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Rams 7 @ Cowboys 31 : Du grand art

DeMarco Murray Dallas Cowboys
Il fallait rebondir, Dallas l’a fait avec la manière. En s’imposant 31 à 7 face aux Saint-Louis Rams, les Dallas Cowboys ont affirmé haut et fort leur ambition de conquérir au moins la NFC Est. Dans une division où la concurrence est bien mal embarquée, cette ambition n’a jamais été aussi crédible depuis plusieurs années.

Pas d'excès de confiance


C’est finalement presque plus difficile d’écrire un article au sortir d’une rencontre comme celle-ci que lors d'un ratage complet. La tentation est grande de se complaire dans l'excès de confiance au vu des différentes statistiques de jeu, pourtant, la méfiance est de rigueur. Sans vouloir manquer de respect à nos adversaires du jour, Saint-Louis n'est pas Denver ou Chicago.

Souvenez-vous. En 2011, la rencontre face aux Rams avait déjà suscité beaucoup d'espoir. 34 à 7 et un festival de DeMarco Murray envoyait tous les fans de Dallas sur un nuage. Une semaine plus tard, Dallas Cowboys France titrait "Une défaite humiliante" et la nation Cowboys reprenait en plein visage l'étendue des lacunes de l'équipe. Alors oui, réjouissons nous, mais gardons notre sang froid.

Une partition presque parfaite


DeMarco Murray Dallas Cowboys
En attendant, aucun raison de bouder notre plaisir pour l'instant. S'il faut être capable de pousser un coup de gueule, il faut aussi savoir accueillir les bonnes nouvelles. Et DeMarco Murray qui a couru 175 yards c'est ce que j'appelle une sacrée bonne nouvelle. Lors de la dernière confrontation, il avait couru 253 yards, établissant ainsi un nouveau record pour la franchise. Mais c'est une toute autre équipe de Saint-Louis que nous avions en face de nous dimanche. Une équipe dont la défense était classée 5ème au sol et que pourtant, Murray, bien aidé par une ligne offensive cette fois exemplaire, a réussi à transpercer de part en part. C'est ça qui est encourageant. Réussir à évoluer contre une défense qui avait fait du sol un terrain difficilement praticable. Relativisons tout de même en remarquant que les Rams semblent s'être particulièrement focalisés sur la passe. Beaucoup de formations en Nickel (2 linebackers seulement et un DB supplémentaire) et peu d'alignements fortement tournés vers le sol, ce qui a laissé quelques ouvertures à Murray.

Tony Romo Dallas Cowboys
Cela dit, ça n'a pas non plus fonctionné tant que ça de se concentrer sur la passe. Saint-Louis est un peu tombée dans le piège de se crisper sur Dez Bryant. Du coup, Jason Witten s'est retrouvé avec pas mal de place pour faire parler la poudre. Dans l'ensemble, le jeu de passe est forcément très satisfaisant. Si 210 yards de lancés pour Tony Romo ce n'est pas stratosphérique, cela s'explique par le grand nombre de jeux appelés au sol. Bill Callahan, fortement critiqué pour ses appels au dernier match, a fait beaucoup courir Murray cette fois-ci. Forcément, entre le succès des courses et l'avance à gérer en grignotant l'horloge, ça reste logique. Mais du coup, le bilan est de 24 passes lancées contre 26 courses appelées. Toutefois, Tony Romo affiche un splendide 137.2 de rating qui s'explique par un fort taux de complétion (70.8%), 3 touchdowns et aucune interception. C'est propre, c'est efficace, c'est du grand Romo. Et je ne vous parle même pas de ses évasions parfois improbables qui ont évité un ou deux sacks de plus.

Finissons le chapitre offensif en saluant la ligne offensive. Nous l'avons beaucoup critiqué, moi le premier, force est de constater qu'elle a pratiquement fait un sans-faute dimanche. Notre QB a eu tout le temps du monde d'ajuster ses passes, les couloirs de courses étaient parfois de véritables autoroutes et pas de fautes dramatiques à déplorer. C'est pour l'instant le match référence de cette OL.

