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Week 2 : Un air de déjà vu

Dez Bryant Dallas Cowboys
La saison 2012 s'était ouvert sur un énorme espoir. La victoire 24 à 17 contre les rivaux New-Yorkais avait boosté le moral de la Cowboys Nation. Le retour à la réalité s'était pourtant produit une semaine plus tard en recevant Seattle. Une rencontre désastreuse qui avait exhibé au grand jour les faiblesses de Dallas.

C'est un peu ce qu'il vient de se passer. La victoire contre New-York en première semaine laisse place à un sentiment bien aigre d'acte manqué face à Kansas City.

Une défense trop naïve


Sean Lee, pas toujours en grande forme
Les 6 turnovers infligés aux Giants ont véritablement constitué le terreau de la victoire. C'était d'autant plus encourageant car cette capacité à faire perdre le ballon à l'adversaire était l'objectif affiché de la nouvelle défense mise en place par Monte Kiffin. Cette semaine, ce sont les Chiefs qui ont gagné la bataille des turnovers et ce n'est pas le seul échec au compteur de la défense texane.

En effet, alors que le corps des linebackers nous avait habitué à un soutien de grande qualité derrière la ligne défensive, nous avons assisté dimanche à une véritable partie de bluff entre un quarterback des Chiefs très joueur et une ligne de LB cherchant à comprendre l’enchaînement de trick plays qui leur était présenté. Autant vous le dire, à ce petit jeu, c'est l'attaque de Kansas City qui a eu le dernier mot. Sean Lee et ses deux acolytes ont passé leur match à se faire balader sur toute la largeur du terrain, tombant bien trop facilement dans les pièges tendus par l'attaque du Missouri. Et je ne vous parle même pas des phases où Alex Smith décide de courir lui même avec le ballon. Les read-option offenses s'affirment décidément comme un cauchemar pour Dallas, et les quarterbacks coureurs de toute la ligue doivent déjà s'en frotter les mains, les rivaux Michael Vick (Philadelphia Eagles) et RGIII (Washington Redskins), en tête.

Dans tous les cas, même avec un jeu de passes finalement assez moyen, Kansas City a pu profiter d'une couverture aérienne totalement désastreuse, offrant souvent des boulevards à des receveurs libres de tout mouvement en plein milieu du terrain. Et que dire de la prestation catastrophique de Bruce Carter. Le #54 a beau avoir réalisé un bien joli sack, on se souviendra surtout du festival de tackles manqués qui ont parfois eu de très fâcheuses conséquences.

C'est donc moins les defensives backs que les linebackers qui expliquent les errements défensifs de Dallas lors de ce match. Et cela, même si les Boys ont laissé filé quelques jeux trop longs et qu'Orlando Scandrick, souvent sollicité (trop ?) pour laisser Morris Claiborne souffler après ses pépins physiques de la semaine passée, a été égal à lui même... c'est à dire pas pas franchement enthousiasmant.

Mais un front-7 impressionnant


On se réjouira toutefois d'une ligne défensive qui sauve l'honneur. En effet, le premier rideau du front-7 échappe au naufrage complet en se montrant très agressif et en faisant bien souvent exploser la ligne offensive des Chiefs, à l'image des 4 sacks infligés à Alex Smith. DeMarcus Ware (DE) réussi d'ailleurs enfin à enregistrer ses deux premières réalisations de la saison en la matière. Mais c'est surtout Jason Hatcher (DT) qui nous offre une prestation de haute volée en étant un danger de tous les instants pour tout ce qui portait une balle. Pendant ce temps, George Selvie (DT), sur le coté faible, s'affirme encore un peu plus comme un excellent recrutement est a été capable de gêner considérablement tout développement de jeu de son coté. Ces trois là sont les artisans d'une défense au sol qui a réussi à contenir le running back Jamaal Charles à 55 yards en 16 portées, c'est une performance à retenir.

Dez Bryant, le retour


Un Dez Bryant retrouvé
Rempli à ras bord de talents, l'attaque de Dallas peine décidément à trouver son rythme. Pourtant, le voyage à Kansas City aura été marqué par le retour en force de Dez Bryant. Le receveur qui porte le légendaire #88 a enfin pu s’exprimer et l'on a retrouvé avec joie la complicité et la facilité de connexion entre lui et le quarterback Tony Romo. La première mi-temps aura été un festival entre ces deux-là et laissait présager le meilleur. Dez finira le match avec 141 yards en réception et 1 TD. Mais les ajustements défensifs des Chiefs et le retour d'une double couverture vont obliger à trouver des alternatives et c'est un Bryant complètement éteint que nous retrouverons en seconde mi-temps.

