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Cowboys 24 @ Giants 21 : Une victoire si précieuse

DeMarcus Ware Jason Hatcher Dallas Cowboys
Une victoire dimanche dernier face aux rivaux mortels que sont les Giants n'allaient pas nous offrir une qualification automatique en playoffs. C'est certain. Mais une défaite nous la faisait peut-être perdre. Alors qu'avec un match d'avance les Eagles régnaient sur la NFC Est, les Cowboys devaient remporter ce duel pour les rejoindre à égalité de fiches. De leur côté, les Giants ont largement augmenté leur niveau de jeu et menaçaient eux aussi d'égaliser le bilan de Dallas.

Bref, une ambiance de poudre pour une rencontre déterminante en vue d'une éventuelle post-saison et ce, dès la semaine 12.

Une attaque qui peine à entrer dans son match


Les Cowboys attaquent les premiers. On se dit qu'il faut frapper fort d'entrée pour ne pas risquer de se retrouver à cavaler toute la partie dernière le score. Malheureusement, à l'image de ce que nous avons vu trop souvent cette saison, l'attaque patine et peine à faire avancer le ballon. Les 3nd-downs sont autant d'obstacles qui semblent infranchissables pendant une bonne partie de la rencontre.

Soucis majeur qui revient à chaque rencontre, l'OL alterne entre le bon et le moins bon. Face à des pass-rushers de la trempe de Justin Tuck, notre OL a beaucoup de peine à protéger efficacement Tony Romo. 4 fois sacké, le quarterback manquera souvent de temps pour ajuster ses passes.

En revanche c'est le retour en grâce du jeu de course. N'allons pas nous enflammer car il va maintenant falloir contrôler la régularité des performances, mais constatons tout de même que Dallas aura réussi à gagner 107 yards au sol dont 86 du fait de DeMarco Murray. Ok, ce n'est pas non plus la performance de l'année, mais comparé aux résultats désolants que nous sommes habitués à voir, ça va au moins dans le bon sens.

Une défense monomaniaque


N'ayons pas peur des mots, la défense au sol lors de ce match est un échec complet. 202 yards alloués au sol dont 127 pour Andre Brown. Les trous faits dans notre DL par les G-Men de la ligne offensive ressemblaient à de véritables autoroutes pour running backs. Et c'est dommage car nous avions enfin le plaisir de retrouver l'ensemble des titulaires de la DL.

Elle a d'ailleurs fait un bon match cette DL. Si sur la course elle a semblé souvent dominée, en revanche, sur la passe, elle a régulièrement donnée de bonnes sueurs froides à Eli Manning. Intensité et agressivité, c'est cela que l'on a vu dans les tranchées. Lors des phases de passes, nos linemen ont vraiment réussi à mettre une grosse pression sur la poche de New-York et à forcer un Eli Manning déjà peu en réussite (beaucoup, beaucoup de vent il faut dire) à jouer quelques jeux bien paniqués. Enfin, acteurs incontournables de cette réussite, les deux vétérans Jason Hatcher (deux sacks au compteur) et DeMarcus Ware qui ont réussis dimanche leur retour.

Un autre bon point nous vient étonnamment des linebackers. Si Bruce Carter a réalisé une prestation disons... assez inégale, j'ai envie de saluer Kyle Wilber. Le defensive end de formation s'est vu placé un cran en arrière afin de palier à l’hécatombe de blessés dans le corps de linebackers. Pari réussi. Wilber a été un atout indéniable sur le côté fort, actif tant contre la course que contre la passe. S'il était déjà bon comme remplaçant sur la ligne, il a peut-être trouvé là sa véritable vocation.

Pour être complet de ce côté du ballon, je dirais que les DBs étaient eux aussi en réussite. Barry Church endosse toujours autant le rôle de pompier de service prêt à éteindre tous les incendies en défense, pendant que Orlando Scandrick a été une gêne particulièrement efficace contre l'excellent Victor Cruz (seulement 2 recs pour 27 yards pour le lui). Claiborne m'a semblé par contre encore un peu lent après son retour de blessure et J.J. Wilcox, lui aussi de retour de l'infirmerie, ne m'a toujours pas convaincu.