Une défense des grands soirs


DeMarcus Ware Dallas Cowboys
Ok, l'attaque a très largement fait son match. Mais que dire de la défense si ce n'est qu'elle a rarement été aussi solide. Si l'on occulte le quatrième quart-temps où l'effectif a commencé à vraiment tourner, l'escouade des starters a été irréprochable. Mention spéciale à la ligne défensive qui a littéralement déchiré l'OL adverse jeu après jeu. 6 sacks messieurs dames. Dont 5 en provenance de la DL. On parle d'une franchise de Saint-Louis dont la ligne offensive n'avait alloué qu'un seul sack en 4 rencontres. Là, Sam Bradford mord la pelouse 6 fois ! C'est un chiffre qui est tout à fait représentatif de la pression incroyable qui a été mise pendant au moins deux quarts-temps et demi sur l'attaque des Rams. Pression à laquelle a largement contribué un DeMarcus Ware omniprésent et auteur de deux sacks. Avec 115 réalisations au total en carrière, DeMarcus Ware a d’ailleurs établi dimanche un nouveau record pour la franchise.

Au niveau des secondaires, c'est aussi une belle soirée. Même Orlando Scandrick, pas toujours au top, a fait une prestation quasi irréprochable. De son côté, Claiborne a concédé une pass-interference, c'est vrai, mais elle n'est que le reflet de la qualité du marquage à la culotte qu'il a effectué toute la soirée. Barry Chuch, définitivement notre tête de pont chez les safety, a encore réalisé une prestation de haut vol, tant sur la perturbation de passe que sur le matraquage systématique des pauvres coureurs qui réussissaient à passer le premier rideau. Enfin, J.J. Wilcox jouait sa première rencontre en tant que starter. Entrée réussi pour le jeune homme dont la présence n'a fait que solidifier un backfield défensif qui avait décidément fière allure.

Bilan de cette défense, 6 sacks et seulement 232 yards concédés dont 35 au sol. Difficile de demander mieux. Enfin, si, on a senti un net relâchement en fin de match. Alors certes, l'effectif avait tourné, mais tout de même. Le dernier quart-temps n'était pas au même niveau et les longs jeux commençaient à devenir plus compliqués à gérer pour Dallas. On se dit qu'il ne faudrait quand même pas trop de blessures dans cette défense.

Une équipe spéciale pas au niveau


Au milieu d'autant de belles choses, il faut quand même souligner le principal motif de mécontentement de la soirée : l'équipe spéciale. En dehors de notre kicker, Dan Bailey, la ST n'est pas vraiment ce que j'appellerais notre point fort. Mais là, pardon. Entre le fumble de Dwayne Harris dès le début du match et le retour de kick directement dans la end-zone (certes, annulé pour cause de pénalité, mais il aurait compté c'était la même chose) on se dit que déjà, ce n'est pas un grand soir pour la ST. Ajoutez à cela un field-goal raté de Bailey à 35 petits yards et on se dit que la coupe est pleine. Avec une couverture bien trop lâche, l'équipe spéciale est complètement passée à côté de son match. Carton rouge.

Confirmer face aux Chargers


La semaine prochaine, direction la Californie. On ne va pas se mentir, les Chargers ont une des pires défenses de la ligue et on y va quand même plutôt confiant. Mais justement, attention à ne pas se faire surprendre. Confirmer veut dire que nous n'attendons rien de moins que la répétition de toutes les choses positives de cet article. Un jeu au sol crédible et efficace ouvrant des possibilités d'un jeu de passes varié ainsi qu'une défense agressive et capable à la fois de perturber le quarterback, mais aussi aussi d'asphyxier les receveurs et de contenir la course. L'équipe spéciale va devoir elle aussi hausser d'un niveau. Avec Denver dans 2 semaines, la rencontre pourrait bien dépendre d'un retour de kick bien négocié ou d'un field-goal de dernière minute.

Photos : Tous droits reservés à www.dallascowboys.com

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