiles de ce staff... On l'a vu après un ''three and out'' rentrer en fusillant du regard Garrett, furieux apparemment (d'être forcé à lancer des ballons à l'aveuglette et sous la pression ? peut-être). J'ai l'impression qu'il désapprouvait à 200% ce qu'on lui demandait de faire et dans la foulée, pour la peine, il a lancé deux interceptions...

    Ce n'est pas une équipe, c'est un bateau ivre, style Titanic. Pendant que ce dernier coulait, l'orchestre continuait à jouer, avec les Cowboys, c'est Romo qui continue de lancer l'un des rares jours où enfin, on pouvait espérer avancer à la course. A Detroit, où Romo avait enchaîné les drives pour aller au touchdown en 3e quart temps, ils avaient arrête de jouer pour courir alors qu'ils étaient clousé au sol avec randle depuis un bon moment. Incohérent là aussi dans le sens inverse. Toujours à contre-temps et ils avaient déjà perdu un match imperdable.

    La comédie ne fait que trop durer avec une défense passoire, un staff dépassé, un QB qui s'énerve, Bryant qui ressemble sur le banc à une cocotte minute prêt à invectiver tout le monde, ce n'est pas une équipe et plus personne ne croit à rien et surtout pas à ce qu'on demande de faire. C'est un grand coup de balai et un ménage intégral auquel il faut procéder en fin de saison, notamment au niveau du staff, définitivement incompétent.

    Et Jerry Jones doit être le premier à se remettre en question sur la manière dont il gère cette équipe. Pas sûr qu'il faille espérer un redressement d'ici la fin de saison : une qualif en playoff avec cette équipe, c'est le goudron et les plumes assurées au détour de la première équipe qui mettra en évidence les incommensurables faiblesses défensives de cette pseudo équipe. Or la défense, c'est toujours la clé des playoffs...

    Autant couler maintenant, si ça peut aider à ne plus se voiler la face, ce serait ça le grand succès de la fin de saison pour les Cowboys.

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  2. Est-ce que tout simplement les Joueurs comme Romo, Witten, Ware... ne veulent pas faire la peau de JG comme ils l'ont fait avec Wade Phillips?
    J'ai l'impression que ce sont les joueurs qui maitrisent le futur de cette franchise, Jones est dépassé, les joueurs ne respectent pas le staff. Mais veulent-ils le respecter?

    David

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