La résurrection de l'attaque


Mais heureusement pour nous, l'attaque a quand même décidé finalement de se réveiller, avant même d'atteindre un niveau très satisfaisant au quatrième quart-temps. D'ailleurs, il est toujours intéressant de noter que Tony Romo est le QB détenant le record du meilleur rating en 4ème QT et cela All-Time messieurs dames.

Porté par la relativement bonne réussite, déjà évoqué plus haut, du jeu au sol, l'attaque a enfin pu se diversifier. Et lorsqu'on permet à Romo de souffler un peu et de pouvoir vendre ses play-actions, ça coule beaucoup mieux.

Malgré un drop en début de match, Jason Witten s'offre 2 TD et assume pleinement son statut de filet de sécurité. Les chiffres ne sont pas fou, mais quand on inscrit 2 TD en 4 réceptions, c'est qu'on a su réussir les immanquables.

Inexistant en première mi-temps, Dez Bryant fini sur un beau bilan de 102 yards. Certes il a laissé échapper un fumble, mais il a tout de même largement contribué à cette victoire. Je citerais tout de même Cole Beasley, peut utilisé mais qui est l'auteur de LA réception qu'il fallait réussir pour placer Dallas en position de field goal et qui permettra aux Cowboys de rentrer à Valley Ranch avec un W en plus.

Le bonus gag


Si Dallas l'a emporté 24 à 21, 7 points inscrits par les Giants sont dus à une erreur qui aurait pu coûter très cher. Lors du 3ème QT, en 4th and 3, Eli Manning complète une passe vers Brandon Myers. Le first down est acquis sans difficulté même si le receveur se retrouve au sol. Hors, la règle stipule que si un joueur se retrouve au sol sans avoir été touché, il peut se relever. C'est pour ça que vous voyez souvent des défenseurs poser la main sur un joueur au sol (non, ce n'est pas une tape amicale...) pour terminer une action. Et bien notre linebacker préféré, Bruce Carter, a tout simplement oublié cette règle. Il a du se croire en universitaire parce qu'il a tout simplement tourné les talons. Myers comprenant cela, il a foncé vers la end-zone : touchdown.
Bruce Carter Dallas Cowboys


Pour conclure, le succès défensif face à l'attaque aérienne des Giants ne doit pas cacher le fait qu'Eli Manning n'a vraiment pas sorti un grand match. Que se soit à cause du vent ou pas, certaines phases nous ont franchement été données. En revanche, concernant la défense en course, la côte d'alerte est atteinte. Dallas ne peut pas espérer survivre en playoffs sans renforcer ce secteur de jeu bien trop fragile. Sean Lee nous manque, c'est vrai, mais Monte Kiffin doit trouver le moyen de jouer sans lui pendant encore au moins un ou deux matchs.

Offensivement, la régularité est l'objectif. L'attaque des Boys regorge de talents et, on le voit, est capable de phases vraiment magnifiques. Mais enchaîner les départs ratés peut coûter très cher car nous ne sommes pas toujours en mesure de refaire un retard trop important. On l'a vu face à Denver par exemple, où la première mi-temps nous a été fatale. Mais la clef, nous l'avons déjà dit, est la pérennisation d'un jeu de course. Nous n'avons pas besoin d'être numéro 1 dans le domaine, mais au moins d'être crédibles.

En affrontant jeudi les Raiders, les Cowboys vont se frotter à la 8ème défense en course de la ligue. Briller contre Oakland dans ce secteur donnerait des gages de confiance pour la conquête de la division, seule façon encore réaliste de se qualifier en play-offs. De toute façon, tant que nous n'avons pas une longueur d'avance sur Philadelphie, nous n'avons pas le droit à l'erreur.
Jason Hatcher
"They say blood would be shed. Just finished eating a giant." Jason Hatcher (Instagram)

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