Malheureusement, celui qui avait fait un match plein contre New-York, Miles Austin, n'a pas réussi à refaire la même chose au Arrowhead Stadium. 31 petits yards en 3 receptions, c'est trop peu pour compenser la quasi neutralisation de Dez Bryant. Bonne nouvelle en revanche, le rookie Terrance Williams semble bien plus digne de confiance que la semaine dernière et même si ses chiffres ne sont pas affolants, il est en net progression.

Une OL parfois étourdie


Dire que la protection de passe était mauvaise serait injuste. Tony Romo a souvent bénéficié de beaucoup de temps pour ajuster ses passes et le fumble dont il fut victime est entièrement sur ses épaules. Mais un match se perd aussi sur quelques jeux. Et voir le center Travis Frederick totalement floué par deux fois fait mal aux yeux. On peut être battu par son vis-à-vis, c'est évident, mais par deux fois il a complètement manqué sa protection, laissant un boulevard au tackle d'en face pour aller tuer dans l’œuf l'action en cours. Ça s'appelle se planter dans la couverture et ça n'est pas la même chose que d'être surclassé à la régulière. Erreur de rookie ou manque de communication lié à une ambiance particulièrement bruyante dans le stade (rendons justice au fan de KC qui étaient mais déchaînés !), toujours est-il que ce genre de manquement s'ajoute à une liste d’imprécisions et de mauvais choix qui ont fini par coûter des points précieux dans une rencontre aussi serrée.

Déchets techniques et appels déroutants


Au sol, la progression de DeMarco Murray fut dure. La défense de Kansas City dispose d'une ligne défensive très efficace et l'OL des Boys a eu toutes les peines du monde à ouvrir des brèches. Même si le jeu de course vit un retour en grâce et que, le Head Coach en tête (sans jeu de mot...), tout le monde dans le staff ne jure que par un retour de ce secteur de l'attaque, la réalité prouve que Dallas est encore loin d'avoir un jeu au sol solide et dissuasif.

Conséquence logique, beaucoup d'appels sur la passe. En soi, ce n'est pas vraiment une surprise et, sur le papier, avec 70% de complétion par Romo, on se dit que le job a été fait. Mais dans le détail, on se rend compte que sur beaucoup de passes à mi-distance, la précision est très approximative. Trop de ballons donnés dans le dos ou hors de portée des receveurs ont souvent cassé la dynamique offensive en seconde mi-temps. Il se dit que ce sont des douleurs dans le dos qui seraient à l'origine de la dégradation de sa précision pendant le match. Peut-être. Dans tous les cas, le résultat est le même, des ballons qui tombent lors de third downs trop critiques pour être manqués.

De plus, que penser de certains appels très discutables comme par exemple cette screen-pass à 9 yards de la end-zone, permettant à la défense des Chiefs de tackler immédiatement Terrance Williams pour une perte de yards. Quand on sait que c'était la troisième tentative et qu'il a donc fallu que les Cowboys se contentent de 3 points, on peut se demander ce qui est passé par la tête du coordinateur offensive ou du head coach. On pourrait enchaîner les exemples, mais le principe est là. Malgré le transfert des responsabilités d'appels de jeux à Bill Callahan, les erreurs de ce type continuent de perturber la bonne marche offensive, espérons que se ne soit qu'une période de rodage.

Discipline et concentration


Tous les éléments sont là. Les talents, les capacités, l'envie, tout. Mais si Dallas veut prétendre à un titre NFC Est pour retourner en play-offs, il va falloir monter le niveau d'un cran. Cet échec doit être un avertissement, une prise de conscience. On a l'impression que, depuis 10 an, on le rappelle à chaque première défaite de la saison et c'est assez vrai. Encore une fois, tous les ingrédients sont présents, la soupe manque tout simplement de liant.

Seulement, on commence à être un peu à court d'excuses, si légitimes soient-elles. Les années précédentes, les fautes commises étaient une catastrophe. C'est un problème qui semble réglé. L'année dernière, l'OL était une calamité (et je pèse mes mots). C'est en bonne voie de résolution. Le jeu de course devrait d'ailleurs suivre la même progression. Donc oui, il y a des raisons d'être optimistes. Sean Lee a tout à fait les capacités de rendre la défense moins impressionnable par les gesticulations adverses et Tony Romo a tout ce qu'il faut pour conserver ce 70% de complétion en ne manquant pas les deux ou trois passes décisives. Enfin, même si on a vu un play-calling fantaisiste, on peut penser que la nouvelle répartition des tâches va rendre la mécanique plus fluide et gommer ce genre de problèmes.

La rencontre à venir contre Saint-Louis, à nouveau une défense efficace contre la course, sera révélateur. Parce que si Dallas n'arrive pas à gagner contre les Rams, et je dirais, contre les Chargers qui suivent en semaine 4, alors les choses vont commencer à devenir vraiment compliquées au vu de la série d'adversaires plus que coriaces qui vont suivre.

Photos : Tous droits reservés à www.dallascowboys.com